ARTICLE III
PHÉHOnÙXESi PHOTOCHEOROPHYLUEXS
En l’absence de radiation lumineuse, les chloroleucites agissent simplement sur les gaz du milieu extérieur comme le protoplasme qui les entoure : en un mot, ils respirent et transpirent comme lui. Dès que la radiation lumineuse entre en jeu, ils deviennent en outre le siège de phénomènes spéciaux, les phénomènes photochlorophylliens (p. 111).
Dans l’obscurité, les leueites croissent et se multiplient au sein du protoplasme, comme à la lumière ; ils produisent aussi, comme à la lumière, un principe colorant, la xanthophylle ou étioline, qui les teint en jaune. Mais ils sont ordinairement incapables de former de la chlorophylle dans ces conditions. Celle-ci exige donc habituellement, pour se développer, l’action de la lumière. Une fois formée, la chlorophylle absorbe dans la lumière solaire incidente certains groupes de radiations, qu’elle concentre dans les chloroleucites. A l’aide d’une partie de ces radiations absorbées, les cboroleucites décomposent ensuite l’acide carbonique qu’ils renferment et que le protoplasme ambiant renouvelle aussitôt en eux, en dégagent l’oxygène et en fixent le carbone sur les éléments de l’eau qu’ils contiennent, pour former des hydrates de carbone. C'est l'assimilation du carbone , par la synthèse des hydrates de carbone. Enfin, à l’aide d’une autre partie de ces radiations absorbées, les chloroleucites vaporisent en même temps une portion de l’eau qu’ils renferment et que le protoplasme voisin renouvelle aussitôt en eux, et rejettent cette vapeur d’eau d’abord dans les espaces intercellulaires,