II
Cette recette et la recette française que nous avons donnée d’abord , nous paraissent les meïlleures ; mais tout le monde est d'accord sur.ce point, queles dosages doivent varier avec l’état et l'allure des fournéaux ; ear l’intensité du feu, non-seulement n’est pas la mênié dans toutes les verreries , mais encofé est variablé dans le même fourneau de fusion. Ordinairement, l’activité d’un four qui alloit d’'äbord en croissant , baïsse, par suite de l’altéra-
tion dés paroïs, au bout de quelques mois de service, et alors il faut augmenter la dose des fondans.
1421. Façon. On façonne le verre à vitres de deux manières différentes: l’une, pratiquée long-temps dans toutes les verrerie#, a été abandonnée en France, mais s’est conservée en Angleterre; l’autre, d'invention plus récente, est généralementen usage dans toutes les verreries dela France. Däné l’ancien procédé, l’ouvrier cueille au bout de la * canné une petite masse de verre; il la maintient en place, en tournant contiMelletient la canne jusqu’à ce que la Masse commence à se figer ; il cucille alors une nouvelle dose de verre , et ainsi de Suite, tant que le bout de l’ins- Strument n’est pas suffisamment garni. Quand il a ainsi rassmblé la quantité de verre convenable, il présente le bout de la canne à un grand ouvreau pour le ramollir. Il souffle cette masse et en forme une sphère volumineuse; celle-ci, présentée de nouveau à l’ouvreau, s’y ramollit, et en tournant encore, l’ouvrier applatit le côté opposé au bout de la canne." Au milieu de la partie plate, il soude une autre canne et coupe le col du sphéroïde vers le bout de la première canne. Il suflit alors de dilater l’ouverture de ce col au moyen d’une planche, qu'un aide introduit dans l’orifice et qu'il appuie contre ses parois, tandis que l’ouvrier fait tourner la pièce. Il obtient de la sorte un cône tronqué tout-à-fait semblablé à une cloche à melons. Il rapporte la prèce à louvréau et la chauffe fortement pour la ramollir. | ‘4
À VITRES ob
La canne est alors placée horizontalement sur une barre
‘de fer et soumise à un mouvement de rotation très-vif,
En vertu de la force centrifuge, la cloche s’applatit et
sétend, de manière à donner une table de verre bien ronde
et d’'uneépaisseur assez égale, jusqu’à une certaine distance du centre: |
Quand l'opération est terminée, l’ouvrier porte la feuille de verre en ayant soin de tourner encore, sur une aire plate faite avec des cendres chaudes et placée très-près du fourneau de recuisson. Il y dépose la feuille horizontale: ment, et, au moyen d’un coup léger, il la détache de la canne: Un aïde la prend alors, au moyen d’une fourche et la porte dans le four à recuire, où il la met dans une situation verticale.
Les vitres ainsi préparées, offrent au centre un noyau épais d’un effet désagréable. Quand on les débite, pour les en débarrasser, les vitres qu’on obtient ne peuvent jamais avoir de grandes dimensions; mais elle offrent un éclat parfait qu’on ne retrouve pas dans les vitres dues au procédé moderne, bien préférable d’ailleurs à tous les ‘autres égards. |
1422. Lie nouveau procédé étant d’un usage habituel dans les verreries françaises, nous le décrirons avec plus de détail.
Lorsque le verre est affiné et écrémé, on échauffe les cannes au petit ouvreau destiné à cet usage. L'aide prend la canne chauffée, la plonge dansle verre, en cueille une certaine quantité, la retire, la tourne, afin que le liquide nes’en sépare pas , puis reprend une plus grande quantité de matière, et passe enfin la canne garnie de verre au souffleur. Celui-ci la pose par le bout sur une plaque de fonte, toujours en tournant ; il ramasse le verre près de l'extrémité , replonge la canne dans le creuset et cueille encore de nouvelle matière: Il place la masse de verre rouge, toujours en tournant, dans l’eau que content une fosse
} 596. HIV. Ve CH: IX. VERRE creusée dans un bloc de bois. Pendant qu’il fait tourner le verre en sens divers dans ce creux, un aide verse de l'eau sur la partie du verre qui touche la canne, afin de refroidir la canne elle-même, et de rendre le verre moiris adhérent à celle-ci.
La masse de verre refroidie est portée à l’ouvreau pour la ramollir. Lorsque l’ouvrier juge que le verre est assez mou, il le retire et recommence à le tourner dans l’eau, mais'en soufflant de manière à former un sphéroïde, de la grosseur convenable. Il prend alors la canne et lui fait décrire, en allant et venant, le mouvement d’un battant de cloche. En même temps, il souffle dans la canne, en saisissant l'instant où elle se trouve à peu près verticale; le globe s’allonge ainsi et prend la forme d’un cylindre, autant par le propre poids du verre que par l’action du soufflage. | el Fi 154
La pièce de verre ne doit jamais rester en repos pendant qu’elle est encore molle, sans quoi elle s’affaisserait etse déprimerait inégalement.
Bién entendu, que le souffleur porte la pièce à l’ouvreau pour la ramollir, trois et même quatre fois, avant qu’elle ait acquis l’étendue nécessaire; dès qu’elle y est arrivée, il pose la cannesur-un crochet portatif qu'un aide soutient ;
il introduit le cylindre dans le four, et là, il chauffe
l'extrémité fermée, tout en tenant le doigt appliqué à l’autre bout de la canne. Bientôt , l’air contenu dans le manchon se dilate, et commeil ne trouve aucune issue, il fait effort sur l’extrémité ramollie et la crève. Dès que l'ouverture est faite, on tourne vivement la pièce de manière que les bords du trou s’écartent et que l’ouverture s'agrandisse. Le souffleur retire ce cylindre percé du fourneau, en tournant la canne avec vitesse, lui faisant fairele mouvement de battant de cloche, mais avec précaution. Par ce moyen, le trou déjà'faît s'agrandit encore, et le bout du cylindre acquiert une ouverture égale à son diamètre.
A VITRES... | | bg
Le verre se refroidit promptement et bientôt la pièce ne peut plus se gauchir ; à mesure que le verre devient plus ferme, l’ouvrier ralentit son travail, et dès qu'ilest arrivé äunce consistance qui le rang capable de sesoutenir sansse déformer , il passe la pièce à àun aide; celui-ci Ja pose sur un tréteau à deux appuis, prend une goutte d’eau avec un outil en fer, la pose sur le.bout du Fr da pen , près de la canne, et par un coup de cet outil, appliqué sur le milieu de la canne, Be pièce cassée se détache avec une cassure plus ou moins égale. (1)
On cqupe RP le cylindre du côté qui tenait à la canne de manière à obtenir un manchon de grandeur convenable. On procède ensuite à l’étendage.,
1423. On refend d’abord le cylindre dans toute sa aan gueur; pour cela on le pose sur un tréteau à deux appuis; ‘on trace avec une goutte d’eau une ligne droite dans le sens de la longueur du cylindre, et on passe un morceau de fer rougi, sur la ligne tracée par l’eau , ce qui détermine sur-le-champ la fraeture du cylindre dans toute sa longucur et très-uniformément. On porte le cylindre fendu dans le four àgétendre , en observant de l’introduire avec précaution; à mesure qu'il s’échauffe, et quand on voit qu'il est prêt à plier sur lui-même, l’ouvrier étendeur le porte vers le milieu du four sur la plaque à à étendre.
. Cette plaque, connue sous le nom de lagre, n'est autre chose qu’une feuille ordinaire de verre. C’est la première feuille de la fournée qu'on étale sur la sole de terre, et
(1) Les cloches qui servent à recouvrir les pendules, ete., se font de la même manière, bien entendu qu’on ne perce point Je bout du cylindre et qu’on s'attache au contraire à le rendre trèsrégulier et d’uneépaisseur bien uniforme.
Les verres elliptiques se préparent comme les précédens, mais ils se terminent er les comprimant entre deux plañthes après les avoir chauffés à l’ouvreau , au point convenable pour les ramollir.
Be Liv. Ÿ. Gt. . VERRE
qu’on sotrpoudre d’un peu de verre d’antimoine. De iohps en temps, on jette de la chaux dans le foyer; celle-ci se trouve entraînée par le courant d’air et s'attache en partie à la surface du lagre. Au moyen de ces deux précantions, la nouvelle feuillé ne s'attache point à ka première, et lopération s'exécute avec factlité. Mais au bout de douze heures ou vingt-quatre beures de travail, lé Tigre se dévitrifre, se durcit, et il raye les vitres que l’on fait glisser sur sa surface, ce qui oblige à le remplacer.
Le cylindre, arrivé sur la plaque, et suffisamment ramollr, l’étendeur affaïsse à droite et à gauche les deux côtés qui cèdent facilement. Au moyen d’un rabot de bois convenablement emmanché, qu'on fait glisser à la surface du verre avec vitesse, on donne au carreau des faces: très-planes, tant en dessus qu'en dessous.
La vitre étant terminée, on la pousse dans le four à recuire, où, presque aussitôt, elle prend assez de consistance en se ah o x ount-G) os se soutenir dañs la position verticale qu’on lui donne, sans's Rest sous son propre poids.
1424. C'est par ce dernier paca faconne le verre en tables, qui ordinairement est'à base de potasse. C'est donc du verre de Bohème. Il y a toutefois cette différence, que dans le verre à vitres, le côté le plus long de la vitre se trouve suivant l'axe du manchon qui sert à la produire, tandis que dans le verre en tables, le plus long côté de la table provient du dérdon du cylindre lui-même,
Des glaces: à
1425. Le verreà glaces est un verre à base de soude et de chaux. Il doit être parfaitement afliné. Les fourneaux employés à celte vitrification ont done besoin d’un trèsgrand tira 90 car on ne peut, dans la fabrication des glaces, augmenter au delà d'un certain terme, la dose Ge Fa base
À GLACES ot) alcaline pour rendre la vitrification plus.facile. Les glaces préparées de la sorte seraient hygrométriques à un degré plus où moins intense; elles s’altéreraient promptement, et perdraient leur poli. Comme les glaces sont toujours des objets d’un assez grandprixi il est indispensable, dans une bonne fabrication ; de doser leurs parties con- stituantes de manière à leur assigner une longue durée et une grande résistance à l’action prolongée de l'air humide,
Le verre à glace doit avoir une grande transparence ») àL ne doit présenter ni bulles, ni nœuds, ni stries ; une vitrification parfaitement homogène est donc nécessaire , ét pour l'obtenir il faut un feu vif et long-temps soutenu; aussi l’aflinage de ce verre , est-il le plus difficile de tous.
1426. La fabrication des glaces date des premiers temps ded’introduction des verréries en Europe. Les miroirs furent, péndant bien des années , l’objet d'un commerce important pour Venise, la seule ville qui pût en fournir aw commerce. La fabrique était placée à Murano, mais elle ne produisait que des.glaces préparées par un procédé de soufllage , analogue à celui qu'on applique encore aujour= d'hui à la fabrication des vitres. .
C’est ce procédé qui fut importé en France en 1665, Une fabrique montée minutieusement sur le modèle de celle de Murano, fut établie par des artistes bit À à Tourlaville,, aux environs de Cherbourg.
Les plus grandes glaces qu’on put se procurer ainsi, avaient environ trois pieds de côté. Elles étaient d’ailleurs exposées aux bulles, nœuds ou stries si fréquens dans les vitres ordinaires. Tous ces -inconvéniens disparurent par l'invention du procédé de: coulage , encore en usage aujourd hui. Abraham Thevart imagina ce moyen hardi, qui permet d'obtenir des glaces de dix pieds , et le mit en usage à Paris en 1685. C’est le même artiste qui fonda, en 1691, la célèbre manufacture de Saint-Gobin, restég si long-temps sans rivale,
600 FRERE vi cts K. VERRE
Il'existe aujourd'hui en France trois manufactures de glaces; celle de Saint-Gobin, celle de Saint-Quirin et celle de Mont-Luçon. Comme elles sont mohtées sur une très-grande échelle, le commerce des glaces est un objet très-important pour la France.
1427. La grande dimension des glaces exige qu’elles aient une certaine épaisseur, et comme on est dans l'usage de fabriquer le verre qui les forme au moyen de la soude, on est obligé de porter un soin très-particulier dans le choix des matières premières, pour éviter autant que possible la teinte verte qui est propre au verre produit par cet alcali. Il serait possible de remédier à ce défaut, en’ se servant de potasse ou du moïins-en remplaçant une eue de la soude par de Ja potasse.
- Dans les manufactures actuelles, on met un soin extrèême à purifier le carbonate de soude; ôn choisit le sable et la chaux avec la même attention, et pourtant lé verre obtenu, conserve encore une ‘teinte verte ou bleue trèsmarquée, ce qui n'aurait certainement pas lieu avec des. glaces à base de potasse ; mais il est à craindre qu'un verre à base de potasse, si riche en alcali que l’est le verre à glace, ne soit un verre hygrométrique.
1428. L'épaisseur nécessaire des glaces entraine un autre inconvénient très-grave. Celui-ci résulte dés'stries, bulles , nœuds ou filets qui se rencontrent dans la masse du verre et qui réfléchissent les objets en divers sens, de manière à défigurer les images. Ces défauts ne s’'apercoivent même, qu'au moment où la glace a déjà supporté un polissage coûteux, et contribuent ainsi à maintenir assez haut le prix des belles glaces. Quand ils se présentent, on amincit les glaces ou bien on les coupe en morceanx plus petits pour les faire disparaiire. C’est dans le but de les prévenir, qu'on fait subir au verre à glaces un affinage si prolongé , et qu’on en augmente la fusibilité par une proportion d'alcali plus forte que celle qu'on met dans les. vitres.
À GLACES, Got:
1420. Dans 18 débnter siècle, ons’est beaucoup occupé de la couleur que les glaces doivent avoir! pour remplir leur’ objet. Montamy avait avancé que la couleur noire était préférable à à toutes les autres, et sa théorie parut assez spécieuse pour exiger une réfutation en forme, de la part de Allut, qui fut conduit à la conséquence opposée.” Les opinions de Montamÿ ne purent pas résister‘à un examen attentif. Aujoùrd'hui, on cherche au contraire, à donner la plus ‘parfaites transparence aux glaces et à détruire les moindres traces de coloration dans le verre quiles forme. Il est clair qu'on doit en agir ainsi, quand on veut quela réflexion s'effectue sur la lame de taïin, à la seconde surface'du verre. Si, au contraire, on voulait qu'elle se fit à la première surface, il faudrait en effet donner au verre non-seulement une couleur noire, maïs une opacité complète , semblable à celle des métaux eux-mêmes, ce qui n'est pas facile. LL | |
Pendant long-temps, on n'avait employé que le bois pour alimenter les fours de fusion destinés à la fabrication des elaces ; mais depuis quelques années , on se sert avec avantage 4e charbon de terre. Entre deux Rats dont l’un est alimenté avec le bois et l’autre avec le charbon, on n’aperçoit aucune différence dans la qualité du verre. -On ne couvre même point. les pots en employant le charbon, mais on laisse séjourner la matière deux où trois heaibé de plus dans les pots et les cuvéttes.
1430. Préparation. Pour faire les glaces, on emploie deux sortes de creusets , lés pots et les cuvettes : les premiers servent à contenir les matières à fondre et à les conserver long-temps à l’état de fusion; les autres reçoivent le verre fondu, qui achève de s’y : Mure on le verse de celles-ci sur une table pour le couler en Llica Trois pots contiennent la matière pour six petites cuvettes ) OU pour trois grandes. Ces dernières sont employées pour les glaces de grande dimension, par exemple de 100 pouces
Go Liv. V. CH. #, VERRE
etau-dessus. Depuis peu, on construit des fours à six pots et à douze cuvettes, huit petites et quatre grandes, et l’on fabrique: des cuvettes de trois grandeurs ; qu'on désigne, sous le nom de petites. ,» moyennes et grandes Les. petites ont la forme d’un carré parfait, les mOÿeRDEE et ss dr celles d’un carré-long,, 41 4 lim st:
: Vers le milieu de la hauteur dés: cuveties, 5 ménage un. enfoncemént: de. deux ou trois poucés. de largeur, et. d’unpouce de profondeur, nommé ceinture de la euvette : c'est par là qu'on Les saisit avec Jes tenailles.. Gette ceinture règne-sur les quatre côtés des cuvettes.'. LE
Les sables qu’on fait ientrer dans-la:composition du: verre à glaces doivent être très-blancs ‘et très -fins. À: défaut de sable on se sert de grès tendres ;-blances et bien pulvérisés. Les pierres à fusil, le silex, le quartz!; calcinés, étonnés et mis en poudre , peuvent aussi servir à la; des mélanges. DORA OUR on ne se sert que de sable d’Aumont. , ET #0) |
Voici la composition du verre pour les glaces:
Sable très-blane. . . . . ., 300 parties, … Carbonate de soude sec... . 100 tbe . Chaux éteinte à l'air. . . . 43 tee doper ent eee FT
Le calcin n'est introduit dans les mélanges qu'après le frittage : seulementil a besoin d’être divisé..On fait done rougir les morceaux de verre cassés dans un four à frivte, et on les fait tomber rouges, dans des baquets pleins:.d’eau froide. Leur immersion subite dans ce liquide détermine une multitude de fissures qui en rendent la division complète et très-prompte. On a soin d'ajouter du reste un centième de soude au calcin, pour remplacer la portion perdue par évaporation.
Les quantités de sable, d’alcali, de dun: de calcin, ne sont point invariables, On ne les marque ici, que comme
À GLACES. bo
des données desquelles on peut et même 6 doit s’écarter, toutes les fois que les circonstances semblent l’exiger. :
1431, Comme la matière, une foïs fondue, diminue beaucoup de volume, l’on introduit d’abord dans les pots le tiers de la quantité qu'ils peuvent contenir; ce n'est que quand ce premier tiers est fondu qu'on y met, le second, après la fusion duquel on ajoute le troisième. Ces trois époques sont désignées, par les, dénominations de pre mière ; deuxième et troisième fonte. Le:temps nécessaire pour ‘a fusion et le raffinage est partagégégalement entre les pots et les cuvettes. On laisse, séjourner la matière seize heures. dans les. pots et seize heures dans les cuvet: tes ; au bout de ces trente-deux heures , elle est. propre à être coulée. Pendant les deux ou trois dernières heures # on cesse de tiser, ou d'ajouter du combustible ; on bouche tous les ouvreaux; on laisse ainsi la matière prendre la consistance convenable ; c'est ce qu'on nomme arréter le verre, ou faire la cérémonie.
L'action de transvaser le verre des pots dans les cu= veltes porte le nom de tréjetage. Avant de tréjeter, on soumet les cuvettes au curage, qui a pour but d'en ôter le verre quelles ont retenu, ou les ordures qui pourraient y être tombées après la coulée. Pour cela, on les retire rouges du four, et on les place près d’un baquet plein d’eau. On se dé d'enlever avecla poche, le verre ancien qui se trouvé amassé dans le fond: du vase;,on le jette, à. mesure dans l’eau des baquets. $i la cuvetle est neuve-et. n'a point encore servi, on y verse un peu de verre fondu pour la laver , et on procède au curage , comme à Pordinaire. Le curage achevé, on replace les cuvettes dans le four , et, après quelques instans de chauffe, on procède au tréjétage. Pour cela, un ouvrier cueille dans le creuset au moyen d’une cuiller en cuivre, tout le verre nécessaire pour remplir la cuvetie. Il a soin de refroidir sa cuiller de temps en temps , pour l'empêcher d'entrer