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RÉSUMÉ. — MODE D'EMPLOI DES PHOSPHATES

Les scories de déphosphoration se sont donc montrées supérieures aux phosphates fossiles et même, quand on les a mises en comparaison avec les superphosphates, elles ont donné plus de grain, mais un peu moins de paille. On conçoit, d'après les résultats précédents, que les scories de déphosphoration soient considérées comme un engrais phosphaté des plus efficaces.

L'acide phosphorique qu'elles renferment n'est cependant que partiellement soluble dans les réactifs employés dans les laboratoires pour déterminer le degré d'assimilabilité des engrais, aussi, dans l'espoir d'élever leur prix, a-t-on essayé de traiter les scories par l'acide sulfurique, et de les transformer en un produit désigné sous le nom de scories dissoutes ou de superphosphate de fer.

La principale objection à l'emploi des scories pour la fabrication des superphosphates est leur richesse en oxydes de fer et surtout en oxyde ferreux. Le traitement par Tacide sulfurique convertit cet oxyde de fer en sulfate ferreux, matière généralement reconnue comme nuisible à la végétation. Il est bien certain que les sols qui contiennent une certaine quantité de vitriol vert sont stériles, mais cette stérilité disparait, dès que l'on est parvenu à peroxyder le fer en labourant le sol. Il est vrai qu'une fumure de 200 à 300 kilogr. de scories dissoutes par hectare représente une quantité de sulfate de fer assez peu considérable. On a donc dû tenter l'expérience.

Elle n'a pas été favorable; on a reconnu, d'une part, que le superphosphate de chaux additionné de sulfate de fer, perdait de son efficacité; et d'autre part que les scories dissoutes étaient moins avantageuses que lorsqu'elles n'avaient pas été traitées par l'acide sulfurique.

§ 254. — Résumé. — Mode d'emploi des engrais phosphatés.

Les cultivateurs emploient les phosphates :

l'» Sur des terres de défrichement souvent riches en matières organiques ;

2*» Sur des terres anciennement cultivées qui peuvent être : (â) calcaires {b) non calcaires.

Quels sont les engrais phosphatés qui conviennent à, ces différents sols, c'est ce qu'il importe de résumer en quelques lignes.

Terres de défrichement. — Sur ces terres, d'ordinaire riches en matières organiques, il î^mX toujours essayer les nodules pulvérisés : à la dose de 300 à 400 kilos à l'hectare, ils produisent souvent

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d'excellents effets ; le noir animal à la dose de 200 à 300 kilos est également très efficace.

Il faut éviter, ainsi qu'il a été dit, de distribuer simullanémeni à ces sols les phosphates et les amendements calcaires. Les phosphates doivent être répandus d'abord y et seulement l'année suivante la marne ou la chaux.

Les scories de déphosphoration renfermant de l'acide phosphoriquc beaucoup plus attaquable que celui des nodules, peuvent être employées également, malgré la grande quantité de chaux qu'elles apportent au sol. On peut essayer 500 kilos à l'hectare.

Terres anciennement cultivées : (a) calcaires. — Sur ces terres les superphosphates sont absolument indiqués, toutes les autres formes de phosphates sont peu efficaces ; on peut employer 300 kilos à l'hectare pour les betteraves ou les pommes de terre; généralement 200 kilos suffisent pour le blé. L'addition de ces phosphates à une bonne fumure de fumier de ferme est habituellement très avantageuse pour les terres où l'acide phosphorique est en faible quantité (voyez page 750).

Terres anciennement cultivées : (b) non calcaires. — Pour ces sortes de sol, les scories de déphosphoration ou les phosphates précipités sont absolument indiqués ; la dose de 300 ou 400 kilos à l'hectare est généralement suffisante.

Remarque. — Les engrais phosphatés sont particulièrement efficaces dans les terres qui ne reçoivent pas de fumier de ferme, et qui sont cultivées à l'aide d'engrais de commerce; il arrive souvent que des terres, même médiocrement riches en acide phosphorique, ne bénéficient plus de l'emploi des engrais phosphatés quand elles reçoivent de fortes doses de fumier de ferme.

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