‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 40 sur 218 · LIV. III. CH. IV. CHLORURES · texte numérisé non relu

LIV. III. CH. IV. CHLORURES

binaison forte, les métaux des trois premières sections peuvent seuls s'en emparer. L’hydrogène est alors mis en liberté. AY ec le concours de l’oxigène, les métaux dela quatrième et de la cinquième section Éd: naissance — à de l’eau et à un chlorure; mais cetteaction, quine s'exerce qu'avec des matières humides est d’ailleurs si lente, qu'on a rarement occasion de s'en servir; il est évident, du reste, qu'elle n’est qu’un cas particulier des oxidations opérées | par le concours de l’eau, de l'air'et d’un acide, car on peut concevoir que le métal s'oxide d'abord , et que l’oxide formé réagit ensuite sur l'acide hydrochlorique. |

Les métaux peuvent aussi se chlorurer aux dépens du chlore des chlorures métalliques. C'est ce qui a lieu dans les cas très-nombreux où l’ on décompose par les métaux des premières sections le bichloruré de mercure.

Enfin le chlore attaque mieux certains Métaux , quand On ConRINe son ee tion avec celle d’un. chlorure de ou d’un chlorure basique. On cherche alors à former un chlorure double, et l'on mélange le métal avec du chlorure de potassium, par exemple, quand'il doit former un chlorure acide : si le métal devait produire un chlorure basique, on pourrait y joindre au contrairé un chlorure acide, tel que le‘bi-chlorure de’ mercure, le chlorure d'or ; celui de platine, etc. Les forces mises en jeu ‘sont sut Jisien à celles qui agissent dans les cas examinés précédemment, où-l’on a mis en contact des métaux avec de l'oxigène et des bases ou des acides. M. Berzélius: à tiré

parti de ce point de vue d’une manière très s-avantageuse, quand il a voulu chlorurer quelques métaux de la dernière section d’une manière prompte ct complète. L'addition\d'’un-chlorure bien choisi présente ; dans:ce cas ;! un avantagepaïticulier, en ce sens que le nquveau chlorure, en se combinant avec Jui, en RERÈERe plus de sta-

bilité.

MÉTALLIQUÉS 159

Après avoir ainsi défini les conditions générales de l’ac-

tion du chlore sur les métaux, il nous reste à examiner

les chlérures eux-mêmes, sous le rapport de leur classifi-

cation chimique, de leurs propriétés ou de leur composi-

tion , etnous devons en outre faire connaître les nombreux procédés par lesquels on parvient à les obtenir.

810. Classification. Demèême quelesoxides, les chlorures se partagent en plusieurs classes bien distinctes, savoir : les chlorures basiques, les chlorures acides, les chlorures indifférens, et les chlorures salins. En général, les chlorures de ces diverses classes correspondent aux oxides que nous avons désignés sous les mêmes noms, et peuvent presque toujours se former en traitant ces oxides par l’acide hydrochlorique.

Mais tandis que, pour les quatre classes indiquées, nous voyons les chlorures répéter avec une fidélité remarquable tous les composés auxquels l’oxigène donne naissance, on observe avec étonnement que les oxides singuliers ne présentent jamais de chlorures correspondans par la composition ou par les propriétés. Les oxidessinguliers, traités par l’acide hydrochlorique, donnent tous un dégagement de chlore et un chlorure inférieur, où bicn du peroxide d'hydrogène et un chlorure inférieur encore. On n'a pu. d’ailleurs, par aucun autre procédé , combiner le chlore dans la proportion qui conviendrait à ces sortes de corps. On arrive toujours au-dessus ou au-dessous de cette proportion. Quelle que soit la cause de ce phénomène, il est trop général pour que nous n'ayons pas dû le faire remarquer.

A joutons que parmi les recherches de chimie générale, dignes d'être tentées, celles qui auraient pour objet la découverte des chlorures singuliers mériteraient une attention particulière, en ce sens que de tels corps auraient $ans doute des réactions analogues à celles des oxides cor«

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respondans, et conduiraient par cela même à produire

an perchlorure d’ hydrogène analogue à l’eau oxigénéc: Voici le tableau des Ken connus :

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