DOSAGE DBS MATIÈRES GRASSES
mtaeê à germer renferment des hydrates de carbone lolubles, Appartenant an groupe des dextrioes, des sucres réducteurs et des sucres non rédocteurs; la farine épuisée de matière grasse daus l'opération précédente peut servir au dusagede ces principes, s'ils se trouvent dans la graine en proportions notables;
{"'ig- là. — Douge des matières grasses.
si au contraire ils n'existent qu'en faible quantité, il vaudra mieux prendre un autre échantillon d'un poids un plus fort, on l'introduira dans un tube de verre étiré et bouché par un tampon de coton et on lavera h l'eau froide, jusqu'à ce que ignelques gouttes ne laissent plus de résidu ji l'évaporation.
Le liquide est en général trop dilué pour qu'il ne soit pas nécessaire de le coQcentrer; quand il sera réduit à une trentaine de centimètres cubes, par évaporation au bain-marie dans une capsule de porcelaine, on en traitera une petite fraction par !on volume d*a[cool, qui gênéralement déterminera un précipité de deztri ne impur; cet essai ne peut être que qualitatif, il fiermettra d'inscrire au tableau de l'analyse les mots dextrine et «ucr es non réducteurs sans qu'on puisse aisément les distinguer.
On mesure 10 centimètres cubes ^ , ilu liquide rapproché, on y ajoute du sous-acétate de plomb, puis du sulfate de soude en excès, on
liltre, on lave le filtre et on l'a- l*"'»- '"■ - Dosage des matières grasses ; évapomène à 50 centimètres cubes ; ce ^^''"^^'^*'*'" "" ''" '"""^^ "^^ """'""' "" liquide est alors préparé pour le dosage des sucres et dextrines.
Dosage des sucres réducteurs. Ce dosage s'exécute à l'aide de la liqueur cupropolassique ; on la prépare en dissolvant à chaud 30 grammes de crème de tartre, M grammes de carbonate de soude dans un tiers de litre d'eau, on
ajoute ensuite dans la dissolution 20 grammes de sulfate de cuivre. On fait bouillir le mélange, on l'additionne de 40 grammes de potasse caustique dissoute dans Teau et Ton étend la liqueur jusqu'au volume d'un litre.
La présence de Facide tartrique dans le mélange empêche la précipitation de Foxyde de cuivre par la potasse; mais si Ton ajoute un sucre réducteur et qu'on porte àTébuUition, on voit la liqueur se troubler, passer au vert, au jaune, puis au rouge, et si le sucre réducteur a été employé en quantité sufûsanté, la liqueur se décolore complètement en abandonnant un précipité rouge d'oxydule de cuivre Le sucre s'est brûlé, en empruntant à l'oxyde de cuivre la moitié de Toxygène qu'il renferme.
Pour titrer cette liqueur, souvent désignée dans les laboratoires sous les noms de liqueur de Bareswill ou encore de liqueur de Felhing, on pèse 1 gramme de sucre de canne pur et sec, et on le dissout dans quelques centimètres cubes d'eau, on ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique et on porte à l'ébuUition, le sucre de canne se métamorphose en sucre réducteur, on sature Tacide chlorhydrique par quelques centimètres cubes de dissolution de potasse et on étend à 100 centimètres cubes avec de l'eau distillée»
n est manifeste que 100 centimètres cubes renfermant 1 gramme de sucre de canne, 1 centimètre cube renfermera 0^,01 et un dixième de centimètre cube : O^^OOl, correspondant & 08^,00105 de sucre réducteur (1).
Le liquide sucré ainsi préparé sert à. titrer la liqueur cupropotassique. Pour exécuter cette opération, on verse dans un petit ballon 10 centimètres cubes de liqueur cupropotassique; dans une burette graduée le liquide sucré et on le fait couler goutte à goutte dans la liqueur cupropotassique maintenue à l'ébuUition. Elle se trouble peu à peu par suite de l'apparition du précipité d'oxydule, qui, d'abord jaune, devient bientôt d'un rouge vif et se rassemble au fond du ballon. C'est seulement quand la liqueur est complètement décolorée qu'on cesse de verser. On lit alors sur la burette, le nombre de divisions employées et l'on inscrit ce nombre sur le flacon renfermant la liqueur cupropotassique. Supposons, pour fixer les idées, qu'il ait fallu 22^%5 de dissolution sucrée, pour décolorer 10 centimètres cubes de liqueur cupropotassique, nous en conclurons qu'il faudra 0k'',225 de sucre de canne ou
0 225 X 105 ' = 0,236 de sucre réducteur pour décolorer 10 centimètres cubes
de liqueur bleue. C'est ce nombre qu'on écrit sur le flacon renfermant la liqueur cupro-potassique. Il est bon de fermer le flacon avec un bouchon traversé par l'extrémité d'une pipette graduée à 10 centimètres cubes qui y est fixée à demeure. La liqueur bleue s'altère à la lumière, il faut la conserver dans une armoire obscure.
Cette liqueur étant titrée, on procède au dosage des sucres réducteurs, en versant le liquide purifié, ainsi qu'il a été dit plus haut, dans une burette graduée, puis en le faisant couler goutte à goutte dans 10 centimètres cubes de liqueur bleue jusqu'à décoloration complète, quand celle-ci s'est produite, on lit le nombre de divisions employées, on sait que ce nombre de divisions ren-
(l) Le sucre de canne ou saccharose C^^H^^O** = 342 se décompose sous l'influence des acides avec fixation d*eaueu2(C6HisO«) = 360; les matières sont donc entre elles.
dans le rapport de r7:r«=: 1,05.