COMBLES. PL
plique qu'à la poussée qui serait exercée par la couverture si elle pouvait glisser librement sur les pannes , celle qui tend à écarter les pieds des arbalétriers , étant détruite par le tirant. Les rapports de toutes ces forces seront étudiés ailleurs, et j'en donnerai alors une discussion plus complète. Je nie bornerai pour l'instant à faire remarquer que la poussée, exercée sur les murs par les chevrons, pourra toujours être facilement détruite, soit en rapprochant les fermes, soit en augmentant 1 equarrissage des sablières.
129. Nous avons supposé que les chevrons pouvaient glisser librement sur les pannes et sur le fattage ; mais le frottement diminuera considérablement cet effet lorsque surtout le comble sera très-surbaissé; il est d'ailleurs facile de prévenir toute espèce de mouvement en arrêtant les chevrons sur le fattage ou sur les pannes par des chevilles ou des entailles peu profondes qui noteraient rien à leur force , puisque ces entailles correspondraient aux pannes.
130. Si les chevrons étaient solidement attachés entre eux au-dessus du fattage (/%. 2 et 11) par des chevilles ou par des ferrures, les deux forces pq,p'q' (fig* 20) seraient détruites. Quant aux forces aq, a'q', elles tendraient à fermer l'angle du sommet comme les feuilles d'un carton ou d'un livre , et sans la résistance opposée par les pannes, elles auraient pour effet de pousser les murs en dedans.