‹ Traité de chimie agricoleChapitre 253 sur 399 · COLOMBINE · texte numérisé non relu

COLOMBINE

On désigne sous ce nom les déjections des animaux de basse- €Our ; elles renferment en centièmes :

Pigeons. Poules. Canards. Oies.

Azote 1.0à5.0 1.49à0.60 0.70 0.53

Acide phosphorique 0.4àl.8 2.00à0.61 1.50 0.40

Déjections totales produites en kii. kii. kti. kîK

un an par un oiseau 2.5à3.0 6.00 8à9 llàl2

§ 188. — Guanos phosphatés.

Sur un grand nombre de points où gitent les oiseaux de mer, la pluie est fréquente, ou encore, les vagues déferlent pendant les tempêtes et les guanos perdent presque toutes leurs matières solubles, ils ne valent plus guère que par les phosphates terreux qu'ils renferment. Wœlcker a donné la composition d'un grand nombre de ces phosphates, nous résumons ses dosages dans le tableau suivant (1) :

(1) Ann. agr,^ t. II, p. 493.

6i4 ENGRAIS D^ORIGINE ANIMALE.

Phosi^ata de chaux Origine. Axote. et de magnésie.

Mejillones 0.9 70

Iles Falkland 4.3 27

Patagonie... 0.9 23

Curaçao >» 69

Baker 0.5 66

Jarvis. V » 52

Shaw (Océan Pacifique) » 77

Malden >» 73

Euderburg » 83

Ile de Starbuch » 95

Ces matières sont surtout employées après traitement par Tacide sulfurique qui amène leur acide phosphorique à Télat soluble.

§ 189. — Engrais de poisson.

Les résidus des pêcheries sont des engrais actifs ; ils sont bien loin d*ètre utilisés complètement.

Plusieurs usines ont été installées à Terre-Neuve où se préparent d'énormes quantités de poisson, où, par conséquent, les détritus sont abondants ; à Concarneau, aux iles Loffoden, dans la Norvège septentrionale, on a aussi fabriqué des engrais de poisson. Les procédés à employer consistent presque toujours à faire agir sur les débris de poisson de la vapeur portée à une pression de plusieurs atmosphères; les débris perdent leur huile, deviennent durs et cassants et sont réduits en poudre dans un moulin.

La composition de ces engrais est naturellement variable, on y trouve de 7 à 8 p. 100 d'azote et de IS à 25 de phosphates.

L'odeur de ces engrais est très forte, elle attire les rongeurs qui paraissent très friands de ces substances infectes.

Actuellement, il existe en France des fabriques qui traitent les résidus de poisson par l'acide sulfurique, puis saturent l'acide employé en excès par des phosphates minéraux; on produit ainsi un engrais qui, desséché et pressé, perd de l'huile et donne un tourteau dont la composition est variable, on y trouve de 3 à 6 cenlièmes d'azote, de 8 à 9 centièmes de phosphate total.

Quand on songe à l'immense quantité de poissons non comestibles que renferme la mer, aux prix élevés qu'atteignent les engrais dont nous venons d'indiquer le mode de fabrication, on doit penser que la pèche des poissons destinés à la fabrication des engrais prendra un jour un grand développement.

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