‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 191 sur 218 · AE · texte numérisé non relu

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Felspath.…. FE Hi vS Plintelass. 04 20 men A CO TOMANICRel : 9." 4 Porax 14,408 lus Friltez ct ajoutez

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La troisième composition de pâte est plus fusible que les deux premières , ainsi que l'exige le but auquel on la destine,

Ces porcelaines se cuisent d'abord en biscuit. On empile pour ainsi dire sans précaution, dans les étuis , les pièces les unes sur les autres. Comme elles ne se ser 5248 sent pas assez pour se coller, leur contact n'offre aucun inconvénient. Quand elles ont cuites, on les passe en couverte et on fond celle-ci au feu. Comme cette couverte est très-fusible, les pièces n’éprouvent pas le moindre ramollissement et peuvent par cela même être soutenues sur des perneltes comme les pièces de faïence. La cuisson du biscuit s'opère à un feu à peine plus élevé que celui qu'exige le dégourdi de la porcelaine dure. Celle de la couverte a lieu encore plus bas. Toutes ces circonstances rendent cette espèce de porcelaine très-économique,

Porcelaine dure ou chinoise.

1494.Lapâte de la porcelaine dure est généralement composée dekaolin, et de felspath quarzeux. L’une et l’autre de ces matières viennent de Saint-Yriez-la-Perche, près Limoges. Le kaolin brut, c’est-à-dire mêlé de son quartz et tel qu'il se retire dé la carrière est celui qu'employent les fabriques du commerce, mais pour Sèvres, il est préalablement lavé, et porte alors le nom de terre décantée.* Au moment dé l'emploi, on le lave encore à Sèvres avec soin ; on en retire à peu près un quart de son poids d’un sable que l’on connaît sous le nom de pelit sable; le kaolin est alors préparé pour entrer dans la composition de la pâte, c'est lui qui en fait la partie hante, infusible et opaque ; il s'agit d’y ajouter la substance qui doit donner à la pâte sa fusibilité, et par conséquent sa demi-iransparence. Cette seconde substance porte le nom général de fondant, elle diffère dans les différentes manufactures. Quand on sesert de felspath quarzeux on Le calcine pour

DURE. 667 le rendre friable; on le pile sous des bocards, et on le broie finement; on ajoute ce fondant au kaolin lavé, Après avoir mêlé exactement le kaolin et son fondant, on laise séjourner la pâte dans des cuves ou dans des fosses le plus long-temps que l’on peut. Il parait qu'elle en devient meilleure. Avant de l’employer on la soumet encore à diverses opérations destinées à rendre le mélange plus intime et la pâte plus liante. On la met dans des coques ou moules de plâtre hémisphériques, qui en absorbent promptement l'humidité ; on la divise en petites masses , et on la fait sécher à l’air ; ensuite on la pulvérise, on l’humecte un pèu et on la place sur un plan-cher dallé. On y ajoute les coupeaux, rognures et débris provenant de la façon des pièces. Cette vieille pate plusieurs fois maniée donne à la nouvelle plus de liant. Un ouvrier marche pieds nus, sur le tas de pâte en allant du centre à la circonférence, et de la circonférence au centre. C’est ce qu'on appelle marcher la pâte. Quand elle cst suffisamment marchée, on en fait des masses de la grosseur de la tête, que l’on nomme ballons; on les conserve à la cave dans des caisses fermées, pour.s’en servir au besoin.

Voici la composition de quelques pâtes :

’ate de service Pâte de sculp+ Pâte de service à Sèvres. a Sèvres. de Paris. êr.é

Kaolinlavé. . . . . GA ———062 ——— 5»

Kaolin caillouteux,, n ——— » ——— 80 Craie de Bougival. O——— 4 ——— Sable d’Aumont.. . 20 ———17 ——— »

Petit sable. , , . + 10 ——— » ——— »

Felspath quarzeux.. » ———17 —-—— 20

. On a déjà donné la composition du kaolin. La craie de Bougival est du carbonate de chaux pur avec un peu de peroxide de fer ou de manganèse. Le sable d'Aumont est de la silice presque pure. Le petit sable est composé de

Silice. ... 80,0 Alumine.. 8,0 Potasse., . 2,9

Eau, sit: 590

La composition Fi flan quarzeux sera donnée plus Join.

1495.La pâte à porcelaine étant faite au moyen d’une ar- ‘gile peu liante, offre tous les caractères d’une pâte courte, ce qui en rend la façon longue, minutieuse et difhcile. Les plats ronds et les assiettes'se moulent sur des moules de plâtre : mais tantôt la pâte est disposée en croûte, tantôt elle est ébauchée sur le tour. Ho

Dans le premier cas, on étale sur une table de marbre une peau mouillée, on étend sur cette peau la pâte de porcelaine, avec un rouleau soutenu par deux règles; on transporte la croûte sur le moule de plâtre, en l’enlevant au moyen dela peau; la pâte étant trop peu liante pour qu'on püt enlever sans cette précaution, la plaque ou. croûte qu'on vient de former. | |

Quand on l’ébauche au tour, on place une motte de pâte sur un disque rond de plâtre ou de bois , posé sur la tête du tour. On façonne grossièrement l'assiette ou le plat en lui laissant beaucoup d'épaisseur. On applique ensuite fortement la croûte ou l’ébauche sur le moule de plâtre en la pressant avec une éponge humide; on y colle ün boudin de pâte que l'on soude à la pièce au moyen d'une forte pression exercée par le pouce, et en le comprimant et l’ aplatissant ensuite onen forme le rebord qui doit faire le pied du plat ou de l'assiette. On laisse prendre un peu de consistance à la pièce, et on la détache du moule. On la replace enfin sur le tour et on la tournasse en dehors ; c ’est-à-dire qu'on la ramène à l'épaisseur cotveyable, et qu' on Ja termine avec un oui] de fer très-

71 DURE. | 669 coupañtnommé{ournassin. Un bon ouvrier fait cinquante assiettes de porcelaine par jour. TA

Le moulage en plâtre s'emploie toujours pour les pièces qui ne sont pas rondes. On les finit à la main. Lorsque ces pièces sont très-grandes, comme cuvettes, saladiers, etc., on fait une croûte sur la peau et la table de marbre, et on l'applique sur le moule avec l'éponge , comme pour les assiettes ; on finit ces pièces à la main. Les pièces de garnissage , telles que les anses, les becs, les ornemens, se ‘moulent et se réparent séparément; elles se collent aux pièces avec de la pâte délayée dans de l’eau ; nommée barbotine. " à à R

Les pièces ont besoin d’être soumises à une dessiccation lente, si on veut éviter des gerçures qui exposent à les per dre. Lorsqu’ellés sont bien sèches on les porte au four.

1496:Le four à porcelaine dure est une espèce de tour à deux ou troisétages, construit*en briques réfractaires. Le combustibleest du boïs de tremble jeune, très-sec et fendu ; on le place extérieurement sur quatre allandiers, qui s’ouvrent dans l'intérieur du four ; chaque étage est fermé par une voûte percée de carneaux. Le tout est recouvert d’un toit à claire-voie, placé à uneassez grande distance dela seconde voûte. Il n’y a pas de cheminée, ou plutôt c’est le four lui-même qui constitue la cheminée. Sa grande élévation et le peu d’espace vide qui reste dans son intérieur. quand il est chargé, ainsi que le rétrécissement de son ouverture supérieure, sont autant de causes qui contri-

buent à lui donner un tirage très-vif.

+ La cuisson de la porcelaine se partage en deux époques. La première s’effectue sur les pièces crues et non vernies, ct les amène à l’état de désourdi. Elle se passe dans l'étage supérieur du four: il paraît que les pièces yéprouvent une chaleur d'environ soixante degrés du pyromètre de Wedgwood ; cecommencement de cuisson n’altère en rien leur forme et ne leur fait pas prendre un retrait sensible. mais

ï 66 CLIV. V. Ce Xe PORCELAINE elle les dessèchie complétement et leur donne une solidité suffisante pour qu’on puisse les manier ét même les plongéer dans l’eau sans qu’elles s’y détrempent en‘ bouillie. Voici, d’après M. Berthier, la composition de la por=

véfainé de Sèvres dégourdie : $

Silice. : . . 50,6 :

Alumine. , . ne

Potasse,s , 4 1, 8 09:6

Choux... 4 Lai 44 ee QUO

On aurait pu la déduire du dosage cité plus haut ; mais il est possible que la cuisson modifie un peu cette compo sition, quand on cuit pour la seconde fois, en raison de la haute température que la matière éprouve.

1497. Le vernis ou couverte de la porcelaine dure n’est autre chose que la roche felsphatique qui sert de fondant à la pâte. Mais ici on l’emploie pure et rien ne sy oppose, car à la chaleur blanche elle fond en un verreiñicoloreet presque transparent. On la broïie pour la réduire en une poudre très-fine, qu'on suspend par l’âgitation dans de l'eau mêlée d'un peu de vinaigre. M. Brongniart s’est assuré que cette addition de vinaigre avait pour objet de maintenir en suspension pendant un plus long temps les molécules de la couverte.. La précipitation est plus rapide quand celle-ci est délayée dans de l’eau pure. Il est probable que cette propriété toute AA REERR tient seulement à la viscosité du vinaigre impur qu’ on emploie; mais, quelle que soit la cause, il est certain que l'emploi du vinaigre n’est point'un préjugé d'atelier, sans but. On fait passer les pièces assez rapidement au travers de cette liqueur trouble. L'eau, en les pénétrant, dépose à leur surface une couche de couverte qui est sèche aussitôt que Ja pièce est sortie de l'eau, tant la pièce est encore poreuse, à l'état de dégourdi. On met au pinceau la couverte sur les parties saillantes ou sur celles qui n'en ont pas pris,

ABS 1. ANG FES on enlève la couverte du pied où de la partie sur laquelle la pièce doit reposer ; sans quoi elle s’attacherait sur son support.

Voici la composition de la roche felspathique employée comme couverte, d'après M. Berthier :

Silices # 57: . n3,0 = 37,88 A End 12: 16,2 = 7,52 Potasse. :: 4 # 8,4 = 1,42 Hu 4 di 080 manner, À 99,2

Ce qui donne tn atome de sesilicate de potasse et cinq atomes de quadrisilicate d’alumine.

1498. On pratède enfin à la seconde ouplutôt à la véritable cuisson. Elle s'opère dans des étuis ou CHZÈRES faits d'uneargile très-réfractaire. Celle dont on se sert à à Sèvres est l'argile plastique d’Abondant, dans la forêt de Dreux. On la pétrit sans la laver. On y ajoute pour ciment un tiers de vieilles gazettes pilées.

” Comme la porcelaine se ramollit au feu, on ne peut placer les pièces l’une sur l’autre, même quand elles sont sans couverte. Chaque pièce plate exige donc un étui particulier, au fond duquel on met une plaque bien plane ou rondeau parfaitement dressé, de mème nature que l'étui ; on l’assujettit au moyen de trois petits morceaux d'un lut d'argile mêlée d’une grande quantité de sable. Quand le rondeau est bien de niveau, on le mouille, on le saupoudre de sable, ou bien on l’enduit d'argile réfractaire délayée dans l’eau, et on y place l'assiette. Le sable empêche l’assiette de se coller au rondeau par l’action du feu, et rend plus faciles les mouvemens de contraction ou de dilatation qu’elle peut éprouver: à On peut placer plusieurs pièces sur le même rondeau ; péhrvyu qu'elles ne se touchent pas, Cest ce qu'on fait

pour Re les petites pièces. Quand les étuis sont char! gés: on les met. dans le four les uns sur les autres , eton CE ainsi des colonnes qui remplissent le four. On a soin dene pas trop les espacer , et pourtant de les espacer suffisimment et également, afin que le tirage soit rapide et que le feu soit égal.

à On mure la porte du four avec trois rangées, de briques ; mais on y pratique deux ouvertures carrées d’ environ deux décimètres de côté, l’une versile haut, l’autre vers le bas. Elles permettent de pénétrer dans des étuis oil’on place des morceaux de porcelaine qui servent de montres. Ces montres sont de petits fragmens de porcelaine de deux pouces de hauteur sur un pouce de, largeur. Ils sont percés d’un trou et enchâssésidans un support d'argile. De

temps à autre on en retire une en haut et en bas , au moyen d’unebarre de fer qu’on passe dansle trou de la méltre. On peut ainsi juger si la distribution de la chaleurse fait bien également en hautet en bas, et on peut apprécier les progrès de la cuisson. L'ouverture des montres est fermée par une porte. de terre cuite, au milieu de laquelle est L adaptée une espèce de tube creux en terre, au moyen duquel on peut voir l’intérieur du four et réMer sa marche par la chaleur du feu. À Sèvres on.a placé tout autour du four des tubes semblables fermés par des plaques de verre. Ils laissent voir Je feu sur tous les points du four pendant la durée de la cuisson , sans nuire au tirage. i. à # On commence le feu en jetant dans les allandiers quelques morceaux de bois blanc assez gros; on continue le feu de cette manière pendant environ quinze heures, en le faisant monter peu à peu par l'addition d’une plus grande quantité de bois. Au bout de quinze heures, le four est rouge cerise intérieurement. + | En échauffant ainsi peu à peu le four et Les pièces qu'il contient, ‘on évite les dilatations brusques Q qui pourraient

faire casser un grand nombre de celles-ci; mais Dr

DURE, 63 masse est portée au rouge, on change le mode de chargement desallandiers, ce qui s'appelle couvrir le feu: au lieu de jeter les bûches verticalement dans les quatre foyers, un ouvrier, placé en face de chacun d’eux, dispose horizontalement, sur leur ouverture, du bois de tremble bien sain et fendu très-menu., et l’arrange en talus; la flamme renversée , viveet longue, qui en provient plonge dans les allandiers, pénètre dans le four et circule entre les piles d’étuis. En continuant ainsi pendant douze à quinze heures, l’intérieur du four est porté au rouge blanc, et on distingue à peine les montres. Vers la fin de la cuisson , chaque chauffeur met sans cesse du bois sur son allandier ; comme il doit l’y placer assez régulièrement, il est obligé de poser les bûchettes une à une ; et comme celles-ci sont minces, il peut à peine fournir à la combustion, tant celle-ci est rapide. À cette époque, le tirage est tel que l'on peut placer la maïn sur les talus de bois sans éprouver une chaleur incommode. La combustion -du bois ést complète , il ne reste point de ‘braïise ; on n’aperçoit plus de trace de fumée, et les cendres elles-mêmes sont entière-, ment entrainées par le courant d’air. La chaleur, dans les fours de Sèvres, monte jusqu’à cent trente-quatre degrés, du pyromètre de Wedgwood; mais pourtant le fer doux n’y fond pas. Au bout de quinze à vingt heures de grand, feu, c’est-à-dire, de trente-six heures de feu, la porcelaine, est cuite ; on s’en assure en tirant les montreset les exa-

minant. On laisse refroidir le four trois ou quatre jours, et on défourne.

Une partie du sable placé sur les rondeaux pour faciliter les mouvemens des pièces s’est attachée à leur-pied : on. l'enlève en frottant cette partie avec un grès dur. La porcelaine blanche, lorsqu'il n’est pas nécessaire de la faire retourner au grand feu pour y corriger des défauts, peut

alors être versée dans le commerce. /

1499. En Angleterre, par des mélanges artificiels, et en n. Date

ED Liv. V. CH. XI. GRES.

Piémont , au moyen de la magnésite, on fait de la porce= laine qui diffère de la précédente en ce que la POUSSE T est remplacée par de la magnésie,

Voici sa composition d'après M. Berthier :

Pâte de moulage de Pâte desséchée Worchester. de Piémont.

Silice. a “ ê ï F È L2 7 7 30. e L] d 2 L1 L2 r L 1 Go,o

Alumine. e , e. $ + « 8,6. . e . e e at er" e 9,9 Chaux. e 1 : #4 ° CL] Ni J 92e e L è e e L] e e I 6 Magnésie, . e L] L + 750. « e e e e e e 0 ] 5,2

AA Pat At ONE AE LS RARE 09:4 09,4

Des grès.

500: Ce nom convient à toutes les poteries à pâte compacte et opaque; assez bien cuites pour n'être point rayées par lefer, et pour faire, au contraire, feu au briquet. Les grès qui sont souvent plus durs que la porcelaine dure, en diffèrent surtout par leur opacité et aussi par leur coloration ; maïs rien H'EMpECHE d'obtenir des grès blancs qui sbhionit réputés grès tant qu'ils conserveront leur ôpacité.

On peut obtenir des poteries douées de ces caractères par deux procédés bien différens : premièrement, au moyen d’une argile pure cuite à une température assez haute pour en déterminer l’agglutination ; secondement, au moyen de . divers, mélanges d’ argile et d’une base Lsabte de former un silicate fusible qui produit un état de vitrification commencçante. La chaux, la baryte, l’oxide de fer, celui de manganèse et beaucoup d’autres peuvent être employés.

- Tia base des premiers grès est une argile très-plastique et fine, peu ferrugineuse, qui contient naturellement une ässez grande quantité de sable fin, mais point de chaux ou fort peu. Celle de Forges-les-Eaux, département de l'Yonne, #ea servir d'exemple. L'argile est pétrie très-fortement

Gnës. 635 avec les pieds, et en même temps on y ajoute encore un peu de sable saupoudré d'un peu de chaux.

Les grès sont cuits à une température élevée. Le four dans lequel on les cuit va en montant du foyer jusqu’au fond ; il n’a point de chéminée proprement dite, et Île foyer est très-grand. Le feu dure huit jours consécutifs. Les grès acquièrent par cette cuisson une grande solidité et une dureté telle qu'ils peuvent faire feu avec l'acier; ïls deviennent compactes, et en tout analogues à la porce« laine, sauf la translucidité. Leur homogénéité est même telle qu’ils ne peuvent aller facilement sur le feu sans se casser. |

La finesse de leur pâte et la haute température qu’on. leur fait subir rendent les grès assez compactes pour qu'ila n'aient pas besoin de couverte; cependant, pour plus de propreté, où pour en rendre le toucher moins rude, on leur met souvent une espèce de vernis. Ce vernis est queli quefois produit par la vitrification de la surface même dé la terre, au moyen de la potasse et de la chaux qui sont Du par les cendres du combustible, ou bien au moyen du sel marin qu'on jette dans le four pendant qu'il est rouge de feu; quelquefois aussi on vernit ces pièces avec des scories ou du laitier de forge pulvérisés auxquels on ajoute au besoin de la chaux, du sable et de l’argile. On trempe les pièces crues dans l’eau et on les saupoudre avec cette couverte. Un seul feu sufiit pour cuirela pâte et la couverte, qui devient, par la fusion, d’un brun marron.

Voici, d’ après M. Berthier, la composition de la cou! verte qu'on applique sur les grès de Saint-Amand et Sainia Sauveur (Nièvre).

NT SP ER UE ie

Aline ere

Oxide de fer, . . . 144 ne Oxide de mangan.. 3,0 ?

Ghatxrs rit LL R206 Magnésie, , , . . 1,0

C’est donc. la composition d’un laitier de haut fourneau un peu ferrugineux, ou bien celle d'un verre à bouteille,

sans alcali. | Les grès diffèrent donc des porcelaines par la présence d’un peu d’oxide de fer qui colore leur pâte, et par l’absence de matières alcalines. On pourrait vraïisemblablement, en leur ajoutant la chaux et la magnésie nécessaires , leur donner la demi-transparence qui caractérise la porcelaine. Cette addition exigerait quelque précaution, car elle pourrait déterminer la fusion des grès d’une ma-

nière trop complète et trop prompte.

Grès colorés dé Wedgsvood.

15ot. Les poteries désignées sous ce nom ont toutes une pâte fine, colorée, assez dure pourfairefeuau briquet; elles ont beaucoup de ressemblance avec la porcelaine quant à la composition, et elles n’en diffèrent réellement qu'en ce que la potasse se trouve remplacée en partie par de la

baryte ou de la strontiane.

Voici les compositions données par M. de Saint-Amans:

Pâte tendre. Pate dure.

MUR 00e clothes Ne Te TE Delspathe te PMR A A Pet do Arlette Devon 0 208H MITA UT Sulfate de baryte! . 147: à... 10 id. de strontiane. . 10. : . . +. »

ilke/detchauxi.s 00687544 e : Kaolin de Cornouailles. alerté RUE

Ces pâtes se colorent avec divers oxides métalliques. Un centième d’oxide de cobalt suflit pour donner le beau bleu de Wedgwood. On obtient l'orange avec l’oxide d’antimoine et l’oxide de fer ; le vert, avec l’oxide de cuivre ; le noir, avec un mélange d'oxide de manganèse et de

rAÏENCE. | 57 fer ; le brun, avec l’oxide de nickel et la terre d'ombre. Ces pâtes sont très-ductiles et se travaillent fort aïsément. Elles offrent même dans quelques cas des avantages réels sur les pâtes ordinaires. Ainsi, les pièces de rapport peuvent s'appliquer sans barbotine et au moyen d’un peu d’eau gommée seulement. Elles se collent aussi bien au feu et même mieux que les pâtes ordinaires par l'intermède de la barbotine qu’on a soin d’interposer entre les deux surfaces en contact. Ces poteries ne reçoivent ordinairement qu’un seul feu. Cependant il arrive quelquefois qu’on les émaïlle ou qu’on leur donne un lustre,

ce qui exige toujours un autre feu.

L'émail pour l’intérieur des poteries noires se compose

de :

ABIUL, 21e Rue 0: {00

SE 4 da ne eee d 2

Oxide de manganèse. 2

On donne le lustre à ces poteries par un moyen particulier. On les place dans des cazettes dont l’intérieur est enduit d'un mélange de :

Sel marin. , 12 ou bien encore 64.

Pomesen 1.130. 07 MÉLRE EME

Quelquefois même on a soin de placer vers le centre de la moufle quelques pièces enduites aussi d'une couverte très-fusible et volatile. C’est ce que les ouvriers anglais appellent des réfracteurs. Il est évident que ce procédé est fondé sur la volatilité de la potasse et du sel marin.

Faïence fine à couverte transparente.

1902. Cette poterie est connue sous les noms de poterie fine, de terre anglaise, terre blanche, terre de pipe. Sa pâte est blanche, poreuse, absorbante et opaque; son vernis est transparent et à base de protoxide de plomb,

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