‹ Traité de chimie agricoleChapitre 14 sur 399 · CH* + 40 « 2H«0 + C · texte numérisé non relu

CH* + 40 « 2H«0 + C

2 vol. 4 ToL 4 Tol. S toi.

Le volume du formène est égal à celui de Facide carbonique, les six volumes primitifa sont réduits à deux; la contraction est double du volume de Facide carbonique.

Chimie agricole. 2

i]u'ils supportent, les variations de niveau d'une colonne de mercure indiquent la pression h laquelle le gaz est soumis et on déduit, de ces différences de pression, les changements de volume qui se sont produits par l'action des réactiTs,

Deux tubes de verre a et 6 sont mastiqués l'un et l'autre dans une pièce en fonte qui soutient également le manchon & eau dans lequel les tubes sont plongés (Og. e). Les deux tubes sont reliés par un tube courbé en arc de cercle, portant une tubulure inférieure c, liée par un fort et long caoutchouc d à un flacon de verre g renfermant du mercure; le flacon repose sur une étagère en bois A qui est mobile entre deux glissières verticales et qu'on peut fixer en tel point qu'on veut au moyen d'une vis de pression. On voit immédiatement que le mercure s'élèvera toujours au même niveau dans le tube vertical b et dans le Qacon g, et que pour le faire affleurer au trait i'

- Eudiomètre SctilœeiDg,

marqué sur la branche a du mesureur, il suffira de déplacer verticalement l'étagère et avec elle le flacon d'une longueur convenable. Par ce moyen on

AiNALYSE DES GAZ. J9

produit très commodément et très vite de grandes variations de niveau du mercure dans Fap pareil.

Pour réaliser de très petites variations de ce niveau, il faut pouvoir donner de très petits déplacements verticaux au flacon. A cet effet, la planchette de l'étagère, au lieu d^étre horizontale, présente une très faible inclinaison, telle, qu'entre ses deux extrémités il existe une différence de niveau d^environ 3 millimètres.

Au mesureur a est soudé un tube capillaire recourbé, qui est lié par un fort caoutchouc m bien serré à un tube capillaire recourbé en forme de pipette Dojère (fig. 7); ce tube plonge dans une cuve à mercure qui est fixée invariablement an support en bois de )*endiomètre. L'extrémité o ouverte du tube capillaire est rodée et peut se boucher au moyen d*un obturateur très simple 9, formé d^un agitateur dont la tète aplatie est recouverte d'une plaque de caoutchouc, tandis que Tautre extrémité est chargée de plomb, qui tend à renfoncer dans le mercure.

L'introduction et la mesure des gaz dans l'appareil comportent les opérations suivantes : il convient d'abord que la mesure ait lieu dans une atmosphère saturée ; pour introduire un peu d'eau dans l'appareil, on remplit une cloche de mercure, avec une pipette courbe on fait pénétrer de l'eau à sa partie supérieure; on lève le flacon g de façon à remplir tout l'appareil de mercure, on enlève la cloche renfermant l'eau de la cuve à mercure à Taide d'une cuillère en fer, on introduit la cloche dans la cuve de l'eudiomètre, on la fait passer au-dessus du tube capillaire o, puis en l'enfonçant doucement de la main gauche, tandis que de la main droite on descend le flacon, on appelle l'eau puis le mercure qui coule dans le mesureur; on relève alors le flacon de façon à remplir de nouveau l'appareil de mercure, celui-ci refoule l'eau dans la cloche, mais il en reste cependant sur Les parois une quantité suffisante pour que les gaz soient saturés.

Cette première opération étant faite, le mesureur étant rempli de mercure, 00 apporte la cloche renfermant le gaz dans la cuve de l'eudiomètre, on enlève un peu de mercure en tournant le petit tube p de façon & ne pas perdre de mercure, on la place au-dessus de l'orifice o du tube capillaire, puis on l'enfonce dans le mercure et on en appelle le gaz en descendant le flacon.

Quand le mercure coule dans le tube a tout le gaz est dans le mesureur, on enlève la cloche et on ferme l'orifice du tube avec l'obturateur; il convient maintenant de fixer le mercure jusqu'au repère l marqué sur le tube capillaire (Qg. 7), on y réussit en manœuvrant d'une main l'obturateur, de l'autre le flacon ; quand le mercure affleure à ce repère, on ferme le tube avec l'obturateur; il faut maintenant amener le mercure dans le tube a, au niveau i qui iîmjle le volume du gaz, volume qui doit toujours rester invariable, ce qu'on fait en manœuvrant la glissière, puis le flacon sur la planchette, on n a plus alors qu'à lire (1) sur le tube h fradué le nombre de divisions au-dessus ou

\\) La lecture des divisions auxquelles afOeure le mercure du tube 6 doit être faite avec la plus grande exactitude; pour l'exécuter, nous avons ajouté à Teudiomètre employé au Muséum un manchon de laiton, représenté au bas de la figure 6 ; il se déplace à frottements doux sur le manchon de verre, on l'élève jusqu'à faire affleurer son bord inférieur au niveau du mercure de façon qu'il n'existe qu'un espace très réduit entre le niveau du mercure et le bas du mauchon du laiton ; eufiu pour lire

au-dessous de la ligne zéro qui correspond exactement à la hauteur t dans la branche A.

Pour éviter les corrections relatives aux températures, on maintient le gaz à une température constante, h Taide d'un manchon rempli d'eau, agité constamment par un courant d'air amené par le tube /, on lit la température de Teau, au thermomètre reproduit à la partie supérieure des figures.

Imaginons que nous ayons à analyser un gaz provenant de la germination et renfermant de Tacide carbonique, de Toxygène et de Pazote; le gaz ayant été mesuré comme il vient d'être dit, c'est-à-dire que le gaz occupant le volume invariable (/, Q, on a lu la hauteur du mercure dans le tube b au-dessus et au-dessous de zéro, il importe de noter la température de l'eau du manchon qu'on rend uniforme dans toute sa hauteur, et constante en mouillant la partie extérieure du manchon avec de l'eau froide ou tiède, en y faisant passer constamment un courant d'air. Cette première mesuras terminée, on élève le flacon à, mercure pour repousser le gaz dans sa cloche ; quand tout y a passé, ce qu'on reconnaît en voyant le mercure couler par l'orifice 0 du tube, on enlève la cloche avec la cuillère de fer, on la porte sur la cuve ordinaire, on fait passer le gaz dans l'éprouvette à potasse, on l'y laisse pendant cinq minutes, puis on fait passer de nouveau le gaz dans la cloche de l'eudiomètre et on l'introduit dans le mesureur; quand le mercure est bien fixé au repère, on manœuvre le flacon g pour que le mercure affleure à i et on lit la division à laquelle arrive le mercure dans le tube 6, en prenant toutes les précautions indiquées dans la note précédente.

Le gaz contenu, dans le mesureur ne renferme plus que l'oxygène et de l'azote; pour connaître le volume de l'oxygène on fait pénétrer dans le mesureur de l'hydrogène qu'on introduit d'abord dans la cloche de l'eudiomètre, puis qu'on fait passer dans le mesureur à l'aide des manipulations déjà décrites, on lit le niveau du mercure ; on descend alors le flacon de façon à détendre beaucoup les gaz, puis à l'aide d'une petite bobine de Rhumkorf animée par une pile à bichromate on fait passer l'étincelle, en plongeant les deux conducteurs de la bobine dans les deux petits godets à mercure où arrivent les fils qui traversent le tube a où a lieu la détonation (ûg. 7). On ramène alors le niveau du mercure dans le tube a au niveau t et on lit la division à laquelle le mercure arrive dans le tube b.

Nous donnerons l'exemple suivant d'une Ginalyse d'air atmosphérique pris dans le laboratoire, exécutée par cette méthode.

Pression barométrique restée invariable pendant toute la durée

de l'analyse 764»",4

Température de l'eudiomètre 14°,23. Tension de la vapeur d'eau. 12"™,!

Divisions lues. Pffessions réelles (1).

Gaz analysé — 84.7 C49»™,6 ) . ^o^k^„ a*

Ai 1 o" o firnmm A I -AlC. Carbon. 0,6

Après potasse — 8o.3 649'"",0 ) '

correctement, il faut encore que rœll 8oit sur le même plan que la division à ins> crire; on s'assure que cette condition est remplie à l'aide d'une équerre qu'on appuie sur le bâtis de bois, quand on ne voit de la partie supérieure de l'équerre qu'une ligne, on vise dans le plan horizontal, et la lecture est correcte. (1) La pression réelle s'obtient par la différence 76*,4 — (I2»«,l + 84.7) = 649,6.

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