‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 47 sur 218 · LIV. III, CH IV. CHLORURES · texte numérisé non relu

LIV. III, CH IV. CHLORURES

est mème difficile d'établir quelque règle à cet égard, car J'action n'est point la même sur les divers chlorures fournis par le même métal. Quand il ya action , le métal est oxidé, et le chlore combiné avec lui devient libre.

Sauf les chlorures des deux dernières sections, qui ne peuvent pas être décomposés par l’oxigène, puisque les métaux qui en font partie ne se combinent pas ou ne se combinent que très-dificilement avec l’oxigène , on peut en général admettre que l’oxigène est sans action sur les chlorures basiques, et qu'il décompose au contraire les chlorures acides et la plupart des chlorures indifiérens. Mais souvent l’action doit être incomplète, par suite de la formation d'un composé de chlorure et d’oxide sur lequel l’oxigène cesse d'agir.

820. On ne connait pas l’action’du fluor sur les chlorures ; mais on peut présumer que ce corps déplacerait le plus souvent Le chlore. Toutefois, le chlore paraît capable de chasser le fluor de quelques-unes de ses combinaisons, et en particulier du fluorure de mercure.

On sait que le chlore enlève Îles métaux à tous les bromures ou iodures ; il forme des chlorures avec ces métaux ‘et met le brôme ou l'iode en liberté ; et quand le chlore est en excès, il peut se former en outre du chlorure de brôme ou du chlorure d’iode. On peut conclure de ces faits que le brôme et l’iode ne pourront décomposer les chlorures qu'à la faveur de circonstances particulières ; dans le cas, par exemple, où l’on emploirait un chlorure qui, passant à l’état de perchlorure, céderait une partie de son métal au brôme ou à l’iode.

Le soufre, le sélénium , le phosphore et l'arsenic sont sans action sur les chlorures appartenant à la première ou à la deuxième section ; mais quand on opère sur des composés fournis par des métaux moins positifs que ceux-ci, il peut arriver que la tendance de ces corps à s'unir à la fois avec le métal et le chlore , détermine la réaction, C'est

MAREOTRE J 139 par “ pas + se pe du re de ps et # sulfure de ehrôme. L'action est assez vive pour qu'il y ait production de lumière. Le perchlorure de manganèse agirait probablement de la même manière. Il arrive même quelquefois que cette double influence n'est pas nécessaire. C’est ainsi, que le phosphore et l'arsenic peuvent, l'un et l'autre, décomposer le chlorure de mercure, mettre le mercure à nu, et former des chlorures de phosphore ou d'arsenie. Ceci prouve que le mercure, le phosphore et V’arsenic ont des teudances à peu près égales à s'unir avec Je chlore, et que la réaction est déterminée par la différence de volatilité des composés qui peuvent se produire. Les chlorures de phosphore et d’arsenic sont en effet bien plus volatils que le chlorure de mercure.

8or. Action des métaux. L'action des” : mélaux sur les chlorures est assez bien exprimée par la classification des métaux en sections. En effet, les métaux de la première section décomposent bien tous les chlorures des sections suivantes et ainsi de suite, sauf quelques exceptions qui semblent même tenir à des circonstances étrangères à la réaction. On a tiré un parti. fort heureux de ce genre de phénomène, depuis long-temps, pour se procurer tous les chlorures volatils de la quatrième section, en décomposant le bichlorure de mercure par les métaux que l’on voulait chlorurer. On a fait usage récemment du même principe, en sens inverse, pour se procurer les métaux de la deuxième section en décomposant les chlorures de cette section par le potassium.

822. Les corps composés, en agissant sur les chlorures, peuvent donner naissance à des phénomènes très-variés, que l’on peut néanmoins prévoir le plus souvent, en tenant compte : 1° de la tendance du chlorure et de celle du corps employé, 2° de la tendance des élémens du chlorure et de celle des élémens du corps qu'on met en contact avec lui,

140 LIV. If, CH, IV, CHLORURES

Nous allons rassembler ici les principaux faits observés à cet égard.

822. Action de l'eau. Nous avons déjà exprimé l’opinion qui nous parait la plus probable relativement à l’action que l'eau exerce sur les chlorures ( LXIX). Toutefois, comme le sujet présente quelques difficultés, et qu'en général on lui attribue une importance qu'il est loin d'avoir sans doute, nous croyons utile d'entrer dans quelques détails de plus.

Tous les chimistes sont d'accord sur les faits, et ceux-ci peuvent être classés sous les quatre divisions suivantes :

1° Presque tous les chlorures se dissolvent dans l’eau ; le chlorure d'argent, le chlorure de mercure n’y sont point solubles ; le chlorure de plomb s’y dissout en petite proportion.

2° L’eau décompose les chlorures de bismuth et d'antimoine; il se forme un précipité blanc contenant de l’oxide et du chlorure ; il reste dans la liqueur de l'acide hydrochlorique retenant un peu d’oxide.

. 3 Les chlorures indiflérens de la deuxième, de la troisième et de la quatrième section, se dissolvent dans l'eau, mais sont décomporsés, quand on essaie de les ramener à l'état solide par lévaporation. Il se produit alors de l'acide hydrochlorique qui se dégage et un oxide qui reste pour résidu. Il en est de même des chlorures acides.

4” Les chlorures basiques et les chlorures indifférens de la cinquième et de la sixième section, après avoir été dissous dans l’eau, peuvent être reproduits par la simple évaporation. Dans cette circonstance , il n’y a ni dégagement d’acide hydrochlorique, ni formation d’oxide.

823. Ceci admis, faut-il en conclure que tous les chlorures peuvent décomposer l’eau et produire de l’acide hydrochloriqueet un oxide qui restent unis, sous forme desel?ou bien faut-il considérer tous les chlorures comme des corps qui se dissolvent purement et simplement dans l’eau sans

MÉTAÏLIQUES. {fi

s taliérèr, sauf les chlorures de bismuth ct d’antimoine qui réagissent d'une manière évidente sur ce liquide? ou bien enfin, doit-on partager les chlorures en deux classes, en admettant que les uns décomposent l’eau et que les autres s’y dissolvent sans la décomposer ? Tellessont les questions qu'on peut se faire; voici les argumens que chacune de ces opinions fait valoir en sa faveur.

824. Onest portéà penser que tous les chlorures déco posent l’eau , en considérant que cette décomposition est évidente, pour les chlorures de bismuth et d’antimoine, À la température ordinaire, et qu’elle ne l’est pas moins au moyen de l'évaporation pour les chlorures d'aluminium, le perchlorure de fer, etc. Mais, dans le premier cas, il se forme un composé particulier qui peut exercer une influence puissante sur la production du phénomène. Dans le second cas, la décomposition de l’eau ne devenant possible qu'au moment de la destruction du composé, on ne peut pas conclure qu'elle soit réelle avant le moment où l’acide hydrochlorique et l’oxide métallique apparaissent séparés l’un de l’antre. |

L'existence des hydrochlorates semble bien probable quand on se rappelle que l'acide hydrochlorique se combine évidemment avec l'ammoniaque, et constitue ainsi un hydrochlorate sur lequel ne peut s'élever aucun doute, et qui, d’ailleurs, présente une foule de propriétés qui lui sont communes avec les chlorures basiques. Maïs la difficulté reste entière quand on réfléchit à la nature par ticulière de l’ammoniaque et quand on songe que, par la décomposition réciproque de ce corps et de l'acide hydrochlorique, on obtiendrait toujours de l’ammoniaque et de l'acide hydro-chlorique. Les élémens sont done là dans un état d'équilibre qui ne se reproduit probablement pas d'une manière ELbtee entre tous les oxides et l'acide hydrochlorique, ou bien entre tous les chlorüres et l’eau,

Fofin, M, Ghevreul à fait observer que tous les chios

142 Liv, til, CH. tŸe CHLORURES rures solubles dans l’eau offrent, à l’état de dissolution, des couleurs semblables ou anal à à celles des sels formés par les oxides correspondans. C'est ainsi que le chlorure de fer dissous est vert comme les sels de protoxide de fer ; c’est encore ainsi que le sesqui-chlorure de fer dissous est jaune comme le sont tous les sels de sesqui-oxide de fer. Cette analogie constante pourra servir quelque jours à trancher la difficulté qui nous occupe; mais, pour le moment, les idées qu'on peut avoir sur la coloration

des corps sont trop FMAEE , pour qu'il soit possible d'en rien conclure,

825; D'un autre côté; les partisans de l'hypothèse qui rés pousse l'existence des hydrochlorates ; font observer qué leur formation et leur destruction s' opèrent sous des in« fluences trop faibles pour qu'il n'y ait pas lieu à quelquef difficultés, En efet, les chlorures secs, én se dissolvant dans l'eau, passeraient à l'état d'hydrochloratés, et leurs dissolutions reprodüiraient dés chlorures par le seul fait de la cristallisation, En outre, quand deux chlorures se combinent à sec, on aurait un cMlorute double, et, si ce dernier était solubles, il donnerait par là simple dissolu« tion un hydrochloräte double : ainsi, on aurait des chlo« rurés; des hydrochlorates, des chlorures doubles et deg hydrôchlorates doubles; ce qui complique étrangement l'étude et l’histoiré de ces corps. D'ailleurs, tri on compare les chlorures et les hydrochlorates, il ne semble pas que la différence soit plus grande que celle qui se re marque entre les sels änhydres et les sels pourvus d'eau de cristallisation ; et; dans beaucoup de cas, cette union pa rait mème plus faible, puisque certains FAITES en 5a dissolvant dans l'eau, produisent du froid, ! L'els sont les chlorures de potassium et de sodium,

À écla, où pourrait répondre que la nécossité de rea ponunitre deux nouvelles classes de composts, les hy dros ghlorates ct les hydrochloracs doubles, no doit point

MÉTALLIQUES. 143 avoir d’influencé sur une question de priticipes. Les faits doivent toujours passer avant les classifications. Celles-ci se bôrnent à les représenter tels qu'ils sont. Du reste, comme il est évident que le passage de l’état de chlorure à celui d’ hydrochloraté s'opère avec faeïlité, il n’est pas surprenant que la cristallisation ou la dissolution; même en les considérant comme des forcés faibles; puissent opérer cette transformation, C'est précisément : parce qué l'équilibre entre ces deux étais de molécules est très-instable, que nous avons tant de peine à découvrir leur si« tuation réelle, ét que les forces les plus faibles peuvent la modifier,

826, De part et d'autre, comme on voit, les objections ei les réponses laissent la question dans le doute, Enadopiant line opiniôn à ce süjet, nous avons dû en donner les mü« tifé; soit pour en fixer la nature; soit pour montrer les limites dans lesquelles on doit renferier les conséquences qui en découlent. Mais, pour bien concevoir la théorie de tes phénomènes, il faut considérer l'action de l'eau sut les corps coitposés ; d’une inanière générale, et fairé l’apa plication des idées auxquelles on séra conduit aux chlos rures eux-mêmes: |

On distingue généralement trois sortes de phénomènés dépendant de l’action de l’eau sur les corps: Nous avons suflisamment défini la nature et la composition de cé lis quide, pour qu il soit permis d'en aborder immédiates ment la discussion.

+ L'eau peut agir comme dissolvant:

Ou bien elle forme des combinaisons réelles et défintes:

Ou bien encore, elle iftervient dans les phénomènes par ses élémens, soit qu'elle se décompose, soit qu’elle sa jeforme,

L'action des chlorures sur l'eau, peut offtir ces trois ordres do phénamènes,

Bo, H n'est guère possible de discurer on partiqulier I

144 Liv, fi. OH. 1V. ÉRLORURES

dissolution par l’eau, sans envisager ce phénomène sous ur point de vue plus général, aussi prendrons-nous la question de plus haut, afin de rassembler toutes les lumières qui peuvent éclairer cette discussion. On appelle disso- Jution le mélange en toutes proportions qui peut s'effectuer entre deux ou plusieurs corps. Deux corps qui se dissolvent peuvent être l’un solide et l’autre liquide, tous les deux liquides , enfin l’un liquide et l’autre gazeux.

Dans tous les cas, il y a d’abord à vaincre la cohésion des molécules du dissolvant, celui-ci devant s’écarter pour recevoir le corps dissous. Si le corps à dissoudre est solide , il faut, en outre, que la cohésion des molécules qui Je constituent soit elle-mème atténuée au point de l’amener à l'état liquide; enfin s'il est gazeux, il faut pouvoir détruire, en grande partie du moins, la force répulsive qui maintenait les molécules du gaz à une distanceassez grande, les unes des autres. La force en vertu de laquelle la dissolution s'effectue, doit donc être supérieure à la cohésion d’un liquide et d’un solide, ou bien à la cohésion de deux liquides, ou bien enfin à la cohésion d’un liquide et à la répulsion des particules d’un gaz. Elle ressemble donc par son énergie, à la force qui détermine les actions chimiques; elle en diffère seulement, parce qu'elle n’a pas de limites dans ses effets apparens.

828. Nous serons tout-à-fait convaincus que la dissolution diffère peu ou point de la combinaison , si nous cherchôns à nous représenter l'état des molécules après, qu’elle s’est

“opérée. Il doit s'établir, sans aucun doute, un état d’équilibre qui amène les molécules négatives du corps dissous au« près des molécules positives du dissolvant ct réciproque- ‘ment. Une fois que les premières molécules du dissolvant sont placées, elles déterminent l’arrangement de toutes * celles qu'on vient ajouter successivement.

On voit par là, que dans toute dissolution les molécules du dissolvant prennent une position déterminée par la

© MÉTALLIQUES. 148 nature du corps" dissous. Celles qui’en sont très-rapprô= | chées se trouvent donc dans le même cas que si elles étoicnt véritablement combinéés, bient qu’il'ne soit pas impossible qu’à une certaine üistance, la réaction du corps dissous devienne insensible, les molécules du dissolvant se disposant les unes à Végaid des autrés comme si elles étoient li bres , auquel cas il n’y aûrait plus combinaison, 829. Dans toute dissolution, on pourrait donc distinguer des molécules combinées, ‘c'est-à-dire disposées dans un or« dre détertiné par Janatüre du corps dissous et dés molé cüles interposées dont l'arrangement ne serait subordonhé qu'à l'action propre des premières ‘molécules du dissol+ vant: ‘Ce qui céractériseroit 14 dissolution, c’est que LS dérnières molécules combinées, le serôient d üne manière sifaible qu'à l'égard: dés premières molécules interposées, elles se trouveraiént'à peu ‘près dans les mêmes rapports . que'si elles étoient' Libres les unes et les autres. Le pl étant gradué et insénsible, : le iélange indéfini n'aurait rien qui dût surprendre: En admettant ces idées, il est facile de voir que la question des chlorures et des hydro éhlorates est pour ainsi dire une question‘de mots: qu'importe en effet que lé chlorure dissous soït considéré comme un hÿdrochlorate!, si Tarrangement des molécules ëst le même dans les-deux suppositions ? -

-0830: Où peut se ere ui hydr ochloraté de Ié Manière suivante :

| Tiydrogène s# 0 Er - oXIgÈnC f TT Pr — - 0 ‘0 A métale

En adiettant | b ape cé qui précédé, qu'un chiorute ensé dissolvarit dans l'éau,'oblige les molécules de ce liquide rpréndreun afranéement déterminé x égard a des molécules du‘chlorure Faï:même, il devi ient évident que les AOICEUIES

ne

positives de l'eau se PESTE en gegard dés molécules né=

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Me LIV. III, CH n£ CHLORURES

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Hydrogène +0 0- o CE nc den 3 a . rte Lette

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on ces deux Re on fait don un SU dissous

ou un hydrochlorate, suivant qu’on met labarre horizon:

tale ou verticale ,:sans rien changer du reste aux dispositions des molécules des.deux corps. La seule différence qui puisse exister entre ces deux étais, tiendrait donc à l'écar< ementi des molécules dans un. sens lOU, dans l’autre ; mais, à cet égard nous n’ayons aucune donnée € quinous autorise, à faire une supposition un pet probable. Il, ne.serait;pas surprenant toutefois, qu'entre un, chlorure.et: l'eau, le rapprochi ement moléculaire füt à peu près.du mème ordre. que entre l'acide hydrochilorique et un;oxides FAN € PA

. Quoi qu il en, soit; la. question. râmmenée. à 68 termes, nous semble nettement poség , et-tant.que ;la distance re= lative des molécules. neiserar: 1poirit:connué ; lé choix des hypothèses pourra paraître indifférent. En .ce qui con: cerne les réactions chimiques, cette: petite;différenge, de, distance moléculaire , Selle existe; doit.bien avoix quelque influence, maïs aujourd'hui fous ne sonuines pas en état de lanprécien Dans l'étude. .qui.noûs:reste à faire y T essentiel est de connaître la position réciproque des: 1 0- Técules pour en bien comprendre les mouvements. «et Aicet

égard les deux hypothèses satisfont également aux circon- :

stances variées des phénomènes connus. Le

831, Action des cor ps composés, Elle est ixës-variable. Aïnsi, l'hydrogène sulfuré ‘agit sur eux quand ils sont dissous dans Le eau commesur ef sels. Quand ils. sont. secs sil dem même de l'acide ne ET “Cart hydronyani que et probablement de l'acide hy drobrômique. On expos sera ER Blnt en détail ces résultats gt. çeux. qui conçernent

| rome NET > | 4

Lila des autres composés hydrogénés ; ; quand ilsefa Eine dés chlorures d'é étain , d'antimoïne , ete.'

: L’acide hydrochlorique: peut se combiner avec quelques élotalé , et donné ainsi haissancé à a at de chlôrures. | ES RE 14

» L’acide “sulfurique FA est sans aétion sur lés chlosf secs) Mais à l'aide de l'eau, iles décompôse, ét l’éai elle-même est décomposée. De là, du gaz hydrochlérique evunsulfate: Tous les acides qui:ont un point d'ébüllition supérieur où approché dé celui de l'acide ebararons HHigponts agissent dé la mème manière.

‘L'acide nitrique les transforme éf nitrates én désaseant dk chlore er de l'acide mitreux. Toutefois il n’agit qu’avée peine sur les chlorures insolubles et en particulier sur le chlorure d'argent: qu'il n'attaquo pas.

2h83ax: Res oxides peuvent offrir avec les chlorures dés effèté trés-variés. Ceux’ dé la prenmère séetion décompos sent présque tous les chlorures des cinq suivantes Ainsi,

de potasse et la soudé avéc: les chlorares dissous donnent

presque toujours un chlorure de potassiini ou dé sodiérn

ét'ün précipité d'oxide quand le chlorüre contient un mé-

tâll capable de former uï, oxide insolüble Toutefois l'oxide

deplomb décompose at contraire le chlorure de sodium,

ais Al se forme alors un tomposé dé chlore, d’ oxigène etbde plomb en mème temps que le sodiums oxide:

Les chilôrures se comtbinérit aisément entre éux et li deb. ainsi des chlorures doubles. Îls peuvént aussi s'ufr at brômures et aux iodüres , quatid les circonstances d'isolubilité de lüri dès composés binaires FO sh Eu nine ie d'äntre réaction. a s

va aies en révue’ !

wi Chlore el'métal, Le premicret le jee UE ait tous est fondé Sur gs CORRE directe du chlore avéc 1e

148 LIV. IT. CM, IV: CHLORURES métal. Tous les’ chlorures ‘peuvent être aïnsi produits. On se sert ordinairement, pour produiretcette réaetion, d'un: tube de verre dans lequel'on disperse le métal. Une des extrémités du tube-recoit un courant de. chlore! et l'autre plonge dans une allonge qui portele chlorure ; soit dans un, ballon refroidi avec soin , soit dans un flacon. Ces

précautiôns dépendent de la volatilité du: chlorure re.

l'on produit.

C'est ainsi que l’on préparé les chlonties d' arsenic ou | antimoine. On chauffe légèrement le tube lorsque l’on opère sur l’antimoine, dont le chlorure, moins .volatil

que celui d’arsenic, doit être maintenu fondu, afin qu'il

puisse s’écouler. Dr il s prose à l'ectid du chlore. | On peut, au reste, nes la doiioë nu facilelén mêlant au métal que l'on veut attaquer un chlorure acide ou basique, selon la najure de celui que l’on doit produire,

2° Eau régale.et métal. Le second procédé rentre dans

le premier, en ce sens qu’il repose. encore sur l’action du chlore sur les métaux. Les appareils qu’il exige sont d’ailleurs plus simples; mais il ne pourrait s’ appliquer également à la préparation de tous les chlorures ;. par exemple, deceux que l’eau décompose, commele chlorure d'étain. On sait que, par l’action de l'acide nitrique sur l'acide hydrochlorique, il se forme du chlore et de l'acide nitreux. Les vases que l’on emploie sont où des

ballons de verre, ou des capsules de porcelaine. On fait.

bouillir l'acide sur le métal que l’on veut attaquer. .et on le renouvelle ; jusqu’à ce que la dissolution soit complète. On évapore alors la liqueur, et on dessèche: le résidu si le chlorure est fixe : c’est ainsi. que l’on forme le chlorure d'or, de chlorure de platine; s’il est volaul,, on distille la Lieu dans une cornue, jusqu’à ce que le chlorure passe lui-même ; on fractionne alors les produits et on recueille Île Hours dans. des vases COnVEnaie, exemple ; le chlorure d' antimoine,

MÉTALLIQUES.i 1! . 149

13° Oxides et chior e. Quelques oxides sont décomposés par le chlore sec à l’aide de la chaleur ; l'oxigène est chassé, et l’on obtient un chlorure: On peut ainsi produira les chlorures de magnésium, de tungstène, ‘etc. 4 Oxides, chlore et charbon. Lorsque l’oxide nest pas écombostble, par le chlore seul, on parvient à l’attaquer en le mêlant à du charbon, et en élevant la température ; les produits sont de l’oxide de carbone et le chlorure métallique. C'est par ce procédé que l'on prépare les chlorures de titane, d'aluminium, etc. L’additiom du charbon rend beaucoup plus facile la pas LH des chlorures par le chlore et les oxides, même lorsque ceux-ci, comme ceux de tungsiène, ‘de RO Lbine dé magnésium , seraient décomposables par le chlore seul. ô. Chlorure et métaux. Le bichlorure de mercure est le plus usité pour produire cette réaction. Il peut servir à préparer à la fois les chlorures fixes et les chlorures plus volatils que lui. Le métal est pulvérisé et mêlé au chlorure, et le mélange est chauffé dans une cornue. Si le chlorure est plus nu que le chlorure de mercure, il se dégage, et il reste un amalgame de mercure; s’il est fixe, il faut mettre un excès de chlorure de mercure!, qui est emporté par la chaleur, ainsi que le métal réduit. Ce procédé est employé païticulièrement pobr la préparation du bighlorure d'étain. Il peut servir aussi à celle des chlorures d’antimoine, d'arsenic , de bismuth, de zinc, etc. 6° Acide hydrochlorique fé, métaux. L’acide hydrochlorique liquide, à la température ordinaire ou à l’aide d'une légère chaleur, dissout plusieurs métaux, c’est-àdire les transforme en chlorures. De cette action résulte nécessairement -un dégagement d'hydrogène. Les métaux des trois premières sections sont transformés en chlorures par l'acide hy@rochlorique. Ce procédé n’est toutefois employé que pour produire les chlorures de fer, de zinc, d'étain. &-

7° Oxides , sel marin et acide sulfurique. Lorsqu'o on

. 150 LIV, TTL, CH IVe CHLORURES présente à ‘une température un: peu élevée le gaz hydrochlorique à un oxide métallique , il peut y avoir décoms. position mutuelle, production d’eau et d’an chlorure ; toutefois on n'obtiendrait par ce procédé queles chlorures qué. l’eau né décompose pas immédiatement, La réaction sera plus générale.si lon ajoute. ‘un corps dont. l'avi< dité pour l’eau soit grande, et. dont la tendance électrique. soit telle qu’elle puisse concourir à la réunion de:ses élémens: Tel est l'usage de l'acide sulfurique dans la préparation dés chlorures volatils an moyen de l'acide hydrochlorique et des oxides, indépendamment de. la nécessité de son emploi pour mettre: à nu êt dessécher le gaz hydrochlorique. L'opération sé fait dans une cornue tubulée; om peut ou verser l'acide sur le mélange du sel marin et de l’oxide, ou faire tomber ce mélange par portions dans l'acide, ou bien encore dis soudre l’oxide dans l'acide sulfurique ét y ajouter le chlo: rure alcalin par parties. C’est ce dernier procédé que l'on emploie pour produire le chlorure gazeux de manganèse ou. perchlorure. On doit en effet y avoir recours toutes les fois que lon craint de mettre à nu un excès de ren drochtorique. |

8 Acide hydr oÉirique et sulfures. Lies sulfures qué acide hydrochlorique peut décomposer sont ceux dés trois premières sections, le sulfure d'antimoine efiquele ques autres. Îl se dégage du gaz hydrogène sulfuré. On se sert depuis long-iemps de ce mode de préparation pour le chlorure d’antimoine et les chlorures de barium et de strontium.

9° Doubles débénpdsisians. Les chlore insolubles se préparent, en général, au moyen de doubles décompo: sitions ; c'est ainsi qu'on produit le M d'argent,

éotoreconon ones c020v6 Choesosocogescoceoee rose 0660200066 proceoteboeetce ceoseé CHAPITRE V.

.Brôémures métalliques.

‘834. Après avoir étudié avec détail V'histoire dés chlo* rüres, il reste peu de chose à ajouter pour que célle des bré: ‘mures soit elle-même complétement tracée. Nul doute, par exemple, que les brômures ne doivent étre clagsés ë brômures acides, basiques, indifférens , éalins, qüoiqu'on n'aitencoré constaté l'existence d'aucun brômuré ‘double Les brômures sont généralement solides et sans odéur. Ts ‘sont tous fusibles; et probablement volatils pour 14 plupart: Ceux d'or ét de platine doivent abandonner le brôme par l’action de la chaleur.

Le chlore chasse le brôme de tous les brémures. S'il est en excés, il produit du chlorure de brôme en même temps qu'un chlorure métallique. Le brômure de potassium en dissolution dans l’eau, ne dissout pas plus de brômé que l'eau pure. À cet égard le brôme se comporte comme Ie

chlôre, mais tout autrement que l'iode. Il est probable

tetes que le brôme peut transformer d’autres protobrômures en pérbrèmures. L'iode est sans action sur les brômures. |

Les seuls brômures insolubles que l’on connaisse jus qu'ici sont ceux de plomb et d'argent.

835. En général, les acides décomposent, les REA EL acide boriqué à sec est sans action sur eux ; ; mais, par l'intermède de l’eau ét d’une température déve, il en dégage delacide hydrobrômique. Quand on soumet les brô= mures à l’action de l'acide nitriqué, il ya dégagement de brome. On obtient à là fois du brôme ét de l'acide hydrobrômique avec l’acide sulfurique.

L'action des oxides , des chlorures, des iodures, des brô< aurés sur Les brômures ui a pas € encore été rt avec ‘dés

ba LIV. IT, CH. V. BRÔMURES tail; mais elle doit nécessairement donner naissance à des phénomènes du même ordre que ceux qui ont été observés entre les chlorures et les iodures dans les mêmes circonstances. di 836. On peut préparer les brômures par les procédés suivans. :1° Par l’action du brôme sur les métaux. L’antimoine, l'étain, brülent au contact du brôme. Le potassium dégage tant de Las en s’unissant à lui, qu'il en résulte une violente détonation. Le brôme,.ou sa solution aqueuse, dissolvent l'or. Le brômure de fer peut. aussi se préparer par l'action directe du brôme sur le : fer. 2° Par double décomposition. Le brômure de fer, traité par un carbonate alcalin, esttransformé en brômurealcalin et en oxide de fer. Au moyen du brômure de fer ou des brômures alcalins, on peut encore par double décomposition, préparer les He insolubles. 3° Au moyen: de T acide nitrique et hydrobromique, à la température ordimaire. Ainsi, le brôme est sans action sur le platine, mais cependant Pacte nitrique mêlé d’acide hydrobromique le dissout, et forme du brômure de platine. 4° Par l'action du brôme sur les oxides et les carbonates. Le brôme amené en vapeurs sur la potasse, la soude, la barite, la chaux, portées au rouge, en dégage le gaz oxigène avec une vive incandescence. IL n'agit pas sur a magnésie, la zircone , l’oxide de zinc, etc. Les carbonates alcalins sont décomposés comme D bases alcalines, l’oxigène et le gaz carbonique sont chassés, et. il se Do de brômures. Les solutions alcalines concentrées, traitées à froid par le brôme, donnent naissance à du brômate de la base, et à du brômure métallique. Cette réaction est suflisamment connue pour ne pas exiger de plus longs détails, 5° Par l’action de l'acide hydrobrômique sur les métaux. Le gaz hydrobrômique sec ;, traité par l’étain à une température un peu élevée, par le potassium à la iempérature ordinaire, est décomposé par cès mÉLAUX ; de Jà des brômures et de l hy=

MÉTALLIQUES. 153 drogène. Si le gaz est dissous dans l’eau, il attaque aisément le fer, le zinc, l’étain, toujours dvec dégagement d’hydrogène. 6° Par l’action de l'acide hydrobrômique sur les oxides. Il en résulte de l’eau et des brômures. Ce serait le moyen le plus facile à mettre en usage pour la préparation des brômures, si l’on pouvait obtenir l’acide hydrobrômique lui-même en grande cost par des moyens économiques.

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