DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE
celle question dans le Journal de la Société d'agriculture d'Angle^ terre^ en 4850, que la quantité d'ammoniaque absorbée par une même terre était à peu près constante, quand la dissolution présentait toujours la même concentration, mais que cette quantité variait singulièrement quand la concentration variait elle-même, ou quand on opérait sur des terres différentes.
M. Brusllein (1) a démontré les fails précédents par une série de déterminations méthodiques. Ses essais portèrent sur trois terres d'Alsace, différant entre elles par leur constitution physique : la première, prise à Bechelbronn, était une argile ténue, compacte, assez riche en calcaire et durcissant beaucoup par la dessiccation; la deuxième, provenant de Mittelhausbergen, plus riche en carbonate de chaux, offrait peu de plasticité; la troisième enfin, terre du Liebfrauenberg, se composait surtout d'un sable quartzeux, riche en débris organiques.
Malgré ridentité des conditions d'un grand nombre d'essais, il se produisit des écarts de 10 à i5 p. 100 sur les quantités d'alcali absorbées. Le tableau suivant représente donc des moyennes :
Ac*
DESIGNATION DES TERRES
AMMONIAQUE