‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 214 sur 218 · MOOD S / CO .… D · texte numérisé non relu

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On voit par ce tableau que , lorsqu'on emploie un cinquième de soufre, il ÿ en a trop, et qu'un septième ne

POUDRE À CANON, 783 sufhit pas. Il en faut donc un sixième pour que la décomposition totale du nitre s'opère sans dégagement de soufre ou formation d’un polysulfure. Mac

1600. Relativement à la durée de la .combustion,, il paraît certain que des charbons assez différens entre eux sous cè rapport sont ramenés au même point, par l'addition du soufre. Proust s’en est assuré par des expériences directes.

Il en est de même, comme on voit, pour divers dosages du même charbon. L’addition d’un sixième ou d’un septième de soufre place tous ces mélanges au mème niveau. C'est ce qu'on verra mieux dans le tableau suivant, qui montre en même temps le produit réel en gaz.

Dosages. Durée de la com= Produus !

bustion en secondes. en gaz,

Nitre 60 grains, charbon 15 gr. , . . . . . . «9 . . . 76 Le id. id. #4 1de:-: SOUFEE AO gr 6 Cat" Nitre 6o grains , charbon 12 gr. . . . .'. … . 10 . : : 76 | id. id. id. id. soufre 10 gr. . 6: : , 91 Nitre 60 grains, charbon 10 gr. RAA, LUC DL à gp id. id. id. + ide \léoufre To pres L@nc0 308

Nitre 60 re charbon 8 4/3 gr. . . .. . . . 30 3 : . 62. id. id. id. ac. + soute Targlios 15 41h: @0E

On peut donc regarder comme le plus favorable, sous ‘le TaPPOTE de la durée des combustions, le dosage au sixième, pour le soufre.

1601. Il reste enfin à considérer la quantité de gaz obtenue. Maïs, pour le faire avec certitude, noûs devons Ja rapporter à une même quantité de poudr e C est Ce e qu ‘on a fait dans le tableau suivant :

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Soufre. . e ° + e LC] 12, e 2 . 12,2 e [2 . 2,5 . L] 12,8

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Poudre.. à + + +, « 100 * « e. 100,0 e , 100 + ee e 100,0 Gaz qu’elle donne en pouces cubes. 107 . . . 100. . . . . 113.'. . 112

Aïnsi, le maximum serait réalisé par le dosage de la poudre de guerre, c c'est-à-dire, par l’ancien dosage de six, un et un.

1602. L'expérience et le calcul montrent donc à la fois, que six de nitre, un de soufre et un de charbon constituent un mélange capable de produire la réaction la plus complète, la température là plus élevée et les produits gazeux les plus abondans dans le temps le plus court. Toutes ces conditions réunies justifient la préférence accordée de tout temps à ce dosage, et permettent de penser qu'il ne variera pas de long-temps.

Répétons encore que la nature de l’arme, le prix du mélange et le poids habituel de la charge peuvent exercer sur ce dosage une influence telle, qu’il y ait véritablement

avantage à le modifier beaucoup , comme on l’a fait pour la poudre de mine. On va voir en outre, que la finesse du grain, sa forme, sa dureté, l'état de sa surface , et le tems du battage peuvent aussi pu éprouver à la Heat des variations DÉTENNAQTCS Ainsi, en nous occupant de l'étude du dosage, nous n’avons encore envisagé que l’une des faces de cette question si compliquée. Pour apprécier l'importance des autres élémens de la question, il est indispensable d'étudier d’abord les diverses procédés de fabrication; nous examinerons ensuite les caractères de la poudre , et ses usages. |

POUDRE À CANON. 785 Fabrication de la poudre.

1603.Comme la fabrication de la poudrese réduit à quelques opérations très-simples, on conçoit facilement qu’elle peut s'eflectuer par divers procédés. En effet, pour faire la poudre il faut pulvériser le soufre, le charbon et le nitre, mêler ces trois matières, en former une pâte consistante, mettre celle-ci en grains d’égale grosseur, les sécher et enfin les lisser. C'est là le cas le plus compliqué.

On parvient à ce résultat par l’ancien procédé des pions, par le procédé révolutionnaire, par le procédé des meules et par le procédé de Berne ou de Champy. Ces quatre procédés plus ou moins modifiés nous paraissent de nature à embrasser tous ceux que l’on a suivis jusqu’à présent. |

1604. Procédé des pilons. En France , on fait usage de ce procédé depuis que la poudre y forme un objet de fabrication. Le soufre a été pulvérisé et passé am blutoir. Le nitre est donné par le raflinage dans l’état de division convenable. Le charbon se pulvérise si facilement qu’on l’emploie en morceaux.

Chacune de ces matières, après la pesée, est mise dans de petits baquets où boïsseaux. Dans l’un on met 7 kilog. et demi de salpètre, et par dessus 1 kilog. et un quart de soufre. Le charbon est mis dans des boisseaux particuliers. Dans chacun d'eux, on en met 1 kilog. et un quart. Nous supposons qu'on veuille fabriquer de la poudre de guerre. Les boisseaux étant garnis, on les porte aux moulins à pilons.

La partie essentielle des moulins à poudre consiste en une série de mortiers creusés dans des pièces de bois de chène. Chaque mortier est muni d’un pilon qu'une roue hydraulique met en mouvement. C’est dans ces mortiers que s'effectue la trituration et la compression des trois matières réunies, et l'opération au moyen de laquelle on

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