LIVRE TROISIÈME. - APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES
on en déduit
(5) ly— lx=cy
et elle exprime par conséquent que le rapport - est égal à une constante. La première de ces équations représente évidemment la projection des parallèles sur le plan des XY, et la seconde la projection des méridiens. Si la fonction y était telle, que Ton eût
(6) 2<p's(*î+jî) — o"(x*+y*) = o,
l'équation (2 ) serait identiquement satisfaite, et les lignes de courbure deviendraient indéterminées. Ce cas est celui où la surface est sphérique. Si nous posons en effet x2 -+- y2 = u, l'équation (6) devient
00 en déduit
et
Le second membre est la dérivée de yj—c— i\u\ on a donc
9(m) = — - V— c — 4 a -ho'
c etc' désignant deux constantes. L'équation de la surface de révolution dont les lignes de courbure sont indéterminées est par conséquent
ou
(m -h ac')'-^*» +/■) = — <\
équation d'une sphère dont le centre est sur l'axe des z.
687. L'analyse précédente prouve que parmi les surfaces do révolution la sphère est la seule dont les lignes de courbure soient indéterminées. On peut démontrer aisément qu'aucune autre surface no partage avec elle cotte propriété.
Pour que les lignes de courbure d'une surface soient indéterminées, il faut évidemment que chaque point soit un ombilic, et quo la direction dos sections princi- I. 9°
pales soit arbitraire. La sphère et le plan remplissent évidemment cette condition; nous allons montrer qu'elles sont les seules. Considérons en effet une surface dont chaque point soit un ombilic; les deux rayons de courbure étant égaux en chaque point, les deux nappes de la surface, lieu des centres de courbure, se confondent. Si Ton considère sur cette surface une ligne quelconque, elle sera le Heu des centres de courbure relatifs aux points d'une certaine ligne tracée sur la surface proposée. Les normales menées par les points de cette dernière ligne sont par conséquent tangentes à la première : on en conclut que si M est un point de la surface lieu des centres de courbure, et A le point correspondant de la surface proposée, la droite AM est tangente à toute courbe tracée par le point M sur la première surface; le lieu des points M a donc, en chaque point, une tangente et non un plan tangent. Ce lieu est par conséquent une courbe et non une surface; mais alors toutes les normales à la surface proposée devraient être tangentes à une même courbe et former une seule surface développable. Cela est évidemment impossible; le lieu des points M doit donc se réduire à un point, et la surface lieu des points A est une sphère.
688. L'analyse conduit aisément à la même conséquence. Si tous les points d'une surface sont des ombilics, on a (635), pour toutes les valeurs de a? et dey,
i-htf2 i-h/)' pq
d'où l'on déduit, en remarquant que
dP.
" dx
dy
dx
dp
i dq " q dx
dq dy
i dp
i-f-g' pdy
ou, ce qui revient au même,
fe{l.<Ji+p' — lq)=o, ^(Z. v^i-H q'-lp) =o,