ARÊTIERS ET NOUES. PL
p\ ce qui donnera {Jig. 5) le point p que l'on joindra avec x.
En faisant w/*égal à tvp on obtiendra la trace ^ delà seconde face déversée.
Ainsi , les faces latérales de l'arêtier sont au nombre de cinq, comme on peut le reconnaître par la section droite rabattue en A'".
Savoir, la face inférieure dont la trace horizontale est w, les deux faces déversées vx,vx et les plans des deux lattis. On peut commencer par la section droite Am, d'où on déduira facilement les faces déversées.
Les plans des faces déversées se rencontrent suivant une droite œV, parallèle à la direction de l'arêtier {fig. 6), et qui perce le plan horizontal de projection au point œ,a/ (J%.5et6).
284. On peut augmenter la force de l'arêtier en donnant à sa section droite la forme indiquée par la fig. A".
285. L'empanon de l'arêtier est désigné par la lettre F sur la fig. 5 et par les lettres F' et F" sur la/îg". 4.
La face de joint est le rectangle 24 — 25 — 26 — 27.
Les deux joues du tenon sont parallèles aux plans des lattis, la face 25' — 28' est perpendiculaire à la face déversée avec laquelle coïncide la face de joint 25' — 27'.
Les deux arêtes de la face 25' — 28' sont projetées sur la fig. 5 par deux droites perpendiculaires à la trace px de lu face déversée. Ces deux lignes doivent aboutir aux points 29 30 , suivant lesquels les traces horizontales
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des plans qui contiennent les joues du tenon sont rencontrées par la droite 29 — 31 , qui est la trace horizontale du plan qui contient la petite face 25' — 28' du tenon de l'erapanon F" (/y. k).
La droite 29 — 31 {fig. 5), perpendiculaire à la direction de l'arêtier, est déterminée par le point 32, suivant lequel la droite 24 — 25 {fig. k) perce la face supérieure, de la sablière.
La droite 31 — 33, parallèle kpx> est la trace horizontale du plan qui contient la face 28' — 37' de l'empanon F" (figV-
La fig. 6 contient deux projections de l'arêtier dont le pied est représenté en perspective sur la fig. 7.
286. La fig. k fait voir comment le chevron de long pan doit être entaillé pour faciliter son assemblage avec l'arêtier. Le pentagone vertical M forme la face de déjoutement, et le triangle 34 — 35 — 36 {fig, k et 5) coïncide avec la face déversée de l'arêtier.
Lajig. 10 est le coyer de la ferme arélière.
287. La fig. 11 est l'extrémité du faîtage, la face de joint est brisée, suivant la ligne horizontale qui forme la naissance de l'embrèvement de la noue.
Études d'embrèvement.
288. La plus grande partie des lignes d'embrèvement* De se tracent pas sur les épures. Il suffit presque toujours pour la pratique de connaître exactement l'angle suivant lequel deux pièces doivent se rencontrer. On les place alors sur le chantier- dans la même position relative, et
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Inné de ces pièces servant en quelque sorte dfe «ègle pour tracer l'antre , on détermine directement sur le bois les lignes nécessaires pour tailler les assemblages.
Cependant, il y a souvent des coupes assez composées pour qu'il1 soit utile do les étudier d'avance, et dans ce cas les opérations faites sur le papier ne sont plus à Técbette d'exécution.
Le peu d'espace dont on peut alors disposer, joint au grand nombre de lignes nécessaires pour résoudre le problème, donnent airx épures une apparence de confusion qui ne doit pas effrayer.
Il est certain que si l'on se contentait de regarder ces sortes de dessins, il serait assez difficile den bien saisir tous les détails; mais il ne faut pas oublier que la géométrie descriptive ne peut être étudiée avec fruit que la règle et le compas à la main. C'est en exécutant successivement toutes les parties de l'épure que Ton pourra comprendre le but de chaque opération. Les vérifications surtout fortifieront beaucoup le lecteur, en ramenant toujours son attention vers les principes généraux.
Ce qui fait qu'un assez grand nombre d'ouvriers n'acquièrent une certaine habitude qu'à force de routine, c'est que leurs épures ne sont jamais complètes.
Ils croient simplifier la question en ne traçant que les lignes absolument nécessaires pour tailler le modèle en petit, et sans l'exécution de ce modèle, ils ne comprendraient souvent rien à ce qu'ils ont dessiné.
Or, l'exécution du modèle exigeant un temps considérable, il s'ensuit qu'ils emploient des mçis entiers pour résoudre des questions qu'un élève intelligent peut
PL. 2*. EMBWBVEMENTS. 143
étudier complètement en quelques jour», lorsqu'il; connaît bien les principes si simples de la géométrie des* criptive.
Nous continuerons donc à distinguer les épures d'étude de celles qui suffisent pour l'exécution d'un ouvrage de charpente.
Ces dernières, qui ne sont que des abréviations, ne doivent contenir que les lignes nécessaires pour tracer les bois dans le chantier, tandis que les épures d'étude pour être complètes , doivent contenir non-seulement les données et les résultats, mais encore toutes les opérations nécessaires pour rappeler à l'esprit les principes au moyen desquels ces résultats ont pu être obtenus ou vériGés.
Enfin, les épures telles qu'on les fait dans la pratique , ne peuvent être utiles qu'à ceux qui savent , tandis que les épures d'étude sont destinées à ceux qui ne savent pas.
J'ai cru ces réflexions nécessaires pour engager les commençants à ne pas s'effrayer du grand nombre de lignes tracées sur quelques épures.
Beaucoup d'entre elles se rapportent à des vérifications qui, loin d'augmenter la difficulté du travail , contribuent au contraire à le rendre moins aride par la satisfaction que l'on éprouve lorsque Ton reconnaît l'exactitude des opérations précédentes.
289. L'étude que Ton s'est proposée dans la planche 24 peut être considérée comme le complément de la question qui fait le sujet de la planche 23.
Il s'agit de déterminer tous les détails de l'embrèveraent