‹ Traité de chimie agricoleChapitre 51 sur 399 · A BC · texte numérisé non relu

A BC

^ig-3I. — Décomposition de Tacide carbonique par les feuilles soumises à diverses

radiations lumineuses (M. Timtriazeff}.

première était dans le rouge extrême, qui n'est pas absorbé par la chlorophylle, la seconde occupant la partie du rouge entre B et C, qui correspond à la bande d'absorption caractéristique de la chlorophylle, la troisième dans la partie correspondant à la seconde bande d'absorption, la quatrième dans la partie jaune qui correspond au maximum d'intensité lumineuse, la cinquième dans le vert un peu à gauche de la quatrième bande d'absorption de la chlorophylle.

Après l'insolation qui durait cinq ou six heures, on procédait aux analyses. Si on compare la courbe ci-jointe qui indique la quanl'ié d'acide carbonique disparu dans les diverses éprouvettes au spectre d'absorption des rayons par la chlorophylle (fig. 1 6), on arrive à cette conviction que les rayons efficaces pour déterminer dans la

11) Am, de ch. et de phys,, d« série, t. XII, p. 355.

partie gauche du spectre la décomposition de Tacide carbonique sont bien les rayons absorbés par la chlorophylle.

Expériences de H. Reinke (1). — M. Reinke n'a pas soumis à l'analyse les atmosphères modifiées par le séjour des feuilles, il a seulement compté le nombre des bulles de gaz dégagé dans un temps donné par la section d'une plante aquatique submergée dans une dissolution faible d'acide carbonique, méthode imaginée par M. Sachs et qui s'est trouvée plus exacte qu'on ne pouvait le penser à priori, M. Reinke reçoit sur un prisme un rayon lumineux rendu fixe et horizontal par un héliostat; le spectre obtenu est dirigé sur un écran formé de deux planchettes verticales qu'on peut rapprocher ou écarter à volonté, de façon à ne laisser passer entre elles que les rayons à utiliser; ceux-ci sont reçus sur une grande lentille convergente qui donne à quelque distance une image colorée de la fente d*introduction, blanche si on recueille tout le spectre, colorée si on en a éliminé par les écrans quelque partie. Une dernière difficulté reste à surmonter : il faut donner aux images de diverses couleurs une égale intensité lumineuse. Pour y réussir, on place devant l'écran une échelle des longueurs d'onde adaptées à la dispersion du prisme employé. Dans la partie rouge du spectre les traits de cette échelle étant beaucoup plus rapprochés que dans la partie violette, on voit de suite que pour obtenir une image violette de même concentration que l'image rouge, il faudra recueillir sur la lentille collectrice une largeur décuple, par exemple, de celle qu'il eût fallu prendre dans le rouge. Le maximum de dégagement d'oxygène coïncide avec le maximum d'absorption de la chlorophylle, il se trouve dans le rouge non loin de la raie B; la courbe descend rapidement vers l'ultrarouge, plus lentement vers le violet; bien que les radiations de la partie droite du spectre soient très bien absorbées, elles ne présentent aucune efficacité.

Expériences de M. Engelmann. — Le savant professeur de l'université d'Utrecht aprofité, pour étudier l'émission d'oxygène par les feuilles dans différentes parties du spectre, de l'influence qu'exerce ce gaz sur la mobilité de la bactérie ordinaire de la putréfaction, et notamment de la forme la plus petite : le baclerium termo.

L'oxygène est nécessaire à l'état mobile de ces organismes; dans

(I) Ann, agr.^ t. X, p. 13C.

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