Aspakagées. — Baie
A. Sépales, pétales et étamines libres.
a. Rhizome : Parisette (Paris), Maïanthème ( Maiantliemum ), Sinilacine ( Smila cina), Streptope (Streptopus), Trille ( Trillium ), Dispore ( Disporum ), Astélie (Astelia), etc.
b. Tige ligueuse : Smilace (Smilax), Asperge ( Asparagus ), Lapagérie ( Lapa gei-ia), Philésie ( Philesia ), Dianelle ( Dianella ), etc.
c. Arbre : Cordyline ( Cordyline ), etc.
B. Sépales, pétales et étamines concrescents.
a. Rhizome: Polygouate (Polygonatum), Muguet (Conoallaria), Aspidistre (Aspidistra), Tupistre ( Tupistra ), Rohdée (Ro/idea), etc.
b. Tige ligneuse : Fragon (Ruscus), etc.
c. Arbre : Dragonnier (Dracæna), etc.
Affinités. — Par l’ensemble de leurs caractères, les Liliacées occupent le sommet de l’ordre des Liliinées et en même temps forment, pour ainsi dire, le noyau central de la classe des Monocotylédones. Elles se rattachent intimement aux Pontédériacées et par elles à l’ensemble des familles précédentes, comme il a été dit plus haut. Leur affinité avec les Joncacées est aussi très étroite ; elles ne sont, pour ainsi dire, que des Joncacées à périanthe pétaloïde.
MONOCOTYLÉDONES
ORDRE IV IRIDINÉE S .
Caractères généraux. — L'ordre des Iridinées tire son nom de la famille des Iridées, qui en réalise l’organisation florale moyenne. Gomme les Liliinées, il a la corolle et presque toujours le calice pétaloïdes ; il en diffère par l’ovaire infère, caractère dont on n’a observé jusqu’ici, notamment chez les Liliacées, qu’une tendance à peine indiquée. IL suffit pourtant, pour obtenir ce résultat, que dans la fleur des Jacinthes, par exemple, ou des Hémérocalles, la concrescence, qui a déjà joint ensemble les quatre verticilles externes et qui a uni entre eux les trois carpelles dans le pistil, relie encore le pistil lui-même à l’ensemble des parties externes; en un mot, il suffit d’un pas de plus dans une voie que les Liliacées ont déjà longuement parcourue. La •formule florale devient alors F — (3S-f3P-(-3E-f-3E'+3G), à supposer que la fleur demeure formée de cinq verticilles, et telle est, en effet, la formule typique dans l’ordre des Iridinées.
Division de l’ordre «les Iridinées en huit familles. — En se fondant SUT
l'organisation florale, complète ou incomplète, régulière ou zygomorphe, sur la nature du fruit et sur l’albumen, qui peut être charnu, amylacé ou nul, on distingue dans l’ordre des Iridinées huit familles, définies de la manière suivante :
/charnu. Fleur.
Imdinées. Albumen jamylacé. Fleur.
(nul. Fleur ... .
(à 6 étamines introrses)^e^maP1,oc^*'e i /umsexuées. . .
jà 3 étamines épisépales extrorses
(à 3 étamines épipétales introrses
irégulière
/zygomorphe
(zygomorphe
Irégulière
Amaryllidacées.
Dioscoréacécs.
Iridées.
Hémodoracées.
Broméliacées.
Scit aminées.
Orchidées.
Ilydrocharidées. <
Amaryllidacées.
Appareil végétatif. — L’appareil végétatif offre, chez les Amaryllidacées, à peu près les mêmes variations que chez les Liliacées. Souvent il y a un bulbe (Galanthe, Amaryllide, Narcisse, etc., etc.), quelquefois un rhizome plus ou moins renflé en tubercule (Polianthe, Hypoxide, Curculige, Taque, etc.); ailleurs, la tige est dressée, courte, avec une rosette de feuilles (Agave), allongée avec des feuilles spiralées sur toute la surface (Alstrémère, Doryanthe), charnue et colorée avec des feuilles réduites à des gaines de même couleur (Burmannie, etc.), arborescente et terminée par un bouquet de feuilles, simple (Fourcroyer) ou ramifiée (Vellosie, Barbacénie); celle de la Bomarée est volubile. Les feuilles sont ordinairement engainantes, rubanées, à limbe entier et rectinerve, quelquefois charnu (Agave); elles sont rarement péliolées (Taque,
AMARYLLIDACÉES
Molinérie, certains Curculiges); dans les Taques, le limbe est penninerve ou palminerve, entier ou diversement lobé, et ressemble à celui des Smilaces. Les racines adventives des Alstrémères et des Clivies se renflent çà et là en tubercules, comme celles des Asphodèles. Dans les Crins, le parenchyme de la tige et des feuilles est traversé et soutenu par ces poils internes à membrane spiralée, qui ont été décrits à la page 646, figure 437.
Fleur. — Les fleurs sont quelquefois solitaires, terminales (Galanthe, Nivéole printanière, Narcisse faux-narcisse, fig. 997, etc.) ou axillaires(Pauridie, certains Hypoxides); ailleurs, elles forment des grappes simples ou composées (Molinérie, Gurculige). Le plus souvent, elles sont disposées en cymes unipares scorpioïdes, simples ou groupées soit en ombelles (Hémanthe, Nivéole d’été, Panerais maritime, etc.), soit en grappes puissantes (Agave, Fourcroyer); quelquefois, l’inflorescence est une double cyme unipare héliçoïde (Taque, Burmannie, etc.). A la base du groupe floral ou de la fleur solitaire, se voient souvent deux bractées qui l’enveloppent en forme d’involucre; rarement indépendantes (certains Hémanthes), ces deux bractées son ■ordinairement concrescentes en arrière dans toute leur O
longueur en une sorte de spathe, et ne demeurent libres qu’en avant (fig. 997) (Galanthe, Nivéole, etc.). A l'intérieur de la cyme, chaque pédicelle ne porte qu’une seule bractée, à l’aisselle de laquelle se développe le pédicelle suivant ; ces bractées se transforment quelquefois en longs filaments qui pendent entre les fleurs (Taque). Partout, le sépale médian est antérieur (fig. 996 et 997). Dans les Alstrémères, le pédicelle subit une torsion de 180“, qui renverse l’orientation de la fleur.
La fleur est composée de cinq verticilles ternaires al- Fig. 997. — d iagramme de ternes (fig. 996), le premier successif, les autres simultanés, concrescents au moins dans toute la longueur de l’ovaire, qui est tout à fait infère. Le calice et la corolle sont concolores, pétaloïdes et ordinairement réguliers ; quelquefois cependant le périanthe est nettement zygomorphe (Alstrémère, Bomarée) et même bilabié (Griffinie). Les sépales et les pétales tantôt sont libres au-dessus de l’ovaire (Galanthe, Nivéole, Alstrémère, etc.), tantôt demeurent, après s’être séparés du pistil, concresents en tube ou en entonnoir sur une plus ou moins grande longueur (Amaryllide, Hémanthe, Narcisse, etc.). Dans ce dernier cas, le tube porte quelquefois une couronne, provenant d’un dédoublement des sépales et des pétales au moment de leur séparation et de la concrescence des appendices à faisceaux inverses ainsi produits, comme il a été dit à la page 370 et p. 873 (fig. 997) (Narcisse, etc.). Les étamines ont les anthères à quatre sacs polliniques, introrses, rarement extrorses (Campynème), le plus souvent oscillantes, quelquefois basifixes (Nivéole, Galanthe), s’ouvrant par deux fentes longitudinales, rarement au sommet (Nivéole, Galanthe). Leurs filets sont libres quand les pièces du périanthe sont indépendantes, concrescents avec le tube quand ces pièces sont unies ensemble; après leur séparation d’avec le tube, les filets peuvent demeurer unis latéralement par une expansion mem-
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braneuse simulant une couronne (Panerais, etc.). Ailleurs, ils se dilatent et se dédoublent au niveau de la séparation de l’anthère, de manière à porter vers
l’intérieur un appendice analogue à ceux qui constituent la couronne des Narcisses (Barbacénie, fig. 998). Les étamines du rang externe avortent quelquefois (Pauridie, Burmannie, etc. ) ; ailleurs, au contraire , chaque étamine se dédouble en deux, trois ou davantage, ce qui en porte le nombre à 12, 18, 36 et plus (Géthylle, Vellosie). On en trouve , par exemple, 12 dans la Vellosie blanche, 18 dans la V. graminée, 36 dans les V. compacte et variable, jusqu’à 60 et 66 dans la V. bréviscape. Les carpelles sont fermés, ce qui rend l’ovaire triloculaire à placentation axile; quelquefois pourtant, ils demeurent ouverts, ce qui laisse l’ovaire uniloculaire à placentation pariétale (Léontochire, Curculige, Taque, Distyostégie, etc.). Ils portent ordinairement sur leurs bords deux rangs d’ovules anatropes horizontaux à raphés contigus, quelquefois deux ovules seulement (Hémanthe, Hyménocalle) ou même un seul (Calostemme). Le style est simple, terminé par un stigmate arrondi ou trilobé; le Campynème a trois styles distincts. L’ovaire est pourvu de nectaires septaux, comme dans les Liliacées (fig. 998); mais ici l’orifice en est nécessairement toujours situé en haut, à la base du style. Dans le Calostemme, il y a avortement des deux carpelles latéraux, l’antérieur seul se développe. La formule florale s’écrit : F =(3S -f-3P-f-3E + 3E’-f-3C).
Fruit et graine. — Le fruit est ordinairement une capsule loculicide, quelquefois une baie (Géthylle, Hémanthe, Clivie, Molinérie, Taque), rarement une pyxide (Hypoxide) ou un akène (Pauridie). La graine a un tégument membraneux et pâle (Galanthe, etc.) ou crustacé et noir (Narcisse, Agave, Hypoxide, etc.). Elle contient un albumen charnu et un petit embryon cylindrique et droit, dont le plan médian coïncide avec le plan de symétrie de l’ovule et qui tourne son cotylédon vers le raphé ; il subit parfois un arrêt de développement et se réduit à un petit nombre de cellules formant un globule homogène (Burmannie, etc.). La graine prend quelquefois une structure anomale qui se rattache à deux types différents. Tantôt, il ne s’y fait pas d'albumen : c’est le tégument externe de l’ovule qui s’épaissit énormément et devient charnu pour remplacer l’albumen (Hyménocalle, Amaryllide longiflore). Tantôt, au contraire, l’ovule est dépourvu de téguments et le volumineux albumen n’est enveloppé que par une mince pellicule provenant du nucelle (Crin, Calostemme, Amaryllide belladone).
( Narcissus ), avec sa spathe et sa couronne.
nia) ; les anthères ont le filet dilaté et les nectaires septaux sont très larges.
DIOSCORÉACEES.
Principaux genres. — Avec l’extension qu'on lui donne ici, la famille de& Amaryllidacées comprend 76 genres, renfermant environ 7 15 espèces, répandues dans toutes les contrées chaudes et tempérées du globe ; elles abondent dans la région méditerranéenne, ainsi que dans l’Afrique et l’Amérique australes, et sont peu nombreuses en Asie. On en a rencontré quelques-unes à l'état fossile, notamment un Agave dans le tertiaire. A part les nombreuses espèces recherchées pour la beauté de leurs fleurs, la plante la plus utile de cette famille est l’Agave d’Amérique, vulgairement Maguey, cultivé au Mexique pour sa sève sucrée, qui donne, après fermentation, une boisson alcoolique, le pulqué, d’où l’on extrait par distillation une eau-de-vie, le mescal; ses feuilles fournissent une filasse très résistante.
En tenant compte de la conformation de l’appareil végétatif, du nombre des étamines, du mode de placentation, enfin de la structure de l’embryon, on répartit les genres de la manière suivante en six tribus, dont les deux premières se subdivisent chacune en deux sections, d’après l’indépendance ou la concrescence des quatre verticilles externes, comme chez les Liliacées :