‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 4)Chapitre 80 sur 454 · Une»^uation de la forme · texte numérisé non relu

Une»^uation de la forme

(i) ^ Vdx + Qdy-h\\dz = o

ne correspond pas toujours à une relation entre x, y et z. Il est facile de voir que les fonctions P, Q, R doivent remplir, pour qu'il en soit ainsi, une condition nécessaire. De l'équation (i), on déduit, en effet,

(2) dzz=z— -dx— -^ dy,

et par suite.

(3) donc

df dx

et par suite, en remarquant que P, Q et R contiennent z. qui est supposé fonction de ^c et de j,

dy dz dy dx dz dx ' en remplaçant -j- et j- par leurs valeurs (3), effectuant et réduisant, on en déduit ,., ^fdQ dl{\ /rfR ^/P\ , /^/P dQ\

et cette équation doit avoir lieu pour toutes les valeurs de a?, y et s qui satisfont à la proposée. Deux cas peuvent se présenter : ou l'équation (5) est identique, et alors la condition est évidemment remplie ; ou elle établit entre x, y et z une relation qui doit être la relation cherchée elle-même, et si l'équation (i) n'est pas une conséquence de l'équation (5), il faut conclure qu'elle est impossible.

Soit, par exemple, l'équation

(6) [6xy-z — 5/2^) dx-\- [^ x'-yz — [\^xz^] dy + [^x'-y-— 'oxyz'^] dz=^o;

en formant l'équation (5), on voit qu'elle est identique. La théorie précédente permet alors de se demander à quelle relation entre x, y eiz convient l'équation (6). Soit encore

( A ) [z — y) dx-^ X dy -^ [y — z]dz=^o,

l'équation (5) devient alors

Or on en déduit

( C ) dz = dx -h dy ,

et comme les valeurs (B) et (C) de z et de dz rendent l'équation (A) identique, on doit en conclure que l'équation (A) est possible et qu'elle a pour solution unique

Soit enfin

z dx — ydy-k-ydz^^o;

l'équation (5) devient, dans ce cas,

et comme z = o n'est pas une solution de la proposée, celle-ci est impossible et ne correspond à aucune relation entre x, y ^\. z.

218. Les résultats précédents peuvent être généralisés. Une équation entre quatre variables x, y, z, u et une constante arbitraire, donne, par l'élimination de la constante, une équation différentielle totale de la forme

(i) P^/^H-Q</j + IW2 + SrfM = o.

Mais il existe entre les fonctions P, Q, R, S, des relations nécessaires. Si, en effet, dans l'équation (i) on considère u comme une fonction des variables indépendantes X, y, z, et que l'on remplace du par sa valeur,

, du j du j du , du = -y- dx -\- ^- dr -\ — j- dz.

dx dy "^ dz

dx, dy, dz, étant arbitraires, leurs coefficients devront être nuls, et l'équation (i) entraînera par conséquent les trois suivantes :

dz

En résolvant ces équations par rapport aux dérivées partielles de u qui y figurent, et écrivant que l'on a

d f du\ d (du dy \dxj dx \dy

d f du\ d / du \

dz \dj') ~" dy \dz)'

d / du\ d /du

dx \dzj dz \dx

1 , . du du du . • » 1 .

on trouve, en ayant égard aux valeurs de ^' ^.' ^' ^'^ ^" supprimant les termes

qui se détruisent :

^ /r/P dQ\ fd» dP\ (dQ dS\

dQ dR\ (dS dQ\ (dR dl\^

-d^-^)-^^[-d^-d^j -^^ [d^- dz)-'''

dx dz ) \dz

du \ du dx

et ces trois équations doivent être satisfaites identiquement pour que l'équation (i) puisse se déduire d'une relation entre x,y, z, u et une constante arbitraire.

210. Lorsque p variables x^, x^, ..,Xp sont liées par n relations, contenant 2 71—1 constantes arbitraires, on peut éliminer ces constantes entre les équations proposées et leurs différentielles totales; le résultat de cette élimination est évidemment de la forme

f I ) X , dxx + Xî dx2 + . . . + X^ dxp = o.

Réciproquement, si une telle équation est donnée, et que l'on y considère p — n des variables comme fonctions inconnues des n autres, on pourra écrire immédiatement n équations qui sont la conséquence nécessaire et en quelque sorte la traduction de l'équation (i). Si par exemple x^,Xri,...,Xp^n sont fonctions dea7^,,+,, Xp-„+2 . • • • ' ^P' on aura

dxi , dxx j , dxi j

et les autres différentielles s'exprimant de même, on pourra, après les avoir remplacées par leur valeur, égaler à zéro les coefficients des n différentielles arbitraires dxp n^, , dxp n^^,...,dxp\ on obtiendra ainsi n équations entre p-n inconnues. Si n est égal ou inférieur -à p-n, il n'existe aucune condition nécessaire entre les coefficients X,, \.,...,\p\ mais, dans le cas contraire, ces fonctions sont assujetties à des conditions sur lesquelles nous aurons a revenir.

EXERCICES

1. Éliminer les constantes « et 6 elformer l'équalion différentielle du second ordre à laquelle satisfait la fonction j définie par l'équalion

xy = ae"^ -\- 6e"'.

2. Éliminera, h, c, d et former l'équation différentielle du troisième ordre à laquelle

LIVRE PREMIER. - ÉTUDE DES DIFFÉRENTIELLES ET DES DERI\ EES. satisfait la fonction /définie par l'équation

ae^ + he-r = ce^ ■+- de-\ On trouve

L^ "^ \dx) dx\ Wdx) \ dx \dx'j

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