PL. 27- ÉTUDE DE MOÏSES
En donnant aux moïses une forée suffisante pour sou* tenir les pannes, ou pourra supprimer les tenons du lasseau qui aura seulement pour but d'empêcher la flexion des moïses.
Cette disposition aurait l'avantage de ne pas affaiblir les noues , arêtiers ou arbalétriers , en y creusant des mortaises.
Les Jig. 9 et 10 sont deux projections de Tune des moïses de la ferme de long pan projetée {Jig. 18 ).
Deuxième étude de moises.
305. Dans l'exemple qui précède, nous avions supposé que les deux combles avaient la même inclinaison , de sorte que le plan vertical > contenant les arêtes de noue et d'arêtier, étant un plan de symétrie, les moises étaient ellesmêmes symétriques, et les projections des moises d'un coté de la noue et de l'arêtier suffisaient en les renversant pour déterminer les moises correspondantes h l'autre face.
Mais , si les inclinaisons des deux combles ne sont pas égales, il est évident que les moises ne seront plus symétriques, et dans ce cas il faudra une projection particulière pour chacune d'elle*.
La planche 27 contient tous les détails d'assemblages pour les moises de la noue projetée (Jig. 5).
Les jî#. 10 et 11 sont les fermes de long pan des deux combles qui se coupent dans le plan vertical qui contient l'arête rentrante de la noue.
Les opérations sont les mêmes que dans l'exemple qui
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précède; ainsi , pour déterminer toutes les entailles de la noue et de la moise projetée {fi g* h), on construira sur la fig. 2 les trois parallélogrammes suivant lesquels la panne correspondante est coupée par les plans verticaux et parallèles p*p!jp" {fig» S ) 9 et pour déterminer toutes les coupes de la moise projetée (fig. 7) , on construira les trois parallélogrammes suivant lesquels la panne correspondante est coupée par les plans verticaux j/\//v, et p1 [fig. 5).
lies fig. 1 et 9 sont les projections des deux moïses sur des plans parallèles à leurs faces supérieures, et les fig. 3 et 6 sont les sections des moises par les plans P et P', perpendiculaires à leurs longueurs.
Noulefs.
306. Nous avons dit au numéro 261 que l'on donnait en général le nom de noulets aux pièces de bois qui forment l'arête de rencontre d'un petit comble avec un plus grand.
Il arrive souvent que le plus petit des deux combles est destiné à couvrir un bâtiment, ajouté après coup, et dirigé de manière à rencontrer à angle droit jou obliquement un autre bâtiment entièrement terminé; si de plus, il nrest pas nécessaire d'établir une communication entre les deux combles , on posera sur le plus ancien des deux une ferme inclinée dans laquelle viendront s'assembler toutes les pièces qui forment la couverture du nouveau bâtiment.
La planche 28 fera facilement concevoir la disposition de toutes ces pièces.
La fig. 5 est l'uue des fermes de long pan du plus petit des deux combles*
PL. 28* NOULETS. 160
Cette ferme est projetée en A sur lajig. 3 qui représente la ferme sous-faite du nouveau bâtiment.
Le faitage et les pannes de ce nouveau comble sont assemblés dans la ferme inclinée C qui est couchée sur le vieux comble,
Lajig. 7 est la projection horizontale de cette ferme et les véritables longueurs de toutes ses pièces sont déterminées par la^. 9.
Pour construire cette figure on a supposé que tous les points de la ferme couchée ont été projetés sur un plan PQ, parallèle au lattis du vieux comble, et qu'après avoir fait avancer ce plan jusqu'à ce qu'il soit venu prendre la* position P'Q', on Ta rabattu sur le plan de l'épure en le faisant tourner auteur de l'horizontale projetante du point P'.
Lorsque la distance entre la ferme verticale et la ferme couchée est trop grande, on ajoute une ferme intermédiaire B , dont les chevrons et arbalétriers viennent s'assembler avec les pièces analogues de la ferme couchée C.
La Jig. 6 est la ferme B , projetée sur le plan OI que Ton a rabattu sur l'épure en le faisant tourner autour de l'horizontale projetante du point O.
La ferme A, projetée sur la^ïg. 5, ne diffère pas des fermes ordinaires, et les assemblages de la ferme B rabattue {fig* 6) ne présentent aucunes difficultés.
Les détails de la ferme couchée G sont donc les seuls qui pourraient embarrasser un instant. »
307. Quelques charpentiers, pour satisfaire à la symétrie des assemblages, font toutes les faces supérieures Aes pièces de la ferme couchée parallèles au lattis du vieux
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comble , et toutes les faces latérales des mêmes pièces parallèles ou lattis du nouveau bâtiment.
Cette manière de procéder qui n'a pas d'autre but que la régularité des lignes, donne lieu à un très-grand nombre de coupes obliques et d'angles très-aigus.
On évitera une partie de ces inconvénients en opérant comme nous allons le dire.
On remarquera d'abord qu'une partie des chevrons du nouveau comble sont coupées comme des empanons , et viennent s'assembler obliquement dans les deux chevrons de la ferme couchée.
Or, il est évident que Ton diminuera Fobliquité de ces assemblages en taillant la face supérieure de la ferme couchée perpendiculairement au plan de lattis du nouveau comble.
Pour déterminer cette face , on prendra sur l'arête ac (fig. 7) un point quelconque m, projeté en ni sur la^%. 3 et en m" sur \*fig* 5.
On tracera (fig. 7) la droite mn perpendiculaire surcV", qui est la trace horizontale du lattis du nouveau comble, et sur la /%. 5 la droite m"n" perpendiculaire sur aV.
Les lignes mn9m"nn seront les deux projections d'une droite perpendiculaire au comble du nouveau bâtiment, et le plan de la face supérieure du chevron de la ferme couchée sera par conséquent déterminé par les droites
ac, a"c" et mn, rh"n" (fig. 7 et 5).
Le point u" (fig. 5) étant projeté en u sur \*fig» 7, on connaîtra Taré te su , située dans le plan du lattis inférieur du petit comble.
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On a supposé dans l'exemple actuel que le tirant de la ferme couchée était un prisme pentagonal , dont la section droite est indiquée par des hachures sur iajig. 3.
L'une des faces de cette pièce est perpendiculaire au lattis du vieux comble , et reçoit les pieds des chevrons et arbalétriers de la ferme couchée.
Le point o suivant lequel l'arête su rencontre la face du tirant, est déterminé par sa projection o' sur \&fig. 3.
La direction de la droite eo (fig. 7) peut au surplus être obtenue avec beaucoup d'exactitude en déterminant [fig. 3) le point n', suivant lequel la droite mn,m!n! perce le plan oV qui contient la face du tirant.
Le point ri de \*fig. 3 étant projeté en n" sur \skjig, 5, on en déduira sa projection horizontale ny et par suite la direction exacte de la droite w.
Les projections des pannes ont été supprimées sur la fig. 9 et sur la moitié de kfig* 7.
On n'a conservé sur ces deux figures que les projections des tasseaux.
L'espace compris entre le chevron et l'arbalétrier de la ferme couchée étant destiné au logement des pannes, il s'ensuit que la face inférieure du chevron et la face extérieure de l'arbalétrier doivent être parallèles aux plans de lattis du petit comble, mais il n'est pas nécessaire de s'assujettir à cette condition pour les faces intérieures des arbalétriers , ainsi que pour les faces du poinçon des liens et de Tentrait.
Il est beaucoup plus simple de faire toutes ces faces perpendiculaires au lattis du vieux comble ; cela évitera