LIV. III, CH, IT OXIDES
zote, forme de l’ammoniaque, et par suite du nitrate d'ammoniaque : aussi voit-on, dans les premiers instans de l’action, ‘se dégager des vapeurs rouges très-intenses qui s’affaiblissent peu à peu, et qui font enfin place à des vapeurs incolores. Les premières proviennent du deutoxide d’azote qui agit sur l'air; les autres sont formées de protoxide d’azote ou d'azote. .
D'ailleurs le zinc produit un nitrate incolore; le fer donne une dissolution brun rouge de nitrate de peroxide et un dépôt de peroxide brun rouge aussi; l’étain fournit seulement de l'acide stannique en poudre blanche toutà-fait insoluble; le cadmium donne un nitrate sans couleur. Tous les résidus contiennent probablement du nitrate d'ammoniaque; maïs on ne l’a constaté que pour l’étain et le fer.
L'action des métaux de la deuxième section doit:avoir la plus grande analogie avec celle qui précède.
Quant à ceux de la première, ou du moïns quant à ce qui concerne le potassium et le sodium , ils ont sur l'acide nitrique une action des plus vives. Le métal entre en ignition, s’oxide, et forme un nitrate soluble. s 2e
770. L’acide phosphorique est décomposé par le potassium et le sodium. Il peut en résulter un phosphate et un phosphure, si on met un excès d'acide. Dans le cas contraire, il produit un mélange d’oxide et de phosphure. Si l’acide est hydraté, l’eau se décompose aussi, son hydrogène se dégage, et l'on obtient une plus grande quantité d’oxide. Les phénomènes seraient les mêmes avec les métaux de la troisième section et avec quelques-uns de ceux de la quatrième.
Cest à peu près de la même manière que le potassium et le sodium agissent sur l'acide borique. Il en résulte un borate et du. borure de potassium ou de sodium. Les autres métaux paraissent sans influence. L’acide silicique se comporte comme l'acide borique.
Enfin l'acide carbonique est décomposé complétement par le potassium ct le sodium. Il est ramené à l’état d’oxide de carbone par les métaux de la seconde et de la troisième section et par quelques métaux de la quatrième. Tous les autres sont sans action sur lui.
771. On emploie enfin souvent les sels comme agens : d'oxidation. Parmi ces corps, il faut distinguer le nitrate, le bisulfate et le chlorate de potasse. Le premier, comme offrant à la fois, en raison des produits qu'il donne en se décomposant par la chaleur, de l’oxigène et une base puissante, ce qui le rend particulièrement propre à opérer l’oxidation des métaux acidifiables; le second présente aux métaux capables de décomposer l'acide sulfurique une quantité considérable de cet acide presque libre, et néanmoins combiné de manière à supporter une chaleur - rouge sans se volatiliser; enfin le dernier cède son oxigène facilement, et il en contient beaucoup; mais il ne peut oxider que ee métaux très-oxidables, à cause de la température basse à laquelle il perd son oxigène.
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Classification des oxides.
772. Quand on compare les réactions des divers oxides, soit sur les autres oxides soit sur des corps de nature analoguc,on ne tarde pas à découvrir des rapports, des analogies qui indiquent l'existence de plusieurs classes fort distinctes, parmi les-oxides connus. Sans pfétendre que le mode de division auquel nous avons cru pouvoir nous arrêter soit de sa nature bien fixe et bien précis, cependant nous pensons que c’est celui qui offre le plus de facilité pour l'étude des composés nosibrenx auxquels les oxides pénis donner naissance.
Dans le tableau suivant, les oxides se trouvent rangés en cinq classes principales , SaVOIr : £
1° Les oxides acides ; € ’est-àdire ceux qui ne 5€ buis