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ACTION DES GRAINES SCR L'ATMOSPHÈRE CONFINÉE

Avec hydrogène -+- 407.5 i 141",8 ) Contracl 407 4

Après détonation -h 0.1 734— j l-ontraci. Wi,4

d'où l'on déduit pour )a composition centésimale du gaz :

La correction du baromètre à zéro n'a pas d'influence sensible sur les résaJtats de l'analyse.

Absorption complète d'oxygène par les graines en germination. — LfCs méthodes que nous venons de décrire permettent crétodier avec précision Faction qu'exercent les graines sur ] atmosphère confinée dans laquelle elles sont plongées.

II est très important, dans ces expériences, de ne pas exagérer le poids des graines ; quand ce poids est considérable par rapport au volume du gaz à modifier, les phénomènes se compliquent, car les graines s'emparent de Toxygène jusqu'à la dernière trace ; c'est encore ce qui arrive quand on maintient une petite quantité de graines humides sous une cloche retournée sur le mercure dans de Vair ordinaire, pendant plusieurs jours.

Si on prolonge Texpérience, après que cette absorption est complète, on observe que le volume du gaz augmente, la graine produit deTacide carbonique, dont les deux éléments sont fournis par la décomposition de sa matière même. Celte altération est parfois accompagnée, ainsi qu'il a été dit, d'un dégagement dhydrogène ou même d'hydrogène protocarboné, mais on n'observe jamais la production de ces gaz dans une germination régulière, où les graines sont maintenues en présence d'une quantité suffisante d'oxygène.

§ 3. — Rapport entre l acide carbonique émis et l'oxygène absorbé.

Expériences de MM. A. Hayer et A. de Wolkoff (1). — L'erreur commise dans la détermination d'un rapport -^ obtenu en analysant simplement le gaz confiné resté au contact des graines est due, nous l'avons dit déjà, à l'inégale solubilité de l'oxygène et de l'acide carbonique dans l'eau qui gonfle les graines ; on conçoit que cette erreur puisse disparaître, quand l'acide carbonique est absorbé aussitôt qu'il est produit; la quantité d'acide carbonique

(0 Ann. des sciences naturelles bot,, t. I, 6« série, p. 241.

dissoute dans Teau des graines est, en efTet, fonction de la pression que présente ce gaz dans Tatmosphëre ambiante, si cette pression est très faible par suite de l'absorption constante de Tacidc carbonique ; la proportion de ce gaz qui reste dissoute est sensiblement nulle.

Ce sont ces conditions qu'ont réalisées MM. A. Mayer et de Wolkofi, dans un appareil consistant essentiellement en un tube en V retourné, dont Tune des branches renfermait les graines, tandis que l'autre ouverte sur le mercure renfermait une petite quantité de potasse caustique destinée à recueillir l'acide carbonique aussitôt qu'il était émis ; la diminution de volume accusée par l'ascension du mercure dans le tube permettait de suivre l'intensité de la respiration.

Les auteurs ne se sont préoccupés que de cette diminution de volume, par conséquent leurs expériences ne semblent pas

s'appliquer à la détermination du rapport -^p dont nous nous

occupons, mais si nous nous arrêtons un instant sur leur travail, c'est qu'il a servi de point de départ aux recherches de M. Godlewski, qui jusqu'à présent sont les plus complètes qui aient été exécutées sur ce sujet.

On conçoit, en effet, que si on suppose que le volume de l'azote est invariable, ce qui doit avoir lieu pour les expériences de courte durée exécutées sur des graines déjà gonflées et en voie de germination, la diminution de volume indiquera la quantité d'oxygène prise par les graines, et si d'autre part on peut doser l'acide carbonique absorbé par la potasse, on aura tous les éléments néces-

saîres pour calculer le rapport -jj-. C'est ce qu'a fait M. Godlewski,

en modifiant légèrement l'appareil de MM. Mayer et Wolkoff et en dosant l'acide carbonique absorbé par la potasse à l'aide d'une dissolution étendue de chlorure de baryum, qui précipite le carbonate de potasse formé, tandis que la baryte libre déplacée par la potasse reste dissoute : on pesait le carbonate de baryte recueilli.

En appliquant cette méthode, M. Godlewski a obtenu les résultats suivants (1).

Dans la germination des graines amylacées, on observe au début de l'opération, surtout quand on augmente la pression partielle de

(1) Ann. agron., t. IX, p. 37.

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