TRANSPIRATION DE DIVERSES ESPÈCES VÉGÉTALES
de Haies portèrent également sur un chou, une vigne, un jeune pommier et un oranger.
Le résultat de ces expériences est réuni dans le tableau suivant :
Surface entière Eau évaporée Rapport
des feuille». eo li heures, de Tevaporation
— — à la surface
Cent, carrés. Grammea. delà plante (1).
Helianthiis 35 100 220.0 -^
Chou 17 100 209.0 ^
Vigiic 11375 60.5 ~
Pommier 9 833 99.0 77^^
Oranger 15 974 113.3 ~
La conclusion pratique tirée de ces expériences fut que le chou évapora la plus grande quantité d'eau et Toranger la plus petite. En répétant ces observations sur d'autres plantes. Haies trouva que dans tous les cas les arbres verts évaporent moins d'eau que les arbres à feuilles caduques.
Travaux de sir John B. Lawes. — On doit au célèbre agronome anglais M. Lawes une importante série d'expériences qui portèrent sur d# jeunes arbres appartenant aux espèces suivantes : frêne, mélèze et sycomore, qui avaient une toufle de petites branches, tandis que les deux épines- vi nettes, les lauriers et Tif étaient en baisson (2).
Les plantes furent placées dans des pots qu'on pesa régulièrement, de façon à déterminer la quantité d'eau évaporée pendant une période d'une semaine ; on arrosait autant qu'il était nécessaire. Les pesées montrèrent que l'évaporation est beaucoup plus active dans les arbres à feuilles caduques que dans les plantes k feuillage persistant.
Dans un autre travail inséré dans le Joiumal de la Société (Thoriiculture de Londres (vol. V, p. I, 1850), M. Lawes a encore déterminé la quantité d'eau évaporée par quelques-unes des plantes habituellement cultivées, pendant la durée de leur croissance.
(l)Noas avons pris les rapports donnés par l'auteur anglais; ceux qu'on trouverait eu calculant les nombres inscrits dans le tableau sont un peu différents, à cause de petites inexactitudes résultant des conversions des mesures anglaises eu mesures françaises.
(2) Evaporalion of evergreen and deciduous ireeSj from iht Journ. of the Ilortic, Soc, ^fLondon, 1851, vol. VI, part. 111 et IV, et The Hothamsied Mémoire, vol. 1.
Eau évaporée Matière ftèrli«
par la plante. élaborée.
Sans engrais 7333.5 29.72
B\6.,, . \ Engrais minéral G438.1 28.55
Engrais minéral et sels ammoniacaux. 3627.0 i7.6t
Sans entrais 7774.3 30. lo
Orge . . j Engrais minéral 8313.9 32.43
Engrais minéral et sels ammoniacaux. 5513.7 20.29
j Sans engrais 7269.6 34.82
( Engrais minéral 7634,7 34.83
j Sans engrais 7065.5 27.27
! Engrais minéral 6244.4 29.63
( Sans engrais 3568.5 13.26
Irène. I Engrais minéral 3479.8 15.21
Engrais minéral et sels ammoniacaux. 885.5 6.55
Fèves..
Pois. . .
En calculant la quantité d'eau évaporée correspondante à la formation d'un gramme de matière sèche, on trouve pour le blé
sans engrais ^^ ' = 247. Les autres chiffres sont analogues et
la conclusion est que « pendant la croissance et la maturité des graminées, comme des légumineuses, il y a de 250 à 300 parties d'eau évaporée pour une partie de matière sèche élaborée ».
Recherches d'Haberlandt. — Haberlandt (1) aessayé de déterminer les quantités d'eau évaporées par les cultures de céréales ; soi) mode d'investigation ne peut conduire qu'à des conclusions approchées; il avait semé à des époques de plus en plus tardives : du blé de printemps, du seigle, de l'orge et do l'avoine, puis quand les plantes eurent acquis des développements tels que les unes pouvaient être désignées comme jeunes plantes, les secondes comme plantes moyennes avant la floraison, les troisièmes comme défleuries, plusieurs pieds de chaque espèce et de chaque âge furent déracinés avec précaution et les racines introduites dans de grands tubes de verre remplis d'eau jusqu'à un trait marqué au diamant; un tampon de coton empêchait l'évaporation directe; ces tubes furent entièrement enfouis dans du sable, disposé dans un endroit bien découvert; plusieurs fois par jour on remplaçait l'eau évaporée à l'aide d'une pipette dont le débit était mesuré par une pesée avant et après la distribution à chacun des tubes; les observations durèrent une première fois pendant deux jours clairs à soleil brillant, une seconde fois par un temps sombre et pluvieux.
(I) Ann. UQVon.^ t. 11, p. 305.