AE AE
. + = ee
On ajoute, si cette couleur écaille 1/4 de partie, du fondant ro
caille fondu.
No 23. À. Bleu turquoïse. %
Oxide de cobalt, .. . 1 partie.
Oxide de zinc. . . 3ou4, ‘Fondant, no 2. 6
Fondez et eoulez. Si elle n’est pas assez verdâtre augmentez le
zinc et le fondant,
No 24. Bleu d'azur. .
Fondez.
No 24 À. Bleu d'azur foncé.
. Oxide de cobalt . 1 partie.
Oxide de zinc. . . . 12 Fondant n° 2.,,4 +. +. 8 Oxide de cobalt : . . .. rpartie.
Oxide de zinc . 2.
Fondant aux gris. da Ÿ
La se de cette couleur dépend de la LA de fondant. Il en faut mettre le moins possible ; il faut cependant qu’elle soit brillante. On en met quelquefois moins que la dose indiquée.
N°26. Bleu violette, pour fond... Bleu , no.28 .
4 parties.
Videt d’or,.n0 : GE 2
On ajoute plus ou moins de violet. Triturez sans fondre.
N° 27. Bleu lavande pour fond. .
. Bleu deciel,n° 28; 4 parties.
Violet &’ or, n°65..03
Quelquefois on ajoute un peu de carmin. Trituréz sans fondre.
N° 26, Bleu de ciel, pour les bruns... Oxide de cobalt. 1 partie. Fo Oxide de zinc. 2
Fondant n° 2., 12
Triturez , fondez et coulez. |
Vents. On les obtient avec l’oxide de chrôme, ou bien avec le deutoxide de cuivre, ou bien avec des mélanges d'oxide de chrôme et de silicate de cobalt, quand on veut des’ tons bleuâtres. Quand ces verts contiennent de l’oxide de cuivre, ils ont besoin d’une fusion. préa- Jable, car ce n’est qu’à l'état de silicate ou de sel, en un mot, que cet oxide donne du bleu. Les verts de cuivre disparaissent entièrement au grand feu. |
N° 32. Vert d'émeraude. Oxide de cuivre... . .. 1 partie, Acide antimonique. . . . 10 Fondant n° 1.525420 80 Triturez et fondez.
No 34. Vert bleuätre. . . Oxide de chrôme vert. + . 1 partie. (ide dercobalt.'.1. 4, 2
Triturez et fondez au grand feu. Le produit est un culot peu fondu dont on enlève la portion qui touche au creuset; on pile ce culot et on y ajoute 3 parties de fondant n° 3, pour 1 du culot,
N° 35. Vert pré. . + Oxide de chrôme vert. . .. . . x partie. Hondantinrts..: "50, ,, 00 Triturez et fondez,
N°5 36, 37 et 38. Verts dragon, pistache et olive. Ils se font avec l’oxide de chrôme, mêlé au fondant n° 3, avec additions de jaune foncé ou clair n° 41 B ou 43, en tâtant les proportions.
Jauxzgs. On les obtient communément, au moyen de lacide antimo-
nique et de l’oxide de plomb. C'est le jaune de Naples ou à peu près. On ajoute quelquefois de l'acide stannique, et de l’oxide de zinc et souvent aussi du sous-sulfate de peroxide de fer préparé en exposant à l'air des dissolutions étendues de proto-sulfate de fer.
. Ges couleurs ne changent pas à la moufle, mais elle disparaissent presque entièrement au grand feu. Elles sont faciles à altérer par la fumée; l’oxide de plomb se réduit alors et donne un gris sale. |
On'a fait des jaunes avec le chromiate de plomb!, maisils sont d'un emp'oi trop incertain. En Allemagne, on emplois l'oxide d’urane qui Sonne un beau jaune; mais en France, on a trouvé qu'il ne donnait rien de mieux que les jagnes connus. |
YLTRIFIABLES4 713
N, 41. Jaune de soufre, . : Acide antimonique. + ? :: x partie. Sous-sulfate de péroxide der Fer e ORE HAS Oxide de zinc. .
Fondant no 1. . . . . . 36
Triturez et fondez ; si cette couleur est trop foncée on HET
le sel de fer.
No 41. Jaune fixe, FL les touches.
Jaune n° 41. . ne Do des dll LE 0) +1 be me NN PMELIDS Email blanc du commerce. . . . . . HUE GA
Fondez et coulez. On y ajoute un peu de UNE d'Etampes , si elle n’est pas assez fixe.
No A1 B. Jaune, pour les bruns et verts.
Acide antimonique eo. ac té meer. RETAUTE 2 parties. Spus-culfité de fatio eus. € onfé unelr fort I Fondant rocaille. AO en AE es sa À 2 ET 0)
On fond cette couleur , et on ajoute quelquefois un peu de jaune de Naples, si elle est trop tendre.
N° 45. Jaune foncé, pour mêler avec les verts de chrôme.
Acide antimonique. : . . . TT MP er ERTINS OS: Sous-sulfate de fer. : e e « C1 sie die ie, els 211 LA Fondant n° 1 , rocaille. . + +. D Lo age à
Fondez et coulez. On peut augmenter un peu le sous-sulfate fer ; les proportions de fondant varient.
No 42. Jaune jonquille, pour les fleurs.
Litiges RME ENT A NOEL LA NN FL TADLES.
Sante d'Etampes te ad RATER à Calcine de parties égales de plomb et d'étain. AAC D Sel ‘de soude.» ,::.+,: 054 eo TFUE PORC SETANE 4R Aéideantimeniques + : : 1.3 294040 e, MINE. 03
Triturez et fondez.
AO EURO EETE ee MIRE ie ce do à 18 parties.
Sable d'Etampes .:. :. . f Oxide d’antimeine, , . . 2 Terre dé'Sienne: & , + "2
Fonder. S’il est trop foncé on diminue la terre de Sienne,
No 46 À. Jaune de cire fixe. . . Le jaune no 46, mêlé sans fon dre avec l'émail blanc. où le sable d’ Etampes, pour le durcir. La quantité dépend de la fusibilité plus ou moins grande du jaune.
No 49. Jaune nankin, pour fonds.
pous-suliaté de fer is SA ON LS SR D RTNS
Oxide de zinc . . . .. PAIE BEN A AN 2
Fondant, n°1, VUS AE po DS A 10 Triturez.
No 49 À. Jaune nankin foncé.
Sous-sulfate de fer. AL DAT es re partie.
Onidé de 2e: ec vus PPT EL Se Dondat fonde). 3700 ES Nr de le
Triturez , sans fondre.
No So. Jaune d’ocre pâle. . . Sous-sulfate de fer. . . x partie. Oxidé de inc es ur. ma Fondant no 2... . . . 6 Triturez , sans fondre. |
N° Bo A. Jaune d’ocre foncé dit brun jaune.
Sous reuliale detente 2 das RS ST PLIe.
OXUIE dE ANG. 17700, PES NINPNNR TRS Le dE Hogan, ND PAPER ee Lau UT Se Triturez , sans fondre.
(Ex im)
N° 50 B. Jaune d’ocre brun. . . Jaune d’ ocre ; no 5o À. 1oparties. Terre de oran, ta Mélez , sans fondre.
No 51. Jaune Isabelle, pour fonds, Jaune pour les bruns, n° 42 B. . . . . .:.. . 20parties. Bougse:sangun. 400.00, 0. "eue APE À
N° 62. Jaune orangé, pour fonds... Chromate de plomb 1 partie. Minime
Mt Ps
N° 54. AE brique... Jaune ,no 5o À, «. . . . . v2parties. Oxide de fer rouge. , . : 2.7 1
LA
VITRIFIABLES, 71 5.
N° 58 À. Rouge sanguin foncé. | Sous-sulfate de fer calciné dans une moufle jusqu'à ce qu’il devienne d’un beaurouge capucine 1 partie. FOND us UN cé NON EN).
Mêlez , sans fondre.
Coursuns D'or. Ce sont des rouges carmin, des pourpres et des violets faits au moyen du précipité pourpre de Cassius dont nous décrirons la préparation dans l'histoire de l'or. Ces couleurs très-délicates sont les seules qui changent de teinte au feu. Non cuites, elles sont d’un violet sale qui se change en une teinte très-vive et très-pure par une cuisson modérée. A un feu plus fort, ces couleurs deviennent jaunâtres et disparaissent même complètement. Il faut mêler le précipité de GCassius avec beaucoup de fondant et il faut que ce mélange soit fait avec le précipité encore humide. Si on le laissait sécher, la couleur serait gâtée. Pour une partie de précipité pourpre, on en met six de fondant. Le précipité de Cassius seul, donne du pourpre. Mêlé de chlorure d'argent
qui lui fournit du jaune, il donne un ton carmin. Ayec un peu de bleu de cobalt, on le rend violet.
N° 59. Carmin dur. C’est le précipité d’or de Cassius, mêlé de fondant no 3, et de chlorure d’argent fondu préalablement avec 10 parties de fondant no 3. Les proportions varient. On broie le tout sur une glace, le précipité d’or étant humide.
N° Go. Pourprepur. .. Le précipité d’or de Gassius, mêlé encore humide de fondant no 3 et quelquefois d’un peu de chlorure d’argent fondu préalablement avec du fondant n° 3. Si le pourpre qu’on a préparé n’est pas assez fondant, on peut y ajouter du fondant , quand il est sec.
No G5. Fiolet foncé... Le précipité d’or de Cassius ; mais au lieu de fondant n° 3, on le mêle de fondant ne 1 , rocaille. On y ajoute quelquefois un peu de bleu foncé no 26 A.
Covræurs DE FER. Qutre le sous-sulfate de peroxide, on emploiele peroxide lui même à produire des roses, des rouges, des tons violacés et des bruns. Le peroxide pur peut produire les trois premiers tons, et on le conçoit aisément quand on sait que sa nuance varie du rose au violet foncé , selon la température à laquelle il a été soumis. ‘Frès-peu chauffé , il est rose ou rouge; au feu de forge, 11 devient violet. On le porte d'avance à la teinte voulue. Quand aux bruns de fer, ils exigent des mélanges.
Ces couleurs sont inaltérables à la moufle, maïs elles disparaissent au grand feu, en grande partie. Dans le premier cas, l'oxide reste libre et dars le second, il s’unit à la silice. Un fondant ou une couverte trop fusibles, produisent le même effet.
N° G2. Rouge de chair. Le sulfate de fer mis dans de petits creusets et calciné légèrement donne oxide rouge convenable ; on choisit dans les produits ceux qui ont le ton désiré. Tous les rouges de chair se font de cette manière, et ne varient que par
les coups de feu qu’ils reçoivent. Les n° 62 À, 63,64 , etc.,
s’obtiennent ainsi. Les n° 66 et 66 A se font en calcinant le sul-
fate de fer à la forge. Quand on a obtenu ces oxides de fer, rouges , roses, etc., on les mêle avec trois fois leur poids de fon-
dant n, 2,
Bauxs. On peut les oblenir avec divers mélanges de peroxide ou de sous-sulfate de fer avec de l’oxide de manganèse, du silicate de cobalt ou du silicate de cuivre. Ces couleurs inaltérables au feu de moufle, perdent de leur intensité au grand feu. On évite l'emploi de l'oxide de cuivre qui donne des couleurs moins stables.
N°68. Brun girofle... La base de ce brun est le jaune d’ocre,
Nc 5o À, dans lequel on ajoute, soit de loxide de cobalt, en petite quantité, soit des terres d'Ombre ou de Sienne: on tâte Jes proportions selon le ton demandé,
N° 50. Brun de bois. . . Même procédé que pour le brun de gi-
rofle; seulement sans oxide de cobalt.
N° 5o À. Brun de cheveux... Jaune d’ocre , no bo À. 15 parties. Oxide de cobalt. . , , 7 EF Bien trituré et fritté pour lui donner le ton.
N° 93. Brun de foie. . . Oxide de fer fait au rouge brun, et miélé de trois fois son poids de fondant no 2. On y metun 10° de terre de sienne, s’il n’est pas assez foncé. |
N° 75. Brun sépia... Jaune d’oére foncé. . . . . . . 15 parties, CIO CE CODALENR PE L'EST FT O a à d RE D , Fy A n ajoute un peu de manganèse, s’iln’est pas assez foncé; on mêle bien toutes ces matières , et on fritte pour donner le ton.
1510. Les couleursainsi préparées, s'appliquent au pinceau après avoir été broyées sur une plaque de verre dépoli avec de l'essence de térébenthine ou de lavande épaissie à Pair. Avant de s’en servir, il faut toujours les essayer; pour cela on peint sur des plaques, avec la couleur pure ou mèêlée, on cuit et on n’emploie la couleur qu'autant qu'elle a réussi.
1520. Pour cuire les peintures on se sert d’un fourneau à moufle ( PI. 35, Fig. 5, 6,n,8, 9.) Les moufles sont en terre. On en a fait en fonte dans le temps, mais elles ne sont plus employées. Autrefois, on se servait à Sèvres d'un fourneau fort économique, pourune manufacture qui travaillerait couramment, Nous l'avons représenté dans la
VLTRIFIABLÉS. ÿ19
planche 37 (Fig. 1 et 2) et nous croyons pouvoir en recommander l’usage, partout où la cuisson peut avoir quelque continuité.
Les pièces peintes se placent dans les moufles, maïs si ces dernières sont neuves, on les chauffe à vide, avant de s’en servir, En général, il faut se défier de l'influence des gaz qui traversent la moufle sur les couleurs. Une peinture placée, sans écran, trop près des parois de la mou- Île, devient terne et comme embue. Pour tous les objets de prix, il convient d’interposer des écrans en porcelaine.
1521. Comme les pièces peintes conservent encore beaucoup d'huile, 1l faut, quand la moufle est chargée, chauffer doucement pour volatiliser ou décomposer cette huile. On a soin de laisser ouverts les tuyaux de la porte et celui du sommet de la moufle. I] s’établit ainsi un courant d’air qui entraine toute la vapeur ou qui la brûle ; on ferme ensuite les tuyaux de la porte et on augmente le feu. On chauffe au bois. Quand les moufles sont grandes, il faut beaucoup d'habitude pour obtenir une température uniforme, et ‘alors le pyromètre de M. Brongniart (pl. 37, fig. 3) devient très-utile. En plaçant deux pyromètres dans la moufle par les tuyaux rr, il devient facile de régler la température; pour cela on ferme ou on ouvre Îles carneaux cc, de la voûte du fourneau, de manière à diriger la flamme vers'le point qui l'exige.
Dans tous les cas, on apprécie la température convenable à la cuisson par deux procédés, la couleur du feu et les montres. La couleur du feu exige une longue habitude et laissetoujours bien de l'incertitude. Il n’en est pas de même des montres ; celle-ci sont de petites plaques de porcelaine, fixées sur un gros fil de fer, que l’on fait passer par les tuyaux rr, et que l’on porte ainsi en divers points de la moufle. Sur ces plaques, on a mis au pinceau un peu de carmin et un peu d’or. Pour que le coup de feu soit bon, il faut que la teinte du carmin se soit bien développée et que l'or soit bien fixé. Comme le carmin non cuit est jaunâtre, et qu'il perd peu à peu ce ton pour passer au carmin pur, on conçoit qu'en comparant les montres qu'on retire avec une montre cuite à point, on peut arrêter le feu à temps utile. En ce qui regarde l'or, celui-ci, avant la
cuisson , n’adhère point à la porcelaine. Peu à peu, il s’y attache, prend la teinte de l’or mat et devient capable d’être bruni , sans se soulever par écailles. En tous cas, il faut arrêter le feu, un peu avant que les montres soient parvenues au point qu'on veut atteindre, la température contüinuant à monter dans la moufle, même après que le feu a baissé. |
La moufle refroïdie, on retire les pièces. La peinture sur porcelaine, se fait à deux feux ; c'est-à-dire que l’on cuit d'abord l’ébauche. Celle-ci retouchée et terminée est cuite de nouveau. S'il restait quelque défaut on pourrait le corriger et cuire une troisième fois, mais un quatrième feu gâterait presque tout , et l’on n’en essaie jamais. Cette circonstance ne se présente pas avec la porcelaine tendre, elle dépend de la nature de la couverte. Les couvertes plombifères peuvent supporter un grand nombre de feux, mais la porcelaine dure et le verre ne donneraient que des peintures embues et desséchées si on les chauffait trop long-temps.
Peinture sur verre.
1522. Il faut distinguer dans la peinture sur vérre deux classes de procédés tout-à-fait différentes. Dans la première on teint du verre, on en fait des vitres, on les découpe et on réunit les morceaux avec des plombs. Ce procédé donne toutes les teintes plates du tableau. On ajoute les ombres avec une couleur fusible, et on passe au feu. Dans la seconde, on peint le verre blanc comme la porcelaine, avec des couleurs fusibles que l’on cuit à la moufle. En combinant ces deux procédés, on obtient des résultats très-économiques et du plus bel effet. Nous ne décrirons ici que ce procédé mixte qui comprend les deux autres (1).
(1) M. Dihl a fait sur glace des peintures par un autre procédé qui n’a pas été suivi. On peint sur deux glaces et on les superpose en mettant les deux surfaces peintes en contact. Cette disposition a pour objet d'éviter les efféts de la parallaxe , qui seraient très— grands à cause de l'épaisseur des glaces. On ne peut les détruire autrement, quand on se sert de verres épais, car un verre peint l’est toujours sur ses deux faces.
VITRIFABLES. 719
1593. Dans la plupart des cas, la peinture sur verre se confond avec la peinture sur porcelaine dure; elle en diffère surtout par la transparence qu'on cherche à donner aux couleurs, par leur intensité, qui doit toujours étre bien plus grande; enfin, par l'emploi de quelques procédés spéciaux, qui ne sont pas applicables sur Ia porcelaine. |
Le bleu sur verre s'obtient avec le cobalt comme sur porcelaine; les pourpres , violets et carmins , avec le pourpre de Cassius; les rouges, bruns, etc., avec le peroxide de fer; les verts avec le silicate de cuivre, quelquefois avec l’oxide de chrôme, souvent avec un mélange de bleu et de jaune; les noirs, gris, ete. , avec les oxides de manganèse, de cobalt et de fer; les jaunes, par tousles moyens indiqués pour la porcelaine dure.
Ainsi, les couleurs sont les mêmes, elles s'employent et se cuisent de la même manière ; la seule différence qu’on remarque, jusqu'ici, c’est la préférence accordée au vert de cuivre, qui est transparent sur le vert de chrôme qui est opaque. Ce qui caractérise surtout la peinture sur verre, c’est que le peintre peut faire emploi simultané des deux surfaces du verre; il le fait presque toujours. La surface placée du côté du spectateur reçoit toutes les ombres qui sont ainsi plus vives , et mieux arrêtées. On y place en général aussi toutes les couleurs nuancées et on rejette tout l’'enluminage du côté opposé. Souvent, on est forcé de séparer ainsi des couleurs qui s’entrenuiraïent au contact et dont la réunion produit des teintes particulières; c'est ainsi qu’on se procure une teinte écarlate en plaçant du jaune d’un côté et du pourpre de Cassius de l’autre.
On conçoit qu'en peignant ainsi sur le verre, on peut obtenir tous les résultats de la peinture ordinaire. Mais, comme on ne peut peindre qu'à petits coups, Île travail est lent, et comme d’ailleurs les couleurs ne deviennent jamais entièrement transparentes au feu, le verre peint est toujours terne et sombre.
1594. Le verre teint présente, au contraire, une transparence parfaite, et pour des ciels, des draperies , etc.’ il ‘offre à bas prix de grandes surfaces colorées, qui ne demandent qu’à être mises à l’effet. Réservant donc pour les mains, les têtes, etc,, la peinture sur verre, on peut se
ie LIV. Ve CHe XI, COULEURS
servir de verres teints pour les draperies, ornemens, etc.
Les verres teints se fabriquent en vitres dans les verreries par les procédés ordinaires, sauf le verre pourpre, qui exige des procédés particuliers.
On teint le verre en bleu, par le silicate de cobalt; en violet, par le silicate de manganèse; en vert, par le silicate de cuivre; en jaune, par la fumée , ou bien par l’antimonile de plomb, ou bien encore par le chlorure d'argent; en pourpre, par le cuivre; en noir, par le mélange des oxides de manganèse, fer et cobalt. |
On rend le verre blanc et opaque au moyen de Pacide stannique ; on lui donne l'apparence de l'opale au moyen du phosphate de chaux, ou simplement des os calcinés. Dans ce dernier cas, le verre est d'abord transparent; mais, rechauffé plusieurs fois pendant qu'on le façonne, il devient laiteux.
Le verre stanneux, le verre opale, le verre noir, ne sont employés que dans l’art du verrier. Les verres bleu, violet et vert s’obtiennent simplement en ajoutant à la dose de 1 ou 2 centièmes l'oxide colorant dans la composition de verre ordinaire. Le verre jaune et le verre pourpre exigent seuls quelques détails particuliers.
e verre jaune s'oblient en masse, soit par l'antimonite de plomb, soit par le charbon, en enfumant la composition vitreuse. Mais le verre blanc peut être coloré en jaune d'une autre manière, et donne de très-beaux produits. On applique sur le verre une couche d'argile broyée avec du chlorure d'argent, et on passe la vitre à la moufle. Après le refroidissement, on détache la couche d'argile. Le verre présente une teinte jaune, qui, avec les mêmes doses de chlorure d'argent, peut varier du jaune serin Île plus faible au jaune pourpre très-foncé. Ces différences dépendent de la nature du verre. Ceux qui contiennent de huit à dix pour cent d’alumine prennent toujours une teinte plus belle que ceux qui n’en contiennent que deux à trois pour cent. Les verres alumineux prennent une teinte qui reste pure, soit qu'on les regarde par transmission ou par réflexion. Les autres sont transparens par transmission ; mais, vus par réflexion, ils paraissent opaques, d’une couleur verte ou verdâtre, qui devient fort pure quand on les met sur un corps noir.
j F a] f NITRIERES. noi € D-C0-0-0-0-0-0-0. 0-6 D0-0-0-0-€ DC 0-0 2-0-0-0 C-D-0-8-6-F-D D 0-D-D-O-DE-0-2- 2-0 OR 0-0 EC 0-00 0-00 00-00 00-0000 0000-08-00