Punickes. — Feuilles opposées : Punice ( Punica
Les Myrtacées se distinguent de toutes les familles précédentes par leurs poches sécrétrices, analogues à celles des Rutacées. Elles sont voisines des Mélaslomacées, dont elles diffèrent notamment parla conformation et la ramification des étamines; elles se relient aussi aux Rhizophoracées et, par les Ghamælauciées, qui ont les carpelles ouverts, aux Gombrétacées. Enfin, leur méristémonie très développée les rattache à la série des Dialypétales supérovariées du type méristémone, et surtout aux Hypéricacées.
Loasées. — ■ Les Loasées comprennent 10 genres, avec environ 100 espèces appartenant toutes à l’Amérique tropicale, à l’exception d’une seule qui est africaine (Kissénie). Ce sont pour la plupart des herbes dressées ou volubiles indifféremment vers la droite ou vers la gauche (Loase, Grammatocarpe, etc.), souvent dichotomes, parfois hérissées de poils urticants (Loase, Cajophore, Blumenbachie); les feuilles sont isolées ou opposées, sans stipules, simples ou composées pennées, à limbe entier ou lobé. Les fleurs, souvent de grande dimension, sont régulières, hermaphrodites, solitaires terminales (Bartonie, Mentzélie), ou disposées soit en cymes bipares à tendance héliçoide (Loase, Cajophore, etc.), soit en épis (Pentalonyce) ou en capitules hémisphériques avec involucre (Cévaliie). Elles sont pentamères (fig. 1156), rarement tétramères (Pentalonyce, Sclérotriche).
Calice, corolle et androcée sont concrescents en un tube, qui est lui-même uni avec le pistil dans toute la longueur de l’ovaire et se prolonge ensuite plus ou moins haut en affectant des formes diverses ; rarement il cesse à la base du style (Cajophore). L’androcée comprend parfois deux verticilles alternes d’étamines simples (Acrolasie, etc.) ; ailleurs, les étamines épipétales avortent, les autres demeurant simples (Cévaliie, Gronovie, Pentalonyce) ; ailleurs, au contraire, elles se dédoublent et donnent chacune un groupe de 2-3 (Sclérotriche) ou de 4 (Klaprothie) étamines partielles, tandis que les épisépales demeurent stériles et se divisent en 2-3 (Sclérotriche) ou 5-6 (Klaprothie) staminodes ; ou bien elles se ramifient chacune en un faisceau de nombreuses étamines partielles, pendant que les épisépales produisent chacune une écaille nectarifère à laquelle sont superposés deux grands staminodes éperonnés (Loase, Blumenbachie,
Cajophore, Grammatocarpe) ; ailleurs, enfin, les étamines des deux verticilles se ramifient également en nombreuses étamines uniformément réparties tout autour de l’axe, toutes fertiles (Mentzélie, fig. 1456) ou dont la plus externe se transforme, dans chaque groupe épisépale, en un staminode pétaloïde (Bartonie). On retrouve donc ici les diverses modifications de l’androcée signalées plus haut chez les Myrtacées. Dans tous les cas, les anthères sont introrses, à quatre sacs s’ouvrant en long. Le pistil a rarement autant de carpelles que de sépales et alternes avec eux (Sclérothriche,
ig. 1156. — Diagramme de la fleur de la Mentzélie hispide ( Mcntzelia hispida) .
DICOTYLÉDONES
Klaprothie); ordinairement, il n’en a que trois, dont un postérieur (fig.1156).
€es carpelles sont presque toujours ouverts et concrescents en un ovaire uniloculaire, dont chaque placente pariétal porte de nombreux ovules •
anatropes (Sclérotriche, Bartonie, Mentzélie, fig. 1156, Cajophore), rarement un seul ovule (Kissénie, Klaprothie); quelquefois, la loge tout entière ne renferme qu’un seul ovule pendant (Gronovie, Gévallie, Pentalonyce) ; il arrive rarement que les carpelles se ferment à moitié (Cajophore), ou tout à fait en rendant l’ovaire pluriloculaire (Kissénie). Le style est simple avec un stigmate entier ou lobé. Pour les Mentzélies, la formule florale est : F — (5E -f- 5P + OO E + 00 E' + 3C°).
Le fruit est ordinairement une capsule droite, ou contournée en spirale (Cajophore, Blumenbachie, Sclérotriche), à déhiscence suturale (Mentzélie, Grammatocarpe, etc.) ou s’ouvrant, comme dans les Crucifères, par deux fentes de chaque côté des placentes (Loase, Cajophore, Blumenbachie) ; c’est rarement un akène (Gronovie, Cévallie). La graine renferme un embryon droit, à cotylédons épais sans albumen (Gronovie, Cévallie, Pentalonyce, Kissénie) ou à cotylédons foliacés avec un albumen charnu ou corné (Loase, Blumenbachie, etc.).
Principaux genres : Mentzélie ( Mentzelia ), Loase ( Loasa ), Blumenbachie
( Blumenbachia ), Cajophore (Cajophora), etc
Les Loasées forment un petit groupe assez isolé. Il a des affinités avec les OEnothéracées, dont il se distingue notamment par la ramification des étamines et les carpelles ouverts; mais surtout, par sa inéristémonie très développée, il se relie à ces Dialypétales supérovariées méristémones qui ont les carpelles ouverts, notamment aux Passifloréeset aux Bixacées, auxquelles il se rattache parles Turnérées.
Résumé îles Dialypétales inférovariées du type diplosténione. — En
résumé, et à part les exceptions, les neuf familles de l’ordre des Dialypétales inférovariées qui réalisent le type diplostémone, avec ou sans ramification des étamines, peuvent être distinguées entre elles, et des Saxifragacées qui ont servi de point de départ, comme l’indique le tableau suivant:
DIALYPETALES INFEROVARIEES DIPLOSTEMONES.
fermés.
Feuilles
"5 ^ordinairement o.
. .Pas de poches sécrétrices ( en long. Saxifragacées. sans stipules, I* . ^Anthères à déhiscence. . I poricide Mélastomacéts.
Fleur ) '( Poches sécrétrices Mijrtacées.
ordinairement (libre.... Lythracées.
adhérent OEnolhéracées.
Un albumen Haloragées.
munies de stipules interpétiolaires Rhizophoracées
° ^ouverts J Drupe °u akène Combrétacées,
Capsule Loasées.
Ombellifères.
Appareil végétatif. — Les Ombellifères sont des berbes annuelles, bisannuelles ou vivaces, très rarement des arbustes (Hétéromorphe, certains