‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 4)Chapitre 25 sur 454 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

ralejoccupe une place importante dans le Calcul différentiel d'Euler, qni ne laisse en dehors de ses méthodes aucun des cas utiles ou curieux que l'on peut avoir à considérer.

Le Chapitre VIII est consacré à la formation des équations différentielles. Ces équations devaient naître naturellement des problèmes inverses relatifs aux tangentes, et l'on ne pouvait tarder à voir, comme Jean Bernoulli le remarqua le premier, qu'à une même équation différentielle correspondent une infinité de courbes, dont l'équation générale contient une constante arbitraire. De là à éliminer la constante par la différentiation, il n'y a qu'un pas qui devait conduire forcément à éliminer plusieurs constantes par le moyen des dérivées d'ordre supérieur. Euler fut le premier à exposer cette théorie. Cependant, je le répète, on ne pourrait pas, sans injustice pour Leibnitz et les frères Bernoulli, lui en attribuer l'invention. Il n'a d'ailleurs fait lui-même qu'esquisser la théorie de l'élimination des fonctions arbitraires dont nous donnons l'importante application faite par IMonge à l'étude des diverses classes de surfaces. Parmi les travaux qui ont servi à constituer cette partie de la science, signalons enfin un excellent Mémoire d'Ampère, sur lequel nous aurons à revenir.

La correspondance des géomètres du dix-huitième siècle offre, presque à chaque page, des exercices et des développements sur une théorie importante qui, née en même temps que le calcul différentiel, appliquée souvent à la solution des mêmes problèmes, et se développant avec lui, en a reçu et lui a fourni de tels secours, qu'il est aujourd'hui presque nécessaire de les étudier en même temps.

Le Livre II est consacré à l'exposition de cette doctrine, dont nous devons esquisser rapidement l'histoire.

On peut faire remonter à Archimède l'emploi d'une série infinie. La méthode qu'il emploie pour carrer la parabole suppose en effet la sommation d'une progression illimitée. Dans le Traité sur V Hélice, il a été conduit, comme Cavalleri, Pascal et Wallis l'ont été depuis, à considérer l'aire d'une portion de courbe comme la somme d'une iïifinité d'éléments ; mais il n'y a pas là de séries proprement dites, parce que ces éléments sont variables et diminuent à mesure que leur nombre augmente, tandis que les termes d'une série, également en nombre infini, ont chacun une valeur fixe qui, bien

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