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PÉRIODES GÉOLOGIQUES

i dernier que la présence du Birrhe, Mollusque dont les espèces actuelles vivent habituellement au milieu des Mousses.

Parmi les Conifères, on remarque les Vollzies du Trias, les Taxées du Jurassique (Baière), les Pachyphylles et les Czékanowskies du même terrain, ainsi que les fossiles du Gault et du Néocomien (Araucarier, Pin, etc.) dont les formes se rapprochent davantage de celles qui vivent actuellement. Parmi les Cycadacées, ce sont surtout les Ptérophylles, puis les Podozamile, Zamite, Otozamile, Zamiostrobe.

Un fait des plus remarquables, au point de vue de la distribution des Gymnospermes à cette époque, c’est la présence dans les dépôts arctiques néocomiens de vestiges qui rappellent les formes de la flore californienne actuelle (Séquoier,Torreyer), associés à des Ptérophylles analogues à ceux du Trias; c’est aussi la présence dans le Crétacé inférieur (Wealdien) du genre Ginkgo, associé à des Cycadacées.

Les Fougères les plus nombreuses sont les Dicksonie et Thyrsoptéride parmi les Cyathées, les Laccoptéride et Dictyophylle dans les groupes voisins des Polypodiacées nues actuelles, les Asplénite, Doradille et Adiantite dans les Polypodiacées indusiées,enfîn lesDanée et Marattie parmi les Marattiacées, ainsi que le groupe spécial des Gleichéniées; il faut y joindre un grand nombre des genres de Fougères herbacées, dont les empreintes ont été reconnues aussi dans le Carbonifère ouïe Permien (Sphénoptéride, Clathroptéride, etc.). Quelques genres enfin ont été rapportés aux Marsiliacées (Sagénoptéride).

Les Algues fossiles connues, correspondant à ces époques, sont des formes beaucoup plus variées que celles dont les empreintes bien réellement végétales ont été trouvées dans les terrains primaires. Les Characées (Charagne) sont représentées dès le Trias; on en connaît aussi dans l’Oolithe, l’Oxfordien et le Wealdien. Les Chondrite, Codite, Laminarite, Itière, sont des empreintes rapprochées des Algues les plus diverses. De nombreux fossiles, pris long- ' temps pour des animaux, mais se rapportant à des Algues imprégnées de calcaire de la famille des Siphonées (voisines des Acétabulaires, etc.), ont été observés dans ces dépôts secondaires (voir p. 1324).

Période du Crétacé depuis le Cénomanien jusqu’au Tertiaire. — C’est à l’époque cénomanienne que l’on rapporte les empreintes végétales de l’Arkansas, parmi les quelles s’observent des Dicotylédones. Le Groenland, l’Amérique du Nord, le Harz, la Bohême, la Provence, la Suède méridionale fourj nissent des dépôts de Crétacé supérieur où la majorité des espèces observées sont des Angiospermes.

Mais les diverses localités connues, correspondant à des époquesjusqu’àun certain point synchroniques, sont loin d'avoir les mêmes flores. Tandis qu'en Provence, les Angiospermes (Magnolier, etc.) sont peu abondantes et que les Gymnospermes (Araucarier, Cyparisside, etc.), ainsi que les Fougères (Lomatoptéride, etc.), semblent dominer, on observe au contraire, en Bohême un grand développement des Dicotylédones: ce sont des Légumineuses, des Ara liées (Aralie, Lierre), des Myricées(Comptonie) et des types végétaux spéciaux (Crednérie) qu’on retrouve aussi au Groenland. Dans cette dernière région, on' rencontre à la fois, au même endroit, des formes végétales très différentes,

DISTRIBUTION DES PLANTES

comme actuellement en certaines zones de l’Himalaya. Ce sont des Bananiers et des Bambous, mêlés à des Peupliers, des Ginkgos et des Séquoiers. Dans l’Amérique du Nord, les Dicotylédones sont aussi dominantes et les genres rappellent ceux de la Bohême (Lierre, Arabe), mais ce sont d’autres espèces. On y observe un grand développement des Lauracées, des Platanées et des Cupulifères (Chêne primordial, Ch. polyclade, etc.), ainsi que certains genres particuliers (Aspidiophylle).

11 faut encore signaler, pendant cette période, la présence de vrais Palmiers (Flabellaire, etc.)

Les Cryptogames vasculaires de cette époque sont peu connues et les empreintes d’ Algues ne sont pas très nombreuses.

Période de l'iioeène inférieur. — On ne connaît qu’un nombre assez restreint de localités correspondant à. la base des terrains tertiaires et où se rencontrent d’abondantes empreintes végétales. Ce sont surtout, en Europe, les environs de Liège, ceux de Reims et de Soissons ; en Amérique, la partie inférieure des formations éocènes du Dakota.

On a observé dans ces diverses régions de nombreux fossiles, dont beaucoup de genres Angiospermes sont les mêmes que plusieurs de ceux observés dans le Crétacé supérieur. En Europe, si l’on cherche à juger du climat de cette époque géologique par l’étude des vestiges végétaux observés et par leur comparaison avec les plantes actuelles, on trouve que la flore de ces localités se rapproche de celle de la région méditerranéenne ou de la végétation que présentent certaines parties de l’Asie centrale. Ainsi, en même temps que certains Châtaigniers à feuilles persistantes voisins des Castanopses (Dryophylle), en même temps que des Noyers, des Chênes, des Viornes, on rencontre de nombreuses Lauracées (Persée, Laurier, Sassafras) et, d’autre part, des Araliées (Lierre, Arabe), des Artocarpées et des Tibées.

Comme pour le Crétacé supérieur, on peut signaler la présence de Palmiers et de Bambous en certains points de cette flore. Des Fougères herbacées (Osmonde, Alsophile) ont été aussi trouvées parmi les autres fossiles, et l’on peut signaler pour la première fois avec certitude des Mousses fossiles.

En somme, si l’on généralisait les observations paléontologiques faites dans ces diverses localités très restreintes de la base des terrains tertiaires, on pourrait conclure que la distribution des plantes à cette époque ne devait pas différer sensiblement de la distribution actuelle.

Période de l’Eocène moyen et supérieur. — Au Contraire, Vers le milieu de l’époque éocène, le climat des régions actuellement tempérées de l'ancien continent serait redevenu plus chaud, si l’on en juge d’après les fossiles observés. La flore de l’Europe d’alors rappelle, par ses principales formes, celle de l’Afrique ou des Indes.

Parmi les Dicotylédones, on peut citer les Sapindacées, Buttnériées, Cofféées, Apocynées, Loranthacées, Protéacées, abondantes alors en espèces sous les latitudes actuellement occupées par la llore forestière du Nord ; à ces plantes sont mêlées les Légumineuses, Araliées, Rhamnées, Myricées, Lauracées, etc.

Parmi les Monocotylédones, les Palmiers et les Pandanées fournissent de nombreux fossiles. On trouve les Flabellaires (déjà cités dans le Crétacé) aux environs de Paris et en Provence, lesSabals au centre de la France, lesPhénices

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