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MALVACÉES

(Sterculie, fig. 1070, Hclictère, Grouie, certains Gorrètes, Brownlowie, etc.) ; cette colonne, entourée par l'androcée concrescent (fig. 1070), peut se renfler en forme de plateau au-dessous des étamines (Eléocarpe).

L’androcée comprend normalement dix étamines en deux verticilles alternes; mais ces étamines subissent un grand nombre de modifications, dont il faut signaler les principales. Elles demeurent quelquefois simples; elles sont alors toutes fertiles (Solmsie, divers Corrètes, Gole, Sterculie, fig. 1070, etc.) ; ou bien les épisépales se réduisent à autant de staminodes (BuLlnérie, Ayénie, Rulingie, diverses Mélochies, etc.), et même avortent (Hermannie, Mahernie, Ghiranthodendre, Lasiopétale, etc.), ou, au contraire, ce sont les épipétales qui se réduisent à des staminodes (Melhanie, etc.). Ges étamines simples ont parfois leurs filets concrescents en un tube, qui entoure le gynophore jusqu’à la base de l’ovaire (Sterculie, fig. 1070, etc.). Mais le

Fig, 1070. — A, fleup de Sterculie ( Sierculia Balanghas) ; les deux sépales antérieurs, pétaloïdes et concrescents, ont été coupés, gs, gynophore enveloppé par les filets concrescents desdix ctamines ; f, ovaire ; n, stigmate.

Fig 1069. — Diagramme floral : A, de la Ketmie de Syrie ( Hi - B , section transversale de l o-

biscus syriacus ) ; B, de la Malope trifide ( Malope trifida) . vaire.

plus souvent les étamines se ramifient en autant de phalanges d’étamines partielles, à filets libres ou plus ou moins concrescents. Tantôt, elles se ramifient toutes, les dix phalanges étant fertiles (Mollie, etc.) ou les épipétales demeurant stériles (Muntingie). Tantôt, les étamines épisépales restent simples (Corehoropse), se réduisent à autant de staminodes (Théobrome, Leptonychie, etc.) ou avortent complètement (Tilleul, Mauve, etc.), tandis que les épipétales se divisent radialement (Corehoropse), latéralement (Théobrome, etc.), à la fois suivant la tangente et suivant le rayon (Mauve, etc.) ou en même temps dans toutes les directions (Tilleul, etc.), de manière à produire, devant chaque pétale, soit une série radiale ou tangentielle, soit deux séries radiales, soit un faisceau massif d’étamines partielles, libres ou plus ou moins concrescentcs (fig. 1067 et 1069). Tantôt, enfin, ce sont, au contraire, les étamines épipétales qui se réduisent à autant de staminodes (Brownlowie, Dombeyer, Ghorisie) ou avortent complètement (Sparmannie, Luhée, Triomfette, Eriodendre, etc.), tandis que les épisépales se ramifient comme il vient d’être dit (fig. 1068). Quand les étamines épisépales avortent, les phalanges épipétales sont souvent concrescentes entre elles et forment un tube autour du pistil (Mauve, Guimauve, fig. 1069 et 1071, Andansonier, etc.). Dans chaque phalange, les étamines ne sont pas toujours toutes fertiles; tantôt la plus interne

DICOTYLÉDONES

(Ketmie, Urène, Corchoropse, Tilleul argenté, T. d’Amérique, etc.), tantôt la plus externe (Luhée) ou plusieurs des externes (Sparmannie) se transforment en staminodes, écailleux (Corchoropse, Luhée), pétaloïdes (Tilleul) ou filiformes (Sparmannie, fig. 1068i .

Les filets issus de la ramification qu’on vient d’étudier tantôt demeurent simples et portent une anthère extrorse, très rarement introrse (Corrète), à quatre sacs polliniques s’ouvrant par deux fentes longitudinales (Tilleul, fig. 1067, Dombeyer, Buttnérie, etc.), rarement par des pores terminaux (Sloanée, Éléocarpe, Lasiopétale), tantôt se bifurquent et terminent chacune de leurs branches par une anthère extrorse à deux sacs s’ouvrant par une seule fente longitudinale (Mauve, Guimauve, fig. 1071, Fromager, etc.). Calice, corolle et androcée sont quelquefois concrescents à la base en une ' Ta ulL coupe, au fond de laquelle s’insère le pistil (Aristotélie,

tube staminal montrant Célostégic) .

quelques uns des filets con- T • «*i , n

crescents / bifurqués en t ; Le pistil comprend typiquement cinq carpelles,

a, anthères à deux sacs, épipétales (Buttnérie, Théobrome, Lasiopétale, Urène, Malvavisque, Fromager, Prockie , Luhée, etc.) ou épisépales (Sterculie, flélictère, Dombeyer, Ketmie, fig. 1069, A, Pavonie, Tilleul, fig. 1067, Sparmannie, fig. 1068, etc.), fermés et concrescents en un ovaire à cinq loges; chaque loge renferme dans l’angle interne soit deux séries d’ovules anatropes ou semi-anatropes, rarement orthotropes (diverses Sterculies), horizontaux à raphés contigus (Hermannie, Théobrome, Ketmie, fig. 1069, A, Fromager, Sparmannie, fig. 1068, etc.), soit deux ovules ordinairement ascendants à raphé interne (Dombeyer, Mélochie, Tilleul, fig. 1067, etc.), rarement descendants à raphé interne (Buttnérie, Pityranthe), soit un seul ovule ascendant (Urène, Tarriétie, etc.) ou pendant (Carpodiptère). Le style est tantôt indivis, terminé par un stigmate entier (Hermannie, etc.) ou lobé (Tilleul, etc.), tantôt divisé en cinq branches (Ketmie, etc.). Les cinq carpelles sont quelquefois indépendants, les styles seuls se collant par leurs extrémités à partir d’un certain âge (Sterculie, fig. 1070, Héritière, flélictère, Lasiopétale, etc.). Le nombre des carpelles peut se réduire par avortement à 3 (Cotonnier, Ilampée, Lasiopétale, etc.), à 2 (Julostyle, Quarraribée, Moitié, etc.) ou à 1 (Waltérie, certains Plagianlhes). Souvent il augmente, au contraire, par un dédoublement analogue à celui qui frappe l’androcée et s’élève jusqu’à 20 et 30 (fig. 1069, B); ces nombreux carpelles sont disposés côte à côte en un seul vertieille, si la ramification n’a lieu que suivant la tangente (Mauve, Guimauve, Side, Abutile, Glyphée, Apeibe, etc.); ils sont superposés en dix séries verticales si, après un premier dédoublement tangentiel, la ramification se poursuit suivant le rayon (Malope, fig. 1069, B, Kitaibélie, etc.). Le style, parfois gynobasique (Malope), se divise alors en autant débranchés que de carpelles, et ces branches sont groupées en cinq faisceaux (Malope, Kitaibélie, etc.). Chacun de ces nombreux carpelles contient souvent un seul ovule ascendant à raphé interne (Mauve, Guimauve, Malope, etc.),

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