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Nous alloDs voir que cet azote non retrouvé dans l'augmentation de la récolte existe pour la plus grande part dans les eaux de drainage et que par conséquent il est définitivement perdu.
C'est ce qui ressort du tableau E dans lequel MM. Lawes et Gilbert ont non seulement déterminé la fraction de l'azote retrouvée dans le supplément de récolte, mais en outre celle qui se trouve dans les eaux de drainage. Ce tableau indique en outre quel est l'ensemble des pertes qu'entraîne la culture du blé. Quand Tengrais azoté fait défaut, c'est la matière organique du sol qui entre enjeu; on voit qu'elle a même fourni un excédent de 10 kilogrammes d'azote, quand les sels ammoniacaux n'ont élé employés qu'en faible quantité.
On remarquera que les 96 kilogrammes d'azote distribués sont bien mieux utilisés parles récoltes quand ils sont additionnés d'engrais minéraux. Quand ceux-ci font défaut (parcelle 10) : 48^,4 d'azote passent dans les eaux de drainage, 36,6 seulement sont utilisés, tandis que la récolte utilise 48^,6, quand aux superphosphates s'ajoute du sulfate de potasse et 49'', 7 quand on a distribué du sulfate de magnésie ; ce dernier fait paraîtrait singulier, si on n'avait vu plus haut que le sulfate de magnésie dissout très bien la potasse contenue dans le sol et que par suite son addition assure l'alimentation du blé à la fois en potasse et en magnésie. Visiblement, une fraction très importante de l'azote introduit est toujours entraînée par les eaux de drainage, mais les pertes sont d'autant moindres, ou réciproquement la partie utilisée d'autant plus forte, qu'aux engrais azotés sont joints les engrais minéraux.
La plus grande partie de l'azote non retrouvé dans la récolte se trouve donc dans les eaux de drainage, MM. Lawes et Gilbert estiment, en outre, que les parties non retrouvées ont été entraînées dans les eaux non recueillies. En effet, le champ de Rotham^ sted repose sur un sous-sol de craie et le drainage naturel fonctionne en même temps que les drains eux-mêmes, de telle sorte qu'une partie de l'eau qui traverse le sol s'échappe sans qu'on puisse tenir compte de l'azote qu elle entraîne.
Au reste, si la partie de l'azote non retrouvée dans les eaux de drainage était fixée dans le sol, on constaterait dans les parcelles qui ont reçu des engrais un enrichissement sensible, or c'est ce qui n'a pas eu lieu ; les auteurs ont en effet constaté la teneur suivante en azote du sol des diverses parcelles :