S03 ÉPURES, MODÈLES, PL
. 1073. On peut d'ailleurs dégager l'épure, en supprimant une partie des lignes d'opérations dont on ne conserve que les attaches en amorcée , ce qui suffit pour indi- / jjuer les points dont la recherche peut offrir quelque intérêt.
1074. L'absence des lignes théoriques sur les épures d'application est certainement , à mon avis , une des causes qui retardent le moment où les ouvriers comprendront la géométrie descriptive. En effet , dans les écoles de trait, où l'on exécute beaucoup de modèles , les charpentiers ne font que des épures cf 'application , c'est-à-dire des épures privées de presque toutes les lignes qui seraient nécessaires pour rattacher les résultats aux données , et rappeler, par conséquent, le principe employé. Il s'ensuit que l'ouvrier qui étudie, commence par copier machinalement son épure sur celle du maître , et qu'il ne comprend la question dont il s'occupe que lorsqu'il voit son modèle complètement taillé. C'est alors seulement qu'il reconnaît sur son épure les lignes que son professeur lui a fait tracer sur la pierre ou sur le bois , pour déterminer toutes les coupes du modèle qu'il vient d'exécuter.
Mais il résulte de là une perte de temps considérable , d'abord , parce que l'élève ne comprend souvent le modèle que lorsqu'il est taillé complètement , ce qui est fort long; ensuite, parce que l'absence des lignes théoriques sur ses épures ne lui permet pas de rattacher ses idées à un petit nombre de principes généraux dont l'étude ^'exigerait pas la dixième partie du temps consacré à la taille du grand nombre de modèles , qu'il est obligé d'exécuter entièrement pour devenir habile dans sa profession.
Je ne veux pas dire par ce qui précède , que cette taille