‹ Traité de charpenteChapitre 77 sur 125 · CV.F · texte numérisé non relu

CV.F

DA

Or, CV X F8 est le moment résultant de tous les poids par rapport à la verticale du point C. Ainsi :

Après avoir multiplié le poids de chacune des parties du comble par la distance de son centre de gravité à la verticale du point C, on fera la somme de tous les produits , ce qui donnera le moment total; et divisant le résultat ainsi obtenu par la hauteur du comble, on obtiendra Vexpression de la poussée horizontale qui agit à chacune des extrémités de Yarbalétrier.

450. Lorsque la ferme sera très-chargée en bois', dans sa partie supérieure, fig. 6, la résultante se rapprochera du poinçon, et le bras de levier du couple résultant

S* STABIUTÊ, Pi: 3WHA-

augmeptefa; mrô ceja ne changera rien, à cç q^e nous venons de dire, et, opérant comme ci-dessus* , on o&tiejtvdn* F7=Fi=F8 pour la poussée horizontale qui aurait lieu si l'athalétrie* ae prolongeait jusqu'aq poiitf A , t*mdi* que Ton obtiendrait F*?? F9=xFu pour la, poussée h<#i*o*t*]& qui agirait au point B et au point, E, si l'arbalétrier sç terminait à çç point, car dan* le cas où l'arbalétrier serait BA , il est évident cpjç F entrât n'avait à résister qu'à la flexion «34).

451 . Les mêmes raisonnements seront applicables au cas où il y aurait que lanterne. Ainsi, fa 8, le produit CV X Ft étant le moment résultant, ou la somme des moment* de toutes les parties du comble p?r rapport à la verticale du point G, w divisera ce nombrç ppr*CH, et le quotient F7=F83=F9 exprimera la poussée horizontale au pied C de l'arbalétrier et au point E au-dessous du poteau EL de la lanterne.

452. Lorsque rieuse *'opp€*e fc <?Q qtt§ VflP puisse employer un tirant , il est facile de détruire les deux forces horizontales qui tendent à écarter les pieds des arbalétriers ; mais lorsque, pour dégager l'intérieur du bâtiment, o» est forcé de supprimer le. tirant, la difficulté devient beaucoup plus grande.

Les moyens employés pour atteindre ee but sont de plusieurs sortes ; ainsi, on peut augmenter la résistance du mur par des contre-forts établis en charpente ou en maçonnerie au droit de chaque ferme.

453. Si l'on ne peut pas employer de contre-forts à l'«*tériwis on pe i*l 4iatiau<?¥ ïs pws^fe ^ reliant les ctau* arbalétrier* x fa e, p*r un tirant mx plaeé audessus 4e l'espace vide que J'op veut réserver.

pt* 33H^ FERME* 6T BERCEAUX. MO

444, Cette piècç, s'opposa^ à l'ouyertwe de l'angle aca, empêchera les pieds dç* arbalétriers dçs'wr ter *maiis sdprs h point 0. seyant à supporte* la moitié ch* poids de U feTOtë supérieure se ça ç*poaé à U rupture, et Ton devra s'attacher à fortifie* cette jtïtfe pM 4«* 6*rn*rfst ou plutôt par w ai**Jfor tri*, qui empêchera J'aagle ma* <fe s'pwrrîr.

455* 1> pièce qyi serait Wteut indj*pen&ajde si l'açbalétrier était discontinu conupç on lç v<p4t su* la fen&e de la fys 7, parce que, dans ce <?aa> )e trapèze f^çmé par l'entrait et par les deux arbalétrier* inférieur» serait variable dans sa forme (£#, 15).

Dans les grands combles on établit vers les naissances (/ïg. 7, 10 et 14) des pans, dç bois dont la, forme et la position constantes doimept à l'ensemble une grande solidité.

I5n effet (15)* c'est par la décomposition en triangles de* différentes parties d'un pan de bois, ou d'une ferme, que Ton parvient à, combattra teutes le£ causes de déformation ; et lorsque Ton ne peut pas établir ces triangles à. l'intérieur d'upe voûte, il faut lçs, placer à l'extérieur*

456. En général, si par des points d'appui suffisamment rapprochés , 09. est parvçqp & détruire l'élasticité, et par conséçpie^t la flexiou d# grandes pièces,; si, par la décomposition e** triauglea, on a r^du imposa siUe la déformation de§ auglos, qu aura, prçsqi^e entièrement détruit la poussée sur les mur§, 011 du VbQXW on aura réduit cette poussée à une limite infçriçurç aux résistances dont on pourra disposer.

457, Si l'w étudie la Jty. U, on coi$prwdr* facile-

240 8TABIIJTÉ, PL. 33— A

ment les principes qui ont présidé à la composition de la ferme qui est projetée sur la fig. 7. Un effet, nous avons vu au n° 432 que la force horizontale qui tend à faire glisser le pied de chaque arhéletrier a pour expression F, tang. BAD. Il est donc évident que, si Ton diminue l'angle au sommet de la ferme , on diminuera la poussée ; par conséquent, si Ton remplaçait la ferme très-obtuse BAC par la ferme aiguë B'A'C, la poussée au vide, en supposant égalité de poids , serait diminuée dans le rapport des tangentes des deux angles BAD, B'A'D'.

Or, si Ton réunit les deux fermes , on aura diminué la poussée sans changer le poids, ni l'inclinaison de la couverture, qui sera toujours supportée par la ferme BAC.

458. Ainsi, on pourra considérer la fig. 7 comme composée de deux fermes superposées ou plutôt d'une seule ferme très-aiguë B'A'C, dans laquelle l'entrait serait formé par le tirant BC de la ferme obtuse BAC qui soutient la couverture.

Il est évident alors que, si l'on parvient à lier d'une manière invariable toutes les pièces de ces deux ferijies, on pourra sans inconvénient supprimer les parties supérieures A'K, A'H des arbalétriers de la ferme aiguë.

459. On voit que toute la solidité dépendra surtout de la liaison plus ou moins parfaite de toutes les pièces qui composent les parties latérales KUB', H VC, et cette liaison serait encore plus intime si les jambes de force BTE, C'F étaient remplacées par des moises, prolongées comme on peut le voir fig. 10 et 13, jusqu'à la surface supérieure du comble.

Page 1