PL. 8. COMBLES
Cette vérité peut être mise eu évidence d'une manière. fort simple. En effet , supposons (fîg. 20) que l'on ait appuyé sur au faîtage commun et inflexible, deux pans <l.e bois inégalement inclinés , mais faisant entre eux un angle droit corc'. Supposons de plus que les chevrons cxf c'x soient de même longueur et représentons par les verticales ap.dp\ les poids égaux des deux couvertures.
La force ap se décomposera suivant les deux forces aq tipq. La première représente la pression perpendiculaire aux chevrons , et la deuxième est la force qui tend à faire glisser la couverture sur les pannes. Cette deuxième force étant décomposée suivant les côtés- de l'angle droit du triangle pmq, la verticale qm est détruite par le mur, et l'horizontale mp représente la poussée en dehors.
Mais, si nous faisons une construction analogue pour le comble xd , la droite q'pf> parallèle à ce comble, sera la force suivant laquelle la couverture tend à glisser, et l'horizontale m'p représentera la poussée qui tend à renverser le mur.
Or, si les deux pentes sont de même longueur et perpendiculaires Tune à l'autre, les deux triangles apq, a'p'q' seront égaux; les côtés pq, a!q* seront par conséquent égaux et parallèles, et les deux droites pm, m'/>\ projections horizontales dés lignes* jpg, a'q' seront égales, ce qu'il falr lait démontrer.
On doit conclure de là ifue là force qui tend à renmer-1 ser les murs serait nulle, si le comble était horizontal ou vertical, et que cette poussée, au contraire, atteindrait son maximum si l'inclinaison était de 45°, parce que dans ce cas, le triangle apq, construit sur ap comme hypoténuse, serait isocèle , et sa hauteur mp serait la plus grande possible.