‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 215 sur 218 · II. bo · texte numérisé non relu

II. bo

parvient, à l’aide de ces moulins , à les diviser, à les mélanger, et à les incorporer ensemble se nomme battage. Pour que cette opération se fasse bien, il est important que les mortiers aient une forme telle que les matières y éprouvent un mouvement régulier, par lequel toutes leurs parties soient successivement soumises, à l'action des pilons. La forme des boîtes dont ces pilons sont armés était autrefois cylindrique , elle est maintenant pyriforme, et plus propre ainsi à faire remonter, par la percussion, la matière Je long des parois du mortier au fond duquel elle retombe ensuite. Il en résulte que les pilons, en tombant dans les mortiers , y trouvent à chaque coup une couche de matière nouvelle qui les empêche d'agir à nu sur le boïs , effet qu'on désigne par l’expression de batire à fond, et qui, étant répété, produirait un échauffement dangereux (1).

1605. On vide dans chaque mortier un des boïisseaux contenant ie charbon, on arrose celui-ci d’un kilog. d'eau par mortier et on le retourne bien à deux reprises diférène tes, avec un bâton recourbé qu'on nomme touilloir, afin qu'il soit complètement humecté dans toutes ses parties.

(1) Les pilons sont formés d’une pièce de bois du poids de 20 kilog. (fig. 1 et2, pl. 19.) c, mortaise pour recevoir le menton— net. d, mentonnet. e, clef qui maintient le mentonnet. k, cheville qui le fixe aussi. 4, trou qui reçoit une cheville pour maintenir le pilon hors de prise au besoin. a, bout du pilon prêt à recevoir la boîte de bronze &. IL est muni d’un coin destiné à serrer la boite sur le bois.

Le bronze des boîtes est formé de 100 de cuivre et 22 d’étain. La boîte pèse 20 kilog. , ce qui fait 4o kilog. pour le pilon com-— plet.

Fig. 3 et 4. Mortiers creusés dans une (pièce en bois de chêne. On a eu soin de garnir leur fond d’un tampon de bois dur enfoncé à coup de masses.

Fig, 5, tracé exact du profil du mortier et de la boîte du pilon.

POUDRE A CANON. 787 On donne à la roue l’eau nécessaire pour battre quarante coups à la minute, et ce battage dure vingt minutes ou une demi-heure au plus ; comme ce temps suflit pour mettre le charbon en pâte assez fine, on arrête les pilons. On balaye avec soin le dessus des piles à mortier avec une brosse de crin appelée balayette, puis l’on ajoute le salpêtre et le soufre dans les mortiers par-dessus le charbon. On mélange bien à la main les trois matières, eton ajoute dans chaque mortier, un demi-kilogramme d’eau ; ce qui fait en tout, sur la mise de 10 kilog. de matières, 1 kilog. et demi d’eau. On recommence ensuite le battage, après avoir eu soin de nettoyer le tour de chaque mortier avec la balayette. Après une demi-heure de battage, on procède à une autre opération qu'on appelle rechange, et qui consiste à vider d’un mortier dans l’autre toute la matière qu'ils contiennent, afin de les mieux mélanger : on fait ainsi douze rechanges d'heure en heure ; après le dernier on laisse battre la matière pendant deux heures, sans interruption, pour lui faire prendre du corps.,

Dans l'intervalle des rechanges , la matière a ne d’être arrosée de nouveau; on juge facilement du moment où il est nécessaire de le faire, mais la fréquence et la dose de ces arrosages n’ont rien de fixe et varient avec la température.

Au bout de quatorze heures d’un battage ainsi conduit, le mélange est regardé comme étant aussi exact quil peut l'être tant pour la poudre de guerre que pour la poudre fine. Quant à la poudre de mine, le battage peüt être réduit de moitié.

1606. Lorsqu'on retire la matière des mortiers, on la verse dans des tines qui servent à la transporter dans l’atelier qu’on appelle Le grenoir. On l’abandonne à elle-même pour qu’elle se dessèche un peu et qu’elle prenne la consistance convenable au grenage. Lorsqu’après un ijour ou deux elle est devenue bonne à grener, on la verse dans:

la maye. Pour procéder au grenage, on a besoin d’une pelle de bois, d'une petite palette à main, d’une balayette et de cribles et tamis.

Les cribles s'appellent guillaumes, grenotrs, égalisoirs. Voici leur usage. Le guillaume sert à rompre les masses de matières formées par le pilon, au moyen d’un tourteau de bois placé au-dessus de ces matières, et à l’aide d’un mouvement imprimé au crible et au tourteau. Le grenoir est un autre crible au moyen duquel on donne au grain la grosseur qu’il doit avoir. L'égalisoir n’est autre chose qu'un grenoir, dans lequel on fait passer le grain pour l'égaliser. ;

Les tamis servent à séparer le grain’ du poussier. Ils sont garnis à leur fond d’une toile de crin plus ou moins serrée, qui retient le grain et laisse passer le poussier.

Les guillaumes et les grenoiïrs ont 60 centimètres de diamètre intérieur. Îls sont circulaires et formés, comme tous les cribles, de deux cerces en bois et d’une peau percée de trous. On y emploie des peaux de cochon ou de veau. Les trous’percés par une machine ont les dimensions suivantes :

Guillaume. . . . . . . 10 millimètres.

Demi-guillaume, . .. 86 id.

Guillaume de fine. . HR, Grenoir en mine. . .. À id.

Grenoir en guerre. . . 2 Grenoir en fine.. . . . 1 Grenoir en superfine, . 0,5 id.

Le tourteau est un disque lenticulaire en bois de gaïac, de cormier ou de chène vert. Il doit avoir 21 centimètres de diamètre, 55 millimètres d'épaisseur au centre et 45 millimètres seulement à la circonférence.

1607. Comme toutes les poudres se grènent de la même manière, nous ne décrirons ici que le grenage de la poudre

de guerre. L'atelier où se pratique cette opération est garni de mayes dans tout son pourtour. La place de chaque ouvrier ÿ est marquée par des cloisons de deux en deux mètres. La maye à grener n’est qu’une caïsse en bois ouverte par le haut et munie d’une barre horizontale en “bois, sur laquelle l’ouvricr fait glisser le grenoir. Cette barre est carrée, le tamis porte sur une de ses arêtes.

Quand il s’agit de grener 1a poudre de guerre , l’ouvrier prend une portion de la masse et il la met dans le guil- Jaume. Il promène celui-ci sur la barre de bois en tamisant à la manière ordinaire, et fait tomber dans la maye toutle menu grain. Pour briser les masses, il met ensuite le tourteau dans le guillaume et il imprime au tamisle mouvement convenable pour que le tourteau parcoure rapidement la circonférence du tamis, en tournant sur luimême. Les masses brisées par le tourteau tombent en menu grain dans la maye.

Cette première opération a pour objet de rompre la matière. On prend ensuite le grenoir et on y fait passer de nouveau tout ce qui était tombé dans la maye. On emploie de même le tourteau pour briser les grains qui étaient restés trop gros. Le grenage est terminé. |

Mais comme il est passé du poussier avec le bon grain, il faut le séparer. Pour cela, on se sert d’un tamis plus fin que le grenoir, c’est l'égalisoir. On y tamise toute la matière ; le poussier se sépare et le grain reste sur le tamis.

Enfin, pour avoir un grain bien régulier , on prend ce résidu et on le passe au travers d’un grenoir bien exact. Celui-ci laisse tomber tout le grain d’une bonne grosseur et retient celui qui se trouverait trop fort.

Le grain parfait est porté au séchoir. Le poussier, le . grain trop gros sont reportés au moulin pour-être rebattus. On obtient ordinairement autant de poussier et de gros grain que de grain bon à sécher.

En Allemagne, on emploie pour le grenage, des mayes

à trois tamis (pl. 19, fig. 6, 7, 8). Les trois tamis sont placés sur un cadre mobile b, Bb, soutenu au moyen de deux cordes à, à et d'une barre L. L’ouvrier met l'appareil en mouvement, au moyen d'une main #. Les tamis recoi- Vent deux tourteaux chacun. Les trois côtés de la maye a, a, m sont d'égale hauteur, mais le côté 7 où se trouve l’ouvrier est plus bas.

1608. Lä poudre de guërre et la poudre de mine n’ont à subir que le séchage et l’époussetage , quand elles ont été grénées. Mais la poudre de chasse exige une opération de plus, c’est le lissage.

Pour lisser la poudre, on l’expose d’abord au soleil petidant une heure, sur des tables où elle est étendue en couches minces. Elle s’y dessèche un peu. On la met ensuite dans uñ tonneau de 16 décimètres de longueur sur 15 dé diäfnètre. Au moyen d'un axe qui le traverse, ce tonneau peut recevoir un mouvement de rotation. On augmente Je frottement de la poudré au moyen de quatre barres carrées dé six centimètres d'épaisseur fixées aux fonds du tonneau et placées parallèlement à l'axe, vis-àvis de ses arêtes dont elles sont éloignées de 12 centimètres. Au moyen de deux ouvertures, qu'on peut fermer et ouvrir à volonté, on introduit la poudre à lisser dans le tonneau et on la retire après le lissage.

Chaque tonnéau reçoit 100 kilog. de poudre. On lui donne un mouvement lent qui fait glisser les grains de poudre les uns sur les autres. La masse s’échauffe beaucoûp et parvient à 5o ou 6o° c. Ce mouvement continué péndant huit ou dix heures, donne à la poudre un lustre mat que l’on regarde comme le meilleur. En prolongeant l’opération , la poudre deviendrait plus luïsante et prendrait en quelque sorte l'éclat métallique, mais elle serait moins inflammable. Pendant le lissage, il se sépare du poussier qui vient se coller aux parois de la tonne et qui s'en détache ensuite en croûtes connues sous le nom de ramandeaux.

Le lissage terminé , on ouvre les trous de la tonne eton continue à la faire tourner. La poudre tombe dans une caisse placée au dessous,

Le lissage rend la poudre plus agréable à manier. Mais son principal objet consiste à diminuer sa porosité et à la rendre ainsi d’une conservation plus sûre. Enfin , il augmenté sa densité. |

M. Cagniard-Latour avait proposé de lisser la poudre dans un cylindre en cuivre plongeant dans un bain d’eau bouillante. Au bout d’une demi-heure, le lissage était achevé. On n’a pas donné suite à ce procédé,

1609. Lissée ou non, la poudre a toujours besoin d’être séchée. Cette opération peut se faire au soleiliou à l’étuve, Dans le premier cas, on place le séchoir au midi. Un mur élevé l’abrite du côté du nord.

Lorsqu'on veut sécher à l'air libre, 31 faut choisir un temps calme. Dès que le soleil est sur l'horizon, et que la rosée et l’humidité sont entièrement dissipées, on étend la poudre sur des tables couvertes de toiles nommées draps à sécher, qu’on a soin d'y bien assujétir. Il est essentiel que la couche de la poudre placée sur les draps, n'excède pas deux à trois millimètres d'épaisseur.

Au bout d’une heure d'exposition, on renouvelle la surface de la poudre en promenant légèrement dessus des rabots. On répète cette opération d'heure en heure jusqu’à la sixième; alors on retourne entièrement la couche, c’est-à-dire on réunit toute la poudre en un:seul tas au milieu du drap, après quoi on l'étend de nouveau avec les rabots.

Le séchage par le feu offre l'avantage de pouvoir fabriquer la poudre en toutes saisons et dans tous les «climats , et d'opérer toujours une dessication complète. L’appareil dont on se sert se nomme séchoir; il se compose d’un souflet qui comprime l'air dans une étuve, d'an fourneau qui y chauffe cet air, et d’un séchoir en forme

de caisse qui le reçoit de l’étuve à travers les couches de la poudre que l’on y dispose pour être séchée. Dans ces séchoirs la poudre est disposée en couches minces sur des toiles que l’air chaud est forcé de traverser. Le conduit qui amène l’air chaud de létuve dans le séchoir est muni d’une soupape qu’on ferme quand on arrête le ventilateur, quand on charge la poudre, qu’on l’enlève ou qu'on la remue, afin de prévenir les accidens que le poussier pourrait causer en pénétrant dans l’étuve.

Il s’est formé pendant le séchage une certaine quantité de poussier qu’il faut avoir soin d'enlever avant d’embariller la poudre ; cette dernière opération se fait différemment pour la poudre de guerre que pour la poudre de chasse. La poudre de gucrre après avoir été pesée est vidée à nu dans les barils; ceux dans lesquels on met la poudre de chasse sont garnis intérieurement d’un sac de toile dont on rabat es bords sur ceux des barils; on y verse la poudre, et lorsque tout est vidé on relève les bords rabattus du sac , on le lie au dessus de la poudre et le tonnelier enfonce les barils.

Les poussiers obtenus par les tamisages et époussetages, etles balayures des ateliers où se fait le travail, étant mélangés au degré convenable, il ne leur manque pour être mis à l’état de poudre, qu’une consistance suflisante, pour pouvoir produire un grain ferme et en grande quantité. C’est en les arrosant et les rebattant au moulin qu'on Îa leur donne. |

1010. Procédé révolutionnaire. Ce procédé créé pour les besoins extraordinaires de la révolution française, n'a pas été suivi. Nous en donnerons toutefois une courte description.

On réduit d’abord en poudre le nitre, le soufre et le charbon, en faisant tourner ces matières dans des tonneaux avec des billes en bronze. Le nitre se pulvérise seul. Le soufre et le charbon se pulvérisent ensemble. La pou-

dre préparée et mêlée en proportions convenables, est placée dans un nouveau tonneau avec des billes d’étain qui rendent le mélange très-intime , à l'aide d'un mouvement de rotation suflisamment prolongé.

Lc mélange fait, on prend un plateau carré en cuivre sur lequel on établit une toile mouillée. Par dessus la toile, on met un cadre en bois destiné à maintenir la couche de poudre, et on remplit ce cadre du mélange précédent. On enlève le cadre et on recouvre la matière d’une nouvelle toile mouillée. Par dessus, on met un autre plateau, une autre toile mouillée et on recommence. Quand on a fait un chargement suflisant, on met la pile en presse, à l'aide d’une presse hydraulique. Les couches de mélange qui ont une épaisseur de 9 millimètres sont réduites à 2 millimétres. L’eau des toiles se répand dans le mélange par l’attraction capillaire et mouille la galette très-uniformément. |

La galette exposée à Pair, s’y dessèche un peu et peut ensuite être grenée par les moyens ordinaires.

1611. Procédé des meules. Ce procédé est mis en usage pour la fabrication de la poudre de chasse.Celle qu'il fournitest d’une qualité très-supérieure, cequi tient à la fois à Ja nature du procédé et à celle des matières employées. Âu Bouchet , on l’applique à la fabrication de la poudre qu'on prépare avec le charbon distillé. Le dosage de cette poudre est Le suivant :

Nitre So ou bien 77

Soufre CS 9,9

Charbon distillé 14 its 104. 100,0

Voici un tableau des maniprlations multipliées qu’on fait subir à cette poudre, avec .a durée de chacune d'elles, en supposant quil s'agisse de préparet 100 kilog. de pou-

dre. Nous donnerons ensuite quelques détails sur celles qui offrent quelque particularité.

* Durée.

1° Pulvérisation du soufre et du charbon ensembie, dans des tonneaux avec des gobilles en bronze 12 heures. 29 Pulvérisation du mélange précédent avec le nitre, dans des tonneaux avec des gobilles en

étain et 2 pour cent d’eau.. . . . . . . . . 12 heures. 3° Passage du mélange sous la meule, avec addi-

tion de 4 pour cent d'eau. . . . 4. . .,. . .,. 2 heures: HO CTEDARE LL AT ua POMSNCN SEE AR NEA TES,

5° Trituration dans les tonneaux à billes d’étain. 6 heures. 6, Passage sous la meule, avec addition de 4 pou

CUT CAL EN 3 Le Ve MT D M à a Te 7 IDR TE 770 UITRRARTES OT UNS PR EL Re UNE ER GS Passage at famine FN A AE heures GerOTénpE ALAN MESSE CR RSS Â heures.

RU Fe CC AI COR TE RAUACIAATE À 1 RE TR MORE ms tr Séchage à l'armement ie cemanédhqurés.

Ou séchage à l’étuve, 4 44 4, 4 sn fheures.

1612. La pulvérisation préalable des matières dans des tonneaux munis de gobilles métalliques est une des opérations introduites, à l'époque de la révolution française, dans la fabrication de la poudre. Pour l’exécuter, on se procure des gobilles en bronze ou en étain de 9 millimètres de diamètre. D'autre part, on dispose des tonneaux traversés par un axe, au moyen duquel on peut leur donner un mouvement de rotation. À l’intérieur des tonnes, on place à distances égales six litteaux en bois qui vont d’un fond à l’autre et qui s’'appuyent sur les paroïs du tonneau. Ces litteaux font sauter les gobilles qui viennent les frapper et déterminent ainsi des frottemens favorables à l'effet qu'on veut produire. Ces litteaux ont 3 ou 4 centimètres de saillie. Les tonneaux peuvent avoir 1 mètre de long sur 6 décimètres de diamètre et se chargent avec 75 kilog. de

POUDRE A CANON. p'

matière et 90 kilog. de gobilles. Bien entendu, qu’on pratique au tonneau une ouverture pour charger et décharger à volonté. DATES

Dans la pulvérisation du soufre et du charbon on ne court aucun risque; aussi peut-on se servir de gobillesen bronze. Mais quand il s’agit de mêler les trois matières, on préfère avec raison, les gobilles en étain et on ajoute de l'eau. De cette manière, on prévientles accidens que pourraient causer le choc des gobilles sur elles-mêmes ou sur quelque grain de sable que le mélange renfermerait.

1613. Les meules destinées à comprimer le mélange pendant qu’on l’humecte sont très-pesantes. Onleur donneun poids de 3000 à 6ooo kilos. ; elles sont faites en carbonate de chaux et l’on choisit alors la variété connue sous le nom de carbonaté de chaux fétide. On les fait maintenant en fonte, et dans ce cas leur limbe est armé en laiton. Ces meules verticales tournent dans une rainure où se place le mélange sortant des tonneaux. A l’axe de la meule, on fixe un entonnoir dont la queue percée de trous d’arrosoir vient répandre derrière la meule, qui l’entraîne dans son mouvement de translation, l’eau nécessaire pour hu-

mecter la poudre. Cette eau se répand et se divise ainsi d'elle-même dans toute la masse. À mesure que la matière est rejetée sur les bords de la rainure, au moyen d'une palette on la ramène sur la meule.

1614. Le grenage est fait au moyen d’un appareil trèssimple et fort ingénieux. Cet appareil se compose de huit tamis multiples au PE desquels la poudre'se trouve à la fois et dans chacun d’eux brisée par le tourteau, grenée par le grenoir, égalisée , séparée du gros grain et du poussier. Le gros grain repasse sous le tourteau, le poussier sé rend dans un réservoir et le bon grain dans un autre. L’appareil est mis en mouvement par une roue hydraulique, et le seul soin qu'il exige consiste à charger les tamis et à décharger Îles réservoirs.

Pour comprendre le jeu de cet appareïl, considérons un des tamis. Nous y trouvons d’abord un guillaume muni de son tourteau. Ce guillaume est fermé par une peau à sa partie supérieure, et celte peau communique au moyen d’un boyau cn peau douce avec une trémie qui renferme les matières à grener. Cette trémie laisse tomber la poudre à grener par l'ébranlement que le boyau reçoit du tamis et qu'il communique à latrémie. Au dessous du guillaume se trouve un grenoir. Ces deux tamis sont enchâssés à tabatière. La poudre brisée tombe dans le grenoir qui laisse passer le poussier et le bon grain et qui retient le gros grain. Pour briser celui-ci on le ramène dans le guillaume. À cet effet, le guillaume est percé d’un trou à son fond , tout près de sa circonférence. Ce trou est muni d’unc languette ou cuiller en cuivre qui se dirige obliquement vers la peau du grenoir. Cette languette cst dirigée en sens contraire du mouvement que la rotation tend à imprimer aux matières. Il en résulte que les gros morceaux lancés vers la circonférence du grenoir par le mouvement centrifuge, sont jetés sur la languette, remontent ainsi dans le guillaume et subissent de nouveau l’action du tourteau. Le bon grain et le poussier étant tombés dans le troisième tamis ou égalisoir, celui-ci sépare le poussier qui parvient ainsi dans un tamis dont la peau communique à son centre avec un boyau en peau douce. Ce boyan amène le poussier dans une boîte munie d’un tiroir qui le reçoit. Le tiroir étant plein, on le change. Pour extraire le bon grain resté sur l’égalisoir, on a mis encore à profit le mouvcment centrifuge. En effet, cette méthode permet au grain de séjourner assez long-temps dans l'égalisoir pour que tout le poussier en soit séparé. On a donc percé la cerce supérieure de l’égalisoir d’un trou. A l’intérieur, ce trou porte une courte languette en cuivre dirigée en sens contraire du mouvement de rotation. Les grains jetés vers la circonférence sont arrêtés par cette Janguette et passent

dans le trou, qui au moyen d’un boyau en peau les conduit dans une boite.

On obtient donc ainsi d’un seul coup et par des procédés qui n’exigent aucune main-d'œuvre , le poussier et le bon grain très-bien séparés. Les tamis un peu faibles réussissent mieux que les tamis élastiques.

Huit tamis semblables sont réunis sur un cadre circulaire et horizontal, mis en mouvement par un arbre vertical. On conçoit aisément qu'un arbre droit ne pourrait communiquer à l'appareil qu'un mouvement de rotation qui serait sans effet. Aussi l'arbre est-il recourbé en U au point où le cadre y estattaché. C’estsur a branche moyenne de VU que le cadre se fixe à frottement, de telle manière que cette branche entraîne le cadre dans son mouvement de translation ct peut toutefois tourner elle-même sans ïnprimer au cadre un mouvement de rotation qui ne servirait à rien etquiserait impossible, puisque la trémice et les deux boîtes pour la poudre et le poussier sont fixes.

1615. Le laminoir a pour objet d'augmenter la densité de la poudre. ilse compose de trois cylindres. Le cylindre supérieur très-pesant est en fonte, revètu en cuivre. Le cylindre moyen est en bois. Le cylindre inférieur en cuivre. Une toile sans fin embrasse les deux cylindres supérieurs. Une autre toile sans fin embrasse le cylindre inférieur. La poudre versée par une trémie vient passer entre les deux toiles, sy comprime fortement et sy prend en galette. Parvenue à quelque distance en avant des cylindres, la galette se brise par son propre poids et tombe dans une caisse.

Le lissage se fait comme à l'ordinaire. Il en est de même des autres opérations mentionnées dans le tableau précédent.

16:16. Poudre ronde. Le procédé employé pour faire la poudre ronde a été misenusage depuis long-temps à Berne. M. Champy lui a fait subir diverses modifications, et l’on

s’en sert aujourd'hui au Bouchet pour faire de la poudre de mine. Voici le tableau des opérations et leur durée, pour 100 kilog. de poudre.

Durée.

10 Pulvérisation du soufre et du charbon. . . . 4 heures.

29 Mélange du soufre, du charbon et du nitre. . 4 heures.

02 \GranelaHton au US Te CLSC TS PINS 19 ,SÉDATGEON Es TA 2 te le ee 1 AHEULeL DS LABSABES UT US Dee se 1bale Paie Ge de PU TT MEUTES 09 Séchage AU EU, Le cd pee no à da sd me A UeUTES.

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La première et la seconde opération s'effectuent dans des tonnes, comme pour le procédé des meules. La granulation s'opère d’une manière très-particulière.

Elle se fait au moyen d'un tambour de 1 mètre de diamètre environ, et de trois ou quatre décimètres de large ; ce tambour est traversé par un axe qui lui donne un mouvement de rotation. El est percé sur sa circonférence d’une ouverture qu'on ferme à volonté, et à l’aide de laquelle on entre et on sort les matières ; sur une de ses faces se trouve un trou circulaire assez large dans lequel passe l'axe; ce trou est indispensable pour recevoir un tuyau fixe parallèle à l’axe, et percé d’une file de trous d’arrosoir très fins : ce tuyau communique avec un réservoir d'eau comprimée qui vient s'échapper par les trous d’arrosoir et tomber en pluie dans le tambour.

On place le mélange pulvérulent dans ce tambour , on met celui-ci en mouvement et l’on fait tomber l’eau en pluie fine ; chaque goutteiette qui tombe devient le centre d’un petit grain qui tournant sans cesse dans du poussier humide, s’arrondit et grossit par couches concentriques, comme une boule de neige. En prolongeant l'opération on pourrait faire des grains très-volumineux, mais on l'arrête quand ils ont acquis la dimension qu'on veut leur donner ; Les grains ainsi produits sont parfaitement sphé-

riques, mais leur volume n'est pas le même, à beaucoup près. Au moyen de tamis appropriés on sépare le fin grain et le poussier , il reste le bon grain et les masses ou le grain trop gros. Ensuite on sépare le bon grain des masses, ou gros grain; celles-ci doivent être pulvérisées de nouveau ; le poussier et le grain fin sont séparés aussi; le poussier passe dans de nouveaux mélanges. MCE

Le fin grain, au contraire, qui n’a besoin que de grossir pour devenir bon grain, péaité le nom de noyau et retourne au tambour à l'opération suivante, que sa présence accélère beaucoup. |

Le lissage et les autres opérations, se font à la manière ordinaire.

Propriétés de la poudre.

1617. La poudre peut s'enflammer par le choc ou par une élévation brusque de température, portée à la chaleur

rouge.

Un choc brusque entre deux corps même assez mous, peut toujours déterminer l'explosion.

L'étincelle électrique peut enflammer la poudre. Quand on expose la poudre à l’action de la chaleur, les résultats peuvent varier, Si la poudre est soumise au contact d’un corps incandescent , elle prend feu tout à coup et détonne. C’est l'effet que produisent les globules de fer incandescent que la pierre à fusil détache de la batterie. C’est l’effet que produisent aussi de la même manière, les pyrites employées autrefois au lieu de pierres à fusil, C’est encore ce que l’on obtient en mettant un corps incandescent quelconque en contact avec la poudre. Mais il n’en faudrait pas conclure que la poudre peut prendre feu très-facilement. Il faut réellement porter au rouge un point quelconque du tas qu’il s’agit d'enflammer. Si l’on place dans une éprouvette remplie d'hydrogène une pincée de poudre, on peut brüler le gaz sans que la poudre prenne feu.

Si l’on approche un papier allumé d’un petit tas de poudre, le contact de la flamme ne suflira pas pour faire détonner la poudre. Elle ne prendrait feu qu'autant que les grains en seraient projetés dans la flamme même. Ces expériences s'expliquent aisément, par le refroidissement que les flammes éprouvent quand elles touchent les grains de poudre, et par leur faible densité qui ne permet pas aux grains de s'élever à la chaleur rouge au moyen de la chaleur qu'ils empruntent à ces flammes. Pour qu’elles produisissent l'inflammation de Ja poudre, il faudrait que celle-ci fit un séjour un peu prolongé dans la flamme même, de manière à sy chaufler au rouge.

Lorsque la poudre est soumise à l’action du feu, d’une manière lente, le soufre qu’elle contient fond et s’enflamme ensuite vers 1 50°, s'il a le contact de l'air. Il communique alors l'inflammation à la poudre elle-même. Mais si l’on fait cette opération dans le vide, le soufre fond et distille, et une détonation faible se fait entendre quand Ja température est plus élevée. Elle prose de la réaction du uitre sur Le charbon et sur une partie du soufre.

Ces diverses circonstances, expliquent la nécessité des amorces fulminantes quand on veut rendre complète la combustion de la poudre dans les armes. La flamme produite par les amorces ordinaires s’éparpille au dehors du bassinet, celle qui provient des amorces fulminantes, pénètre nécessairement toute entière dans le canon, enveloppe tous les grains de poudre, etleur communique ainsi la haute température dont ils ont besoin pour s'enflammer.

Les effets généraux de la poudre ne sont pas du reste très-difficiles à expliquer. Nous go leo en effet, que par sa détonation , elle donne naissance à du gaz carbonique, à de l'azote, à de l’oxide de carbone, et à dela vapeur d’eau. Tous ces produits sont gazeux. Il reste un résidu solide formé comme on l’a vu de sulfure de potassium. Ainsi, les élémens de la poudre se transforment par la

détonation , en gaz, dont la température est très-élevée, Ceci suffit pour expliqner la détonation.

Mais, si l’on veut aller plus loin, et déterminer la! nuture et le volume de ces gaz, on éprouve des:obstacles en quelque sorte insurmontables par la difficulté ‘de réa: liser les conditions qui se rencontrent dans les armés.

En effet, suivant que la combustion est lente ou rapide, selon qu’elle s'effectue sur de petites ou de grandes quan- ‘tités de poudres, selon qu'elle a lieu sous une pression faible ou forte, les gaz varient de nature et CORPS ment de quantité. so

M. Gay-Lussac admet, d'après ses expériences , qué , d’un litre de poudre pesant go0 grammes, on retire 450 litres de gaz à o°eto, 96. Ces gaz contiennent 53: d'acide carbonique , 5 d’oxide de carbone, et {2 d’azote pour 100. Ces expériences ont été faites, en laissant tomber grain à grain, la poudre essayée, HUAe un tube rouge, disposé pour recueillir les gaz. Pour que ces résultats pussent exprimer la puissance réelle de la poudre, il faudrait tenir compte de l'élévation de température qui a lieu au moment de la détonation. On ne peut faire à cet égard, que des suppositions PONTS La (LDARANE des gaz est au moinsde 1000 à 1200 degrés ; elle est peut-être bien plus forte. Lénebh à

1619. La poudre peut varier de qualité par tant dé causes, qu'il est important de s’en faire une idée aussi exacte que le comporte l’état de la science. Il est facile d’avoir du nitre-et du soufre à un état constant , mais il n’en est pas demême du charbon ; celui-ci varie tellement; qu'on péut le considérer comme la sourée de ARArteS différences dans la qualité des poudres. F4

Un charbon dur et fortement calciné donne dés pét res peu inflammables. Un charbon’ léger , peu calciné et hydrogéné, donné des poudres d'une inflammation facile. Le charbon le plus convenable pour cértariès HONAYEs }

IT. 5x

sera donc celui qu'on obtient en chauffant le bois juste au degré nécessaire pour qu'il puisse se pulvériser.

La densité des poudres est encore un motif puissant de variation. Les poudres denses s'enflamment moins aisément ; les poudres poreuses et légères sont, au contraire, Se A 2

L’humidité des poudres peut aussi les faire varier de qualité, non-seulement en ce qu'elle les rend moins combustibles, mais encore en ce qu’elle détermine la eristallisation du nitre, et que le mélange se défait. Ainsi, une poudre humide que l'on fait sécher, peut perdre en qualité, relativement à ce qu'elle était avant d’avoir éprouvé l’action de l’eau.

1620. Dans les armes , la meilleure poudre est celle qui s’enflamme toute entière avant que le projectile soit sorti du canon, etnon pas celle qui s’enflamme le plus rapidement, comme on le pensait autrefois. Cette vérité, devenue la base de toutes les recherches relatives à la fabrication de la poudre, a été mise hors de doute depuis peu d’années, par des essais de tout genre tentés par l’administration des poudres de France. On distingue en eftet, sous le. nom de poudres brisantes, certaines qualités de poudres dont l'effet très-faible quelquefois sur le projectile, est au contraire très-énergique sur l'arme elle-même. Toutes les poudres d'une inflammation très-rapide deviennent par là même des poudres brisantes. Elles se rapprochent ainsi de certains composés très-fulminans, tels que les fulminates d'argent et de mercure, l’or fulminant, etc., qui placés dans des armes les brisent au moment de l’explosion, sans lancer bien loin les projectiles. |

On peut faire des poudres brisantes avec des charbons inflammables. On en obtient en leur donnant une densité très-faible. On en fait encore en donnant une grande finesse au grain. Enfin, on peut en faire aussi, à l’aide d’une trituration très-prolongée, qui rend le mélange extrême-

POUDRE À CANON. 803 ment intime. Ces poudres sont quelquefois irès-mauvaises, du reste, c’est-à-dire qu’en les essayant dans des armes capables de leur résister, elles ont une faible portée:

La portée la plus longue s'obtient avec la poudre dont l'inflammation est assez rapide pour qu’elle ait lieu tout entière dans le canon, mais assez lente pour qu'elle ait lieu successivement à mesure que le projectile se déplace. C'est aussi la poudre qui fatigue le moins les armes.

Il y a donc un rapport à observer entre l’état du charbon, la densité de la poudre et la grosseur du grain. Quand on est forcé de se renfermer dans des limites déterminées pour deux de ces élémens , il faut varier le troisième d'une manière convenable. On prendra donc un charbon léger pour la poudre dense à gros graïns et un charbon dur pour la poudre fine et poreuse, si d’ailleurs elles étaient destinées au même usage. Maïs la nature de l'arme impose de nouvelles conditions. Dans le fusil les gros grains ne s’enflamment qu'imparfaitement. Les grains fins déterminent la rupture des canons. Le grain de la poudre de chasse doit donc être fin; celui de la poudre à canon plus gros; celui de la poudre de mine plus gros encore. Ce sont là des conditions que l’on ne saurait négliger.

Essai des poudres.

1621. Dans cet essai , il faut tenir compte de toutes les considérations exposées précédemment. Ilconvient doncde les examiner sous le rapport du dosage, de la nature du charbon, de la densité, de la finesse et de la forme du grain, de la ténuité des molécules , enfin de la portée. Ce dernier essai est le plus important de tous, mais il n'offre pas le degré de précision qu’on pourrait désirer , et distingue mal des poudres assez différentes d’ailleurs.

Le dosage des poudres se reconnaît par une analyse fort simple. On pèse la poudre, on la lessive et on évapore les

eaux de lavage, ce qui donne le nitre. Le résidu composé de soufre et de charbon, est séché puis traité par l’oxide de cuivre, comme sil s'agissait d’une analyse organique. On recueille de l'acide carbonique , ce qui détermine le charbon, Par la perte, on cônnaît le soufre, quang le charbon que la poudre contient a été chauffé au rouge... … La nature du charbon n’est pas facile à reconnaître. La couleur de la poudre est déjà un indice. Les charbons bien calcinésiet peu hydrogénés sont noirs. Les, charbons peu calcinés,et hydrogénés sont roux ou bruns. Comme ces derniers sont en grande partie à l’état d'acide ulmique, et que celui-ci est soluble dans la potasse caustique bouillante, on peut mettre cette propriété à profit. Le charbon étant déterminé, par l'analyse qui précède, on traitera le, mélange! de soufre et de charbon par.un excès de potasse canstique boutllante. Le soufre et l'acide ulmique se dissolvent; le charbon reste. On le jetie sur un filtre, on. le . laxe et on le.sècheà 100°, pour le peser... | Le charbon pur étant connu et soustrait, du FRE Lo indiqué par l’oxide de cuivre ; le reste est le charbon de l'acide ulmique. Fn multipliant celui-ci dans le rapport de 57 à 100, on a l'acide ulmique. Ces trois opérations suffisent pour donner le nitre, le charbon, l'acide ulmique ; la perte représente le soufre.

La densité s'obtient en pesant successivement unflacon pléin de poudre et plein d’eau. C'est à l’aide de tamis percés deétrous déterminés , qu’on peut évaluer la finesse du grain, Quant à sa forme , elle se reconnaît de suite à l'œil. | . La:ténuité des molécules n’est pas susceptible d’une ap: prédiation rigoureuse. Le microscope pourrait être utile poür l'évaluer. On peut arriver à une approximation en délayant la poudre dans un volume déterminé d'eau, et tenant note du temps-que le soufre et le charbon mettent à1sé déposer. À l’aide d’un type constant, pour comparaison;:on pourrait.classer les poudres sous ce point de vue.

POUDRE À CANON... . 80ù

1622. Relativement à la portée, on fait usage de plusieurs appareils, parmi, lesquels nous nous contenterons de citer l’éprouvette de Régnier, et le mortier éprouvette. -

L’éprouvette de Régnier est principalement consacrée à l'essai de la poudre de thasse. Elie se compose (fig. 9, pl. 19) de deux branches à ressort b et c. La branche c porte en a un petit réservoir pour la poudre, avec un bassinet pour l’amorce. Elle porte en outre un arc gradué f qui glisse dans une raïnure pratiquée dans la branche b. Elle soutient enfin un fil métallique g, k, 1, quipeut glisser dans un trou pratiqué dans la branche 2. Ce fil métallique est muni d’un petit curseur en peau qui peut glisser à frottement. La branche b porte un are d, qui se recourbe en .un talon e, qui vient s'appliquer sur Île réservoir à poudre. |

Pour faire l'essai d’une poudre, on remplit le réservoir qui peut en:contenir un gramme et on amorce le bassinet. On place le curseur en 1, on allume la poudre, et à linstant de la détonation le canon et son talon se séparent entraînant chacun les branches auxquelles ils sont fixés. Cet effet est indiqué en b’e’. Le curseur en peau se trouve donc déplacé d’un certain nombre de degrés que l’on mesure sur l'arc; |

La poudre de chasse ordinaire marque 12° à cette éprouvette. La poudre de chasse superfine en donne 14.Chaque degré représente l'effet d’un kilog. appliqué à rapprocher P deux branches.

Le mortier éprouvette ou mortier d'ordonnance est réservé à l'essai des poudres de guerre. Il se compose (fig. 10, pl. 19) d’un mortier. incliné à 45°, dont la chambre dd a 65 millim. .de profondeur et 5o millim. de diamètre. L'âme du mortier a 191 millim. de diamètre et 239 de profondeur. Le boulet q a.189,5 millim. de diamètre. né lumière fdoit avoir { millim, de diamètre.

. La charge de poudre est de 92 grammes. Le poids du

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