O0 LIV. II. CH. III. OXIDES
nent pas avec les acides où qui du Ho h’én Saturênt point les propriétés, et qui au contraire se combinent avec les bases en détruisant les caractères de celles-ci.
2° Les oxides basiques; c’est-à-dire ceux qui se combinant facilement avec les acides, saturent exactement les propriétés de ces corps, et qui, au contraire, se combinent mal avec les bases ou du moins n’en détruisent pas les caractères en s’unissant à elles.
3° Les oxides indifférens , c’est-à-dire les nombreux oxides qui sont capables de jouer à la fois le rôle d'acide avec les bases puissantes et le rôle de base avec les acides énérgiques. .
4° Les oxides singuliers; groupe rémarq tbe dont toutes les espèces ne s’unissent ni aux acides, ni aux bases. Sous l’influence de ces corps et souvent sous les influences les plus faibles en apparence, les oxides singuliers abandonnent, soit une portion de leur oxigène, soit une portion de leur nié , pour passer à un état d’oxidation inférieur ou supérieur, et prendre ainsi une forme qui les rende propres à s’unir au corps en présence duquelon les a placés. Une analogie moïns éloignée qu’elle ne semble l'être au premier abord » rapproche les oxides singuliers du ESS d'hydrogène, qui, en général, peut servir à les préparer presque tous.
5° Les oxides salins. Ceux-ci forment une classe supplémentaire qui devrait être annulée. En eflet, elle ne comprend que dés oxides évidemment formés de deux oxides unis de telle manière, que lun joue le rôle d'acide et l’autre celui de base. Il en résulte un véritable sel formé tantôt d’un oxide basiqué uni à un oxidé acidé, . tantôt d’un oxide basique uni à un oxide indifférent, tantôt enfin d’un oxide indifférent uni à un oxide acide. Le nombre de ces composés , très-limité quant à présent, peut beaucoup s'augrenter par suite de nouvelles recherches,
nn. Il est rare que le même métal donne naissance à des
oxides assez nombreux Fes que l’on en trouve un dans
chacune de ces classes. Il n’arrive presque jamais que le
même métal fournisse deux oxides appartenant à la même classe.
Dans ce même tableau, nous avons voulu offrir la composition atomique des oxides. À cet effet, on a placé vis-à-vis du nom de l’oxide un symbole qui en représente la composition en supposant que les lettres initiales du métal ou de l’oxigène représentent un atome de chacun de ces COrps. FER le norbro de ces atomes est plus considérable, un chiffre placé en exposant indique le nombre d’atomes que contient le composé. On appréciéra mieux l'utilité de cette disposition en observant que le plus grand nombre des oxides basiques se composent d’un atome de métal et d’un atome d’oxigène; que la plupart des oxides singuliers contiennent un atome de métal et deux atomes d'oxigène et que presque tous les oxides indifférens sont formés de deux atomes. de métal pour trois atomes d'oxigène.