PL. 47. PERSPECTIVES. S
de modèles soit un travail inutile : c'est au contraire une des études que je recommanderai le plus à celui qui veut savoir parfaitement les assemblages de la charpente. Mais, lorsque Ton possède bien la théorie de la géométrie descriptive, la taille d'une ou deux pièces suffit souvent, lorsque l'épure est complète , pour que la question soit comprise dans tous ses détails.
1075. On peut d'ailleurs éviter la taille d'un grand nombre de modèles , en dessinant en perspective les assemblages dont on veut se rendre compte , ou que l'on veut faire comprendre aux ouvriers.
1076. Il n'est pas question ici d'appliquer les principes rigoureux de la perspective ordinaire , les études qui seraient nécessaires dans ce cas, détourneraient les charpentiers du but spécial qu'ils se proposent d'atteindre ; la perspective cavalière , dont on pent apprendre le principe en une demi-heure* suffit toujours pour les détails d'assemblages ; mais , pour tirer tout le parti possible de ce genre de dessin , il faut , par de nombreux exemples , s'exercer à construire promptement, à vue d'œil, et sans le secours du compas , la perspective des objets que Ton a sous les yeux ou dans l'imagination.
1077. Quelques personnes ont voulu contester l'utilité de la perspective cavalière ; elles ont donné pour raison que les objets pouvant être déterminés complètement et dans tous leurs détails par le moyen des projections, il n'est pas nécessaire d'employer un genre de dessin qui altère les dimensions du corps représenté sans avoir l'avantage, comme la perspective ordinaire , d'en reproduire l'apparence avec une exactitude rigoureuse.