‹ Traité de charpenteChapitre 116 sur 125 · KL 47. PERSPECTIVES · texte numérisé non relu

KL 47. PERSPECTIVES

qu'il y a de points à obtenir; mais, dans la construction d'une grande courbe , il arrivera souvent que , sur vingt points, chacun aura un caractère individuel qui permettra de déterminer sa position par une méthode particulière, plus simple ou plus exacte que la méthode générale, et toutes ces abréviations doivent être indiquées sur une épure d'étude.

1069. Les épures qui composent les neuf premières planches de l'introduction sont des épures de principes , et la plupart de celles qui forment le traité actuel sont des épures d'étude.

1070. Indépendamment des lignes nécessaires pour rattacher les données aux résultats obtenus , et pour indiquer les méthodes diverses qui ont été appliquées dans chaque cas , il faut encore qu'une épure d'étude contienne quelques-unes des vérifications les plus importantes.

Ainsi , chaque point doit être vérifié de toutes les manières possibles , et si une seule vérification est suffisante dans la pratique , il n'en est pas de même lorsqu'on étudie. En effet , chacune des méthodes employées pour vérifier la position d'un point, est évidemment une manière différente de l'obtenir; et par ce travail, on se rend habile à voir de suite , au moment de l'application , quel est le rox^yen le plus simple de déterminer la position du point cherché. On peut se contenter de conserver sur l'épure les vérifications les plus importantes , mais on ne saurait en faire un trop grand nombre au crayon.

Il ne faut pas croire , au surplus , que toutes ces lignes produisent autant de confusion, que le pensent ordinaire-

MO ÉPURES, WDfitfS, PL. 47,

ment les personnes peu familiarisées avec 1 élude de la géométrie descriptive.

Si au lieu de se contenter de notions abstraites ,. et par conséquent un peu confuses , on aborde franchement l'exécution du travail graphique , on parvient très-promptement à regarder sans aucune fatigue toutes les lignes tracées sur l'épure la plus chargée , et quel que soit le nombre de ces lignes, on n$ uni alors que le petit nombre de celles qui se rattachent à la partie de la question que Ton considère momentanément.

Enfin , pour celui qui sait la géométrie descriptive , une épure dont toutes les parties sont liées entre elles , est beaucoup plus facile à comprendre que celle dont on aurait supprimé les lignes d'opérations.

1071. Ce n'est pas d'ailleurs le grand nombre de lignes qui rend une épure confuse , mais la disposition souvent maladroite des rabattements ou des plans auxiliaires de projection.

Si l'on rabat une projection auxiliaire sur une partie de l'épure où il existe déjà une projection , ou un rabattement précédent, on rendra certainement l'épure très-confuse.

Cela cependant se fait souvent dans la pratique ; ainsi, dans les grandes épures qui doivent être tracées à l'échelle d'exécution , on n'a pas toujours l'espace suffisant pour isoler toutes les figures développées ou rabattues , mais , dans ce cas , il n'y a pas ie même inconvénient que dans les épures d'étude : ,

1° Parce que celui qui exécute le travail, n'étudie pas la question, qu'il connaît parfaitement par les études

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