DOSES A EMPLOYER
à-dire que la récolte est juste double de celle qu'a donnée l'eng^rais employé à dose moitié moindre, mais quand on Iriple la dose de sel ammoniacal, on obtient 33.0 — 14. i = 18.9 hectolitres de supplément qui est bien loin de 3 X 7.9 = 23.7 qui représente le triple de l'augmentation qui a produit l'addition de 224 kilos de sels ammoniacaux.
Yhiblemcnt une dose d'engrais modérée est plus avantageuse qu'une dose très forte ; c'est ce qui résulte encore de l'expérience sur l'orge citée plus haut : 224 kilos de sels ammoniacaux donnent 40 hectolitres 8 et une dose double : 44 hect. 3, c'est-à-dire que la récolte n'est nullement proportionnelle à la dose d'engrais employé. Je suppose que 400 kilos de sulfate d'ammoniaque ou de nitrate de soude sont les doses les plus considérables qu'il faille employer, même pour la culture des betteraves.
Les doses très fortes de superphosphates n'exercent souvent pas une action plus marquée que des quantités moindres; à Wardrccques, on a obtenu, à l'hectare, 46.800 kilos de très bonnes betteraves avec 600 kilos de superphosphates et 47.800 kilos de racines avec 1200 kilos.
Si ces quantités exagérées de phosphates n'exercent aucune influence sur le poids de la récolte ou sur sa valeur, il n'en est plus de même de l'excès d'engrais azoté; dans la culture des betteraves , cet excès est funeste , car les racines se chargent de nitrates qui nuisent à la pureté du jus, si ces betteraves doivent êlre employées à l'extraction du sucre, qui exercent sur la santé des animaux une influence fâcheuse si elles doivent être consommées.
Mode d'emploi des engrais chimiques. — L'épandage des superphosphates à l'automne ne présente aucun inconvénient, ils persistent dans le sol et ne sont pas entraînés dans les eaux de drainage, il n'en est plus de même pour les engrais azotés ; nous avons dit déjà que le nitrate de soude devait toujours êlre employé au printemps; quant au sulfate d'ammoniaque, il est dangereux de le répandre entièrement à l'automne, même sur le blé, car si l'hiver est doux et pluvieux, il peut être nitrifié et complètement perdu, mais quelques praticiens jugent avantageux de le répandre en deux fois : une fraction à l'automne pour donner au blé une grande vigueur^ l'autre fraction au premier printemps.
La plupart du temps on répand les engrais chimiques à la volée et on se borne à les enterrer avec un coup de herse. M. Petermann,
directeur de la station de Gembloux (Belgique), juge qu'il est beaucoup plus avantageux, pour la culture des betteraves, d*enfouir Tengrais à une certaine profondeur. En employant, en 1883, un mélange de 500 kilos de nitrate de soude et de 660 kilos de superphosphate, il a obtenu des récoltes très différentes, suivant le mode d'épandage de Tengrais.
Galtare des betteraves.