LIVRE SECOND. - DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE
mais
donc
i\ z dz
, /l\ <- 2" dz 1.2.3... /l I 1 dz" J:=o
Pourcalculer la valeur que prend, pour s = o, la dérivée /i'^""" de I r'" (| (-^j, il suffit de développer en série la fonction
et de multiplier par i . 2 . 3 . . . n le coefficient de z" ; or, en posant •
w = A„2"' + A„.2'"-'-h.. .-hA,r, on a
u^ lû { — I )"
l(l + A,z4-. . .^ kn,z"')=\{\-^u)=u h -5 4-. . •+ «"-f-. • ••
Or en nommant/?, q, r,..., des nombres entiers inférieurs à /i, le coefficient de ^^ dans — r — est la somme des fractions de la forme
dans lesquelles on a
/? -h 2 ^ -h . . . -h mt = n , et par conséquent le résidu cherché, c'est-à-dire
est exprimé par la somme
466 PREMIÈRE PARTIE. - CALCUL i3lFFÉRENTIEL.
p, q,..., l èi'ànim nombres entiers tels, que
p -{-7.q -\-. . .-\- ml =^ n.
450. La théorie des résidus peut aussi s'appliquer au calcul de quelques fonctions symétriques des solutions d'un système de deux équations à deux inconnues. Soient 9 {x, y) =0, ^ (x, y) = o, deux équations données entre x et y. Cherchons la somme des valeursque prend la fonction
dh d(p^
dx dy
dy dx
pour tous les systèmes de valeurs de x et dey qui satisfont aux deux équations. Le numérateur i( 07, j) étant une fonction quelconque de x et dej, il est digne de remarque que cette somme est toujours nulle, quelle que soit la fonction '^, pourvu que son degré soit inférieur de plus de deux unités à la somme des degrés des fonctions ^ et ^.
Si nous attribuons en effet à x une valeur déterminée, l'équation o {x, y , = o fournira pour y un certain nombre de valeurs correspondantes j,, y2"--' 7«- Posons
On sait que F [x) est une fonction rationnelle de x; cherchons le résidu intégral de cette fonction ¥{x): nous aurons
Les-résidus doivent être pris pour toutes les valeurs de x qui rendent les fonctions infinies, soit en annulant le dénominateur, soit en rendant le numérateur infini.
Les valeurs de a; qui annulent les dénominateurs ^ (^, j',), ^ {x,y2),.--, ^{x,y„) forment avec les valeurs correspondantes de y,, j,2---> /« toutes les solutions du système
Calculons d'abord les résidus qui leur correspondent. Soit a Tune de ces valeurs de X, et |S la valeur correspondante de j, on a
., p /(x,Jp)(.r— g) ^^ f{y., li)
^^ .^. ^ ■■h{x,Xp)[{x — x)\ rdb{x,rp)l
-Sx*
Ll\ RE SECOND. - DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE. 467
Dans le calcul de la dérivée —- , '• — -, il faut observer quej^ est une fonclion de oc définie par l'équation rp[ûo,y) =o; on a par conséquent
dr
-j- étant fourni par l'équation
(Il </l dl dr dx d X dydx:
dr^ d'if dr
dx dy dx
d<f dA> d y d-i)
dh
dy^ dx dx d y
dx
dy
et le résidu relatif à a: = « devient
' p f{x,r,)ix-.) ^ -f^'-^^ i^7a.,,^
\drdx dx dj-j y, 'i
Les lettres a, /3, placées à droite des parenthèses, indiquent que l'on doit, après les opérations, remplacera; par a et/ par /3. La fonction/ (a?, y) est jusqu'ici arbitraire ; si nous posons
d (^ dj-
le résidu deviendra
\dy dx dx dy ) y, ,î
et la somme de ces résidus est précisément la fonction symétrique que l'on veut calculer.
Le second nombre de l'équation (3) contient encore les résidus relatifs aux valeurs de ^ qui rendent infini l'un des numérateurs. D'après le choix fait pour la
fonction/f^r, y) ces valeurs sont celles pour lesquelles on a ^ — o, et pour lesquelles par conséquent deux racines de l'équation 9 [oc, y) = o deviennent égales entre elles. Or nous allons montrer que les fractions qui répondent à ces deux racines, et qui toutes deux deviennent infinies, ont une somme finie; il sera évi-
dent alors que la somme de leurs résidus est égale à zéro, et par conséquent le second membre de l'équation (3) se réduit à la somme des résidus déjà calculés, c'est-à-dire à la fonction symétrique dont nous cherchons la valeur. Soient
(6) JAÈiIi}__^ Î1^i2iL,
les deux termes de (2) qui, pour une même valeur de ^, ce = x\ deviennent infinis en même temps. Si l'on pose x=x'^e, s étant infiniment petit, les racines r, et y^ , qui, par hypothèse, deviennent égales pour x = x', différeront infiniment peu. Soit
Jo J2 > • . • , 7/, étant déduites de l'équation (p{x, y) =0, on aura
et puisque s, y;, et rjr, sont infiniment petits, et que l'on a par hypothèse
ces équations se réduisent à
dy
d tf dx'
d<f dx''
d^'jf
par ou l'oii voit que vj, et y;^ peuvent être regardés comme égaux et de signes contraires et infiniment grands par rapport à s qui est comparable à leur carré. Il résulte
d fl
de là que les facteurs ^^ et ^ , qui figurent aux dénominateurs des formules (6),
sont proportionnels à yj, et à vj, ; ^ étant nul en effetpour x = ^',/=j', lorsque .t' devient x' -h i, et j' y' + ri, il prend la valeur
dy dx' ^df'^ ' '