PROPRIÉTÉS CALORIFIQUES DES ÉLÉMENTS
Si au Heu d'employer ce procédé on détermine régulièrement la densité, on trouve naturellement des nombres un peu plus forts que ceux que donnerait le calcul, s'appuyant sur les volumes déterminés grossièrement par l'expérience précédente
Densité des divers éléments.
Sable siliceux 2. 75
Calcaire 2.46
Argile 2.59
Humus i .12
Retrait des éléments par dessiccation. — Les terres en se desséchant éprouvent un retrait plus ou moins considérable, cause des crevasses qui se montrent dans le sol après les sécheresses quelque peu prolongées. On a évalué ce retrait en mesurant des prismes de terre humide avant et après leur dessiccation à l'ombre.
1000 parties cubes se rédaiscnt à :
Chaux carbonatée en poudre une 950
Argile maigre 940
Argile pure 81 "7
Humus 846
Le sable n'éprouve aucun retrait.
Propriétés calorifiques des éléments. — Les déterminations exécutées par Schubler ne conduisent pas à des résultats bien précis; rhumidité d'un sol influe tellement sur son échauffement, qu'elle masque à peu près complètement l'action qu'exerceraient les autres éléments; c'est ainsi que les cultivateurs appellent terres froides les terres argileuses qui retiennent des quantités d'eau notables et qui sont par suite difficiles à échauffer, tandis que les sables qui retiennent très mal l'humidité sont souvent qualifiés de terres brûlantes.
La coloration des sols, à égalité d'humidité, exerce une influence sensible sur leur échauffement par les rayons solaires, les terres noires s'échauffent sensiblement plus que celles qui sont peu colorées ; les radiations échauffent d'autant plus le sol, qu'elles y tombent moins obliquement, l'orientation et l'inclinaison d'un sol exercent donc aussi une action marquée sur son échauffement. Nous aurons occasion de revenir sur ce sujet quand nous examinerons les sols en place.
Ténacité des divers éléments. — Schubler, qui a étudié avec
beaucoup de zèle les propriétés physiques des éléments et des terres elles-mêmes, avait espéré mesurer leur ténacité par diverses méthodes. Il modelait, en prismes de mêmes dimensions, les terres humides qu'il voulait éprouver; quand la dessiccation avait eu lieu, il enlevait les moules, plaçait les deux extrémités des prismes sur des supports de bois, puis suspendait au milieu un plateau chargé de poids jusqu'au moment où la rupture avait lieu.
Pour mesurer Tadhérence de la terre au bois ou au fer employés dans la construction des instruments agricoles, Schubler fixait des disques de bois ou de fer au plateau d'une balance : la terre étant maintenue à son maximum d^humidité, on appuyait le disque de façon à déterminer l'adhérence, puis on chargeait le plateau opposé de poids de plus en plus forts jusqu'au moment où l'adhérence était vaincue.
Les nombres qu'il a donnés ne représentent pas autre chose que la notion courante que l'argile est tenace et que le sable ne Test pas, nous ne croyons pas devoir les transcrire ; ils varient énormément suivant que l'adhérence a été obtenue plus ou moins complètement, deux expériences exécutées dans des conditions qui paraissent identiques conduisent à des nombres différents et par conséquent les évaluations de Schubler n'ont pas la valeur qui leur a été longtemps attribuée (1).