TRANSPIRATION DES CÉRÉALES
Bien que la durée des observations de la première série ail été seulement de deux jours et huit heures, celle de la seconde de quatre jours, Tévaporation fut plus abondante pendant la première série, tant est puissante TinQuence des radiations solaires directes. On remarquera en outre que les jeunes plantes de la première série évaporent, par rapport à leurs poids, plus d*eau que celles de la seconde et de la troisième ; l'auteur attribue ces différences au rapport beaucoup plus élevé des racines à la partie aérienne, pendant le jeune â^e; en pesant séparémentles tiges elles racines sèches, il trouve, en effet, les rapports suivants, la racine étant égale à 1 dans tous les cas :
Jeune plaote. Plante mofenoc. Vieille plante.
Pour le blé 1:0.673 1:4.913 1:10.471
— leseigle 1:1.075 1:7.171 1:12.288
— l'orge 1:1.100 1:6.242 1:14.556
— ravoine 1:1.208 1:4.319 1:16.914
En mesurant les surfaces d'un certain nombre de plantes à leur différent développement et en s'appuyant sur les nombres trouvés dans ses expériences, Haberlandt a essayé de calculer la quantité d'eau évaporée pendant la durée de leur croissance par l'ensemble des plantes développées sur la surface d*un hectare ; il arrive ainsi, eu supposant que le nombre des pieds d'un hectare soit d'un million, aux chiffres suivants :
Quantités d'eau évaporées
par an hectare pendant tonte la croissance
de diverses graminées.
Blé 1 .179.920 kilos.
Seigle 834.890 —
Orge 1.236.710 —
Avoine 2.277.760 —
Si on supposait, eniin, que la récolte sèche d'un hectare fût de SOOO kilogrammes) on arriverait pour la consommation d'eau nécessaire à la production d'un kilogramme de matière sèche, aux nombres suivants :
Blé 234 kilos.
Seigle 166 —
Orge 247 —
ÀToine 4oo —
Nous avons vu plus haut que sir John B. Lawes avait trouvé en moyenne que la quantité d'eau évaporée correspondante à l'élaboration d'un kilogramme de matière sèche était comprise entre 250 et 300 litres ; les nombres d'IIaberlandt sont à peu près du môme
ordre ; ai en eflet on en prend la moyenne, on trouve 275 kilogrammes.
M. Risler est également arrivé pour l'avoine à des chiffres analogues (1); il trouve 250 kilogrammes par kilogranmie de matière sèche pour Favoine ; pour le trèfle le chiffre est beaucoup plus fort.
§ 87. — Influence de l'age de la feuille sur l*énergie
de la transpiration.
Expériences d'Haberlandt. — Dans ses expériences sur la transpiration des céréales^ que nous venons d'analyser, Haberlandt a comparé les quantités d'eau évaporées aux diverses époques delà croissance, il a reconnu, ainsi qu'il a été dit plus haut, que Tévaporation était beaucoup plus active dans le jeune &ge qu'à rapproche de la maturité ; c'est ce qui résulte du tableau suivant :
i^^HBa
BH