‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 4)Chapitre 406 sur 454 · LIVRE TROISIÈME. - APPLICATIONS GÉOMÉTRIQLTIS · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. - APPLICATIONS GÉOMÉTRIQLTIS

sphérique peut être considérée comme étant en chaque point tangente à l'une d'elles. Les normales menées par les points de cette ligne forment d'ailleurs un cylindre ou un cône, c'est-à-dire, dans les deux cas, une surface développable.

Équation différentielle des lignes de courbure.

—f~ ()65. Lorsque l'équation d'une surface est donnée, on peut déterminer en chaque point la direction des sections principales, et par conséquent celle des lignes de courbure. Il en résulte qu'étant données les coordonnées d'un point de l'une de ces lignes, on peut calculer leurs différentielles, et former par conséquent l'équation différentielle des lignes de courbure.

La propriété démontrée dans le paragraphe précédent permet d'ailleurs de former directement cette équation sans recourir aux formules relatives aux sections principales.

Soient^,/, z les coordonnées d'un point d'une surface donnée. En adoptant la

„. *• 1 i •. n .. i. dz dz d^z d^z d-z

notation habituelle, et posant ^ =/., ^ = y, ^,=r, ^i^.^s, ^ = <,

les équations d'une normale sont

I, yj, Ç désignant les coordonnées courantes.

La normale au point voisin dont les coordonnées sont ce + dx, y-hdy, z-hdz-, a pour équations

ç — ^ — dx-hip-\-dp){^ — z — dz) = o,

■o—x — dx-\-{q + dq){!; — z — dz) = o.

Pour que les deux normales se rencontrent, il faut que les équations (i) et (2) soient compatibles; leur combinaison donne, si l'on néglige les infiniment petits du second ordre,

dx -\- pdz — dp['Ç, — 2 ) = o , dy'-\-qdz — dq{i:, — z) = o,

et en égalant les valeurs de Ç — z, déduites de ces équations,

dx-^pdz dr-\- q dz

dp dq

En remplaçant dans cette équation dz, dp et dq par leurs valeurs, on obtiendra

l'équation différentielle des lignes de courbure. On a

dz = pdx -\- q df, dp =^ rdx -\- sdy, dq=. sdx -\- tdf, et l'équation devient

dx {i-î- p^) -hpqdr df[i-\-q'^)-{-.pqdx

rdx -{- sdf sdx-\-t dy

OU, en réduisant,

(3) dy^-[pqt — s{i-^q^)] + dx dx[{\ -^ ]f-] t — [i+q^)r]-^dx'[[i+p^]s—pqr] = o.

Otte équation ne diffère de celle qui détermine (633) la direction des sections principales, que par la substitution de dx et dy à cos a et à cos ]S. On aurait pu le prévoir, car les différentielles des coordonnées des points d'une courbe sont proportionnelles aux cosinus des angles formés par la tangente avec les axes.

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