Même champ
(i) Comptes rendus, 1870, t. LXX, p. 98.
Analyses des terres précédentes.
Gravier
JDdél.
Résidu de la dé- j Sable siliceux, cantation . . . | Sable calcaire.
i Sable fm
Terre décantée. ! Calcaire
( Argile
Débris orsanicrues
Terre sèche
Nous donnons ci-joint les résultats des analyses de M.Schlœsing:
Ces déterminations confirment avec la plus grande netteté les faits précédents : nous avons vu que parmi les matières les plus utiles aux végétaux, trois : à savoir l'acide azotique, la chaux çt le chlore, ne sont pas retenus par la terre arable, tandis que trois autres sont au contraire absorbées : l'ammoniaque, la potasse et l'acide phosphorique ; or dans le tableau précédent indiquant les matières restées en dissolution dans l'eau du sol, on trouve précisément que si l'acide azotique, le chlore et la chaux sont abondants, la potasse, l'ammoniaque et l'acide phosphorique sont rares ou absents.
On voit en outre combien est variable la quantité de nitrates contenue dans un sol ; elle dépend bien plus de son état de sécheresse au moment de la prise d'échantillons, que des engrais distribués. Ainsi Ga saturé d'eau le 26 mars ne renferme pas de nitrates, tandis que 7 juillet, un litre d'eau en contient 0k'^,S35. Le 25 juinAtf cultivé sans engrais depuis dix ans donne encore O'^^SOo d'acide nitrique et A6, qui a reçu du nitrate de potasse, n'est pas beaucoup plus chargé. Le courant d'acide carbonique n'a guère eu d'influence que sur la solubilité de la chaux.
Ces déterminations ne sont pas suffisantes cependant pour nous renseigner d'une façon complète sur la nature des matières qu'il faudrait employer comme engrais, puisque nous savons que les racines peuvent se saisir, non seulement des matières dissoutes dans l'eau qui les baigne, mais aussi des substances qui ne se dissolvent que grâce à l'acidité du suc qui les imprègne. Le champ B de l'expérience précédente a rendu l'année même où l'échantillon a
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été prélevé : 39 hectolitres de blé, c'est une preuve que ni l'acide phosphorique, ni la potasse ne faisaient défaut et cependant l'eau du sol n'en renferme que des traces ; si ces études n'indiquent pas les matières qui font défaut dans le sol, elles nous renseignent déjà sur celles qui, étant dissoutes, seront absorbées ou perdues; or ces pertes sont parfois considérables, ainsi que nous allons le voir encore plus clairement en déterminant la composition des eaux de drainage.