‹ Traité de charpenteChapitre 31 sur 125 · PL. 6 POUTRES ARMÉES · texte numérisé non relu

PL. 6 POUTRES ARMÉES

113. M. Laves, architecte du roi de Hanovre» a employé l'armature représentée {fig. 19). La poutre, ayant été fendue horizontalement, les deux parties, nommées tvavons , sont écartées l'une de l'autre et maintenues par des étresillons verticaux dans la position indiquée (/%. 19), ce qui forme une espèce de ferme dans laquelle la partie supérieure représente les arbalétriers, tandis que la partie inférieure est le tirant.

Le plus grand défaut de cette armature consiste en ce que la pièce verticale , qui représente le poinçon, agit perpendiculairement au tirant, de sorte qu'en augmentant les chances de rupture de cette dernière partie , on perd l'avantage résultant de la résistance opposée à la flexion par la courbure de la partie supérieure.

Dans les expériences qui ont été faites pour éprouver la force d'une pièce ainsi refendue , on n'a pas obtenu plus de force que si la pièce eut été dans son état naturel.

Il est cependant résulté de cette armature une roideur beaucoup plus considérable, ce qui provient de ce que les fibres, ayant pris avant l'expérience toute l'extension possible, étaient arrivées, par le fait même de leur écartement, dans l'état qui précède immédiatement la rupture.

114.. L'armature représentée {fig. 20) est de l'invention de M. Lasniér, charpentier à Paris.

La poutre proposée étant sciée en trois parties , suivant deux plans verticaux parallèles à sa longueur, on a placé deux boulons aux extrémités ; on a fait prendre ensuite à la pièce du milieu la courbure aoc , tandis que par une pression dirigée en sens contraire , les deux parties extérieures prenaient la courbure mnri\

Quand les trois pièces eurent atteint une courbure suffisante, on les a boulonnées au milieu de leur longueur.

Dans cette poutre, les deux pièces extérieures forment

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