POUTRES ARMÉES. PL
perfection que Ton suppose dans l'exécution de ces entailles, il y aura toujours moins d'adhérence entre les deux parties assemblées qu'il n'y en aurait dans une poutre d'une seule pièce. On ne doit donc pas considérer les endentures comme un moyen d'augmenter la force, mais comme un assemblage qui réunit d'une manière plus intime les parties d'une poutre que l'on ne pourrait pas faire d'un seul morceau.
Nous allons étudier quelques applications des principes qui précèdent.
112. La poutre représentée (fig. 13 et 12 PI. 6)» se compose :
1° De la pièce horizontale A, A, que l'on nomme lamèche, et des deux pièces inclinées B,B, que l'on nomme fourrures. Ces dernières pièces formant arbalétriers, décomposent toutes les forces verticales en deux résultantes agissant dans la direction de la pièce horizontale qui tient lieu de tirant.
Le glissement des fourrures sur la mèche est empêché par les endentures qui existent sur les faces adjacentes de ces trois pièces ; des liens en fer ou des boulons doivent les serrer fortement les uns contre les autres.
Quelquefois on assemble les extrémités supérieures des arbalétriers dans un petit poinçon* v, comme on le voit (fig. 20, PI. -1); mais cette précaution est inutile, et , puisque ces deux pièces agissent Tune sur l'autre, de manière à comprimer leurs fibres, un joint plat résistera mieux' que des assemblages plus composés.
On peut aussi placer entre les deux arbalétriers une feuille mince de plomb qui, écrasée par la pression., remplira" exactement le joint. La poutre représentée {fig. 14 et 15) est une combinaison du même genre que la précédente.