‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 48 sur 218 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Jodures métalliques.

<: 837. L' Rire des iodures métalliques esttrès-analogue . à celle des chlorures et des brômures. Comme eux on les divise en iodures acides, basiques, indifférens, salins. Les iodures des trois premières sections jouent en général le rôle de bases, leggutres celui d'acides. Les iodures salins sont peu connus, l’iodure jaune de mercure est jusqu'ici le seul qu'on ait signalé.

Tous les iodures connus sont solides. Ils sont L'RAUle. ment sans odeur. Ils offrent des couleurs très-variées et quelquefois très-belles comme celles des iodures de mercure et de plomb. é

838. Tous les iodures sont Sn ee le proto-iodure de mercure lui-même, chauffé ra tp Re se sublime sans altération : s’il est chauffé lentement, il abandonne du mercure et se transforme en iodure. Ceux d’or et de platine abandonnent l’iode, quand on les soumet à l’action de la chaleur.

L'action de l'hydrogène sur les A est probablement ‘analogue à celle que ce gaz exerce sur les chlorures. Tous les iodures s sont décomposés par. loxigène à une température rouge, excepté ceux de potassium , de sodium , de plomb et de bismuth; ceux de barium, de calcium, sont transformés en iodures d'oxides.

LE

154 LIV, Le CH VI IODURES

: Le chlore sec. dégage l’iode de tous les iodures, en for mant des chlorures métalliques et du chlorure d’iode. Par l'intermède de l'eau, l'iode est d’abord mis à nü, et se transformé ensuite en chlorure ou en acide iodique et hydrochlorique par un excès de chlore. L'action du brôme est la même que celle du chlore. Fous les ioduressolubles ont ‘Ja propriété, de dissondre abondamment de|Fiode et de se colorer en rouge brun. Ils l’abandonnent; d’ après M. Gay-Lussac, par l’ébullition. ou Pa Vexposition à je jé quand ils sont desséchés: : : | | *

839. D’après M. Baup, les iodures solubles, comme l’io dure de potassium, l'iodure de zinc et l'acide hydriodi ue lui-même, sont capables de dissoudre une quantité d’iode égale à à cellé qu'ils contiennent déjà, s’ilssont dissous dans au moins trois parties d’eau où dansune plus grande quan tité. L'action est d'autant plus tenté que le dissolvant est plus étéñidu+, raïs on peut Ge simiiiahé à la rendré complète. Si l’iodure de potassium n’est dissous que dans une ou deux parties d’eau, il peut alors se combinér à deux fois autant d’iode qu’il en contient. La liquéur qui en résulte est d’un rouge très-fonéé, tirant sur le noir. Si ou augmente la proportion d’eau, il se dépose de l'iode en Prillettes irès-fines, etil ne reste en solution que ls dose qui toagithePiadine ioduré formé d'une quantité d'iodé doublé de ‘celle qui entre dans l'iodure simple. L'addition de l’eau , quelque abondante qu’elle soit, né sépare plus d’iodé. d'iède transforme presque toujours, . comme dans le cas précédent, les proto- Rome en pets iodures. ‘

L'action du phosphore, du soufre, est analogue à à celle que ces: corps exércent sur les skotires : Je carbone , lé bore, le silicium , Pazôté, sont sans abbé sur les PAUE 4 rés éémimie sur les chlorures: L'action des métaux est éncoré de même genre, etn an pas de nouveaux dé tails,

840, L’ eau dissout plusieurs iodures, et en particulier leg

briques 1 255 iodures alealins® elle en décompose quelques-uns en tout ou en partie, comme l’iodure d antimoiné qui formé de l'acide hydriodique et de l'acides antimonieux.

Tous les iodures sont décomposés par les acides sulfu rique et mitrique concéntrés sous l’influencé de V'eau ; le métal s’oxide et l'iode se dégage. L’acide borique : nè se altère pas sensiblement, soit par l intermède de l'eau , soit à sec. L’acide hydrochlorique liquide ne décotn: au pas non plus les iodures, parce qu'il éstplus volatil & que V acide hydriodique. A l’état de gaz et à une tempérâtüre vôisiné du rouge obscur, il produit un chlorure et du gazhy ‘drio-

dique. Avec les iodures de calcium et de strontium la décomposition s’opère très-aisément.

841. L’acide hydribdique* peut se combiner à aux “otre métalliques , et donne quelquefoïs naïssance par cette union , à des composés cristallisables , ou à dés hydriodates d'iodures : tel est l'hydriodate d'iodure de mercure,

L'acide NRA AUS donne naissance à'des sulfures et à de l'acide hydriodique, lorsque les métaux combinés à l’iode peuvent produire : des sulfures insolubles. er

En RE sur les iodures, les oxides donnent naissance à des réactions analogues à celles qu “ils produisent sur les sels. Ainsi, l'iodure de fer ét DE potasse produisent de Viodure de potassium et de l’oxide de fer. p”

842. Dans un très-grand nombre de cas, il résulle, de cette action des iodures doubles. Telle est Ne de la potassé, de la soude et des autres Bases alcalines dissoutes dans l'eau, sur liodure de. “mércure; il ên résulte un dépôt d’ oxide de mercure et dé l'iodure double de mercure et de potassium ; telle est encore celle de quelques ; oxides métalliques sur l'iodure de potassium, ‘ qui donne naissance à de la potasse, et forme encore un iodure double. Quelques chlorures dissolvént à chaud les iodures et les abandonnent par le réfroïdissement, Dans ce cas, les jodures déposés peuvent éristalliser.

Ainsile chlorure de mercure, le chlorure de nes ct

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l'acide hydrochlorique lui-même, dissolvent le bi-iodure de mercure, et l’abandonnent en cristaux par refroidissement. L’iodure de plomb est dans le même cas. Telle doit ‘être en général l’action des chlorures solubles sur les iodures métalliques insolubles , tandis que de l’action des äodures solubles sur les chlorures métalliques solubles ou insolubles résulient ordinairement des doubles décompositions.

843. L'action desiodureset de pre re sufles jodures est variable. Les iodures, comme les oxides, les sulfures, les chlorures, se combinent entre eux et dE , nent naissance à des sels cristallisablés. Ainsi l'iodure de potassium dissout l’iodure de mercure et produit des sels à plusieurs degrés de saturation. À chaud, par exemple, la solution d’ Là de potassium dissout trois atomes d'iodure de mercure, en laïsse déposer en cristaux un atome en se refroidissant, abandonne ensuite de belles aiguilles jaunes qui contiennent deux atomes d’iodure de mercure pour un atome d'iodure de potassium ; ce sel, lui-même, traité par l’eau , laisse encore déposer un atome d’iodure rouge; la combinaisonsoluble reste donc formée d’un atome de chaque iodure. Les iodures de plomb, d'argent, etc. , produisent aussi des sels cristallisables en se combinant avec l’iodure de POFSIORE L'hydriodate d’ ammoniaque agit toujours d'une manière analogue aux iodures alcalins. L' action desiodures basiques surle proto-iodure de mercure , ainsi que celle de l'acide hydriodique; donne naissance à du mercure, et a du bi-iodure de mercure , qui forme par suite un iodure double. Cette action est la même que celle des chlorures alcalins sur Le protochlorure de mercure. | L'action des sêls sur les iodures varie beaucoup. Presque toujours, ils sont sans action quand ils ne produisent pas de doubles décompositions. Quelques-uns les dissolvent sans altération. Aïnsi le nitrate, l'acétate de mercure dissolvent l'iodure de ce métal. |

844: La préparation des iodures s'exécute par divers Mr ER | |

Tode et métaux. La préparation dés iodures par l'iode @t les métaux peut se faire, soït à sec, soit par l'intermède de l’eau. Tous les métaux sont attaqués par l'iode À sec, soit à froid ; comme le potassium et le mercure, soit à une température peu élévée, comme Île zinc , le fer, l'é: tain , l’antimoine.

Par l’intermède de l’eau, tous les métaux qui la décomposent sous l'influence d’un acide sont transformés en io= dures par l’iode. L'action se produit à à froid, pour le fer; elle est instantanée et donne naissance à un grand dégagemênt de chaleur. Elle n’a lieu qu'à la tèmpérature de l'ébullition de l’eau, pour le zinc, l’étain. Lorsqu'on a formé cegiodures solubles, il'est: fuite de les appliquer à la préparation des iodures alcalins , en les décomposant par des carbonates. Tel est en effet, le procédé généralement employé aujourd’ Lai L RUE te PRENONS Ci l'iodure de malin LOLIE Re

! Jode:et oxides: ou afbonntes: L’iode au rouge cbécür peut ‘décomposer quelques oxides, celui de potassium ;. par exemple. L’oxigène est chassé. Le carbonate de po+ tasse: dans ‘les mêmes circonstances ‘est décomposé par Fiode, le gaz carboniqueiet l'oxigène se dégagent. L’oxide de sodium etson carbonate offrent les imêmés résultats.) Les protoxides de.plomb et ide bismuth sont aussi co vèrtis en iodures par l’iode.® °° 77 "Tnt

Ge: procédé:est peu employé pour préparer les iodüres! Ti enest pas demême de l’action dél'iode sur les bases al calines en dissolution concentrées. De cette action résulte emgénéral ; comme avec le chlore , de l'iodure et de Fiodate. L’iodate étant peu soluble se sépare aisément de’ l'iodure. D'aïlleurs, si l’on redoute ce mélange Si suffit d’évaporer la liqueur après que :la- réaction est complète et que la base est complétement:attaquée, et.de chauffer au rouge le mélange des deux sels. L'iodate, à cette tem

158 \LIV. Hiens Vs ronuns pérature REA transformé en rodure:. La dc:

tion de l'iode sur les bases alcalines se produit à à la tem pérature 0 ordinair e, et avec dégagement de-chaleur: k Jodures par. doubles décompositions.: ed s’est 'TOCHTÉ, par, un. des procédés précédens des-iodures so+ R bles, on peut, à l'aide. de doubles. décompositions , se procurer | des iodures, insolubles, d Ro Lg coute 4 bismuth, de Li de mercure. QMiotis À.

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“RE? DLAMSBS LUS OONAGOSLS I OX Der RÉAL f d ab. out | Flores ni e (de pp * DOETOLS (0 fre LOÿX x À FAURE ART RUPLULEE * gba off) 4 843: Les, férurss Pnéebtade aux réaclufs$ cr baiggs ment. employés pour distinguer: lanentralité; des: réactions acides, ou. basiques beaucoup phis manifestes . ques: celles qui nous, sont, offertes. amy les chlorurés:: bles: oduresz En effet, si le chlorure de mercure rougit lepapier bleæ de. tournesol, le sel. marin: paraît. être; sans action: sun le papier. rouge, tandis qu'il nest pas un fluorure- qui. - nas gisse, sur, eux, dans ua sens,où dans} /autre Auski,s les fluo que doubles sont-ils, nombreux et:faciles à produire; ils ‘ont été. étudiés, avec: détail ;: par Mo Berzékiusi, y à peu d'2 années, sous la nom; de fluates-doubles;, Au à les

norures l ont été sous. celhi de dluaiks.cb 29bixoto

iii fluorures sont liquides corhmié le. He de po me, e;, solidescomme les uorures-de potassium} descalcium, : plomb, Ts sP3R, Su faôu édonbus ; tantôt “is

odores. MOTS 5 SÛÉ .20ù LOO1EOS raituioeerb do éomtiso 846: Ils sont, tous; plus sé moins D re uns sont. volatils RE 2 giduide us s 639 3J6D0Oi À

: action, de. l'hydrogènéet de éigèneeifEéere arte logiie àccelle. queices corps exercenitis ti es chlorure" x'aetiontdæ chlore:, duibrôméet de l'icdsést hate ot doitsse-hornér dla tranisfotmm ation de quelques protofiuos

Tr r vi 5% IL (paraît ion die que % méée péie co Je sh rure de mercure. L'action du phosphore et'celle du soufré doit ressembler à celle du chloré. Eè carbone ;' le bore ; le silicium et l'azote ne peuvent éKéreër, sur les fluorures, qu’une action faible où même tulle dans! Le plupart des cas. Toutefois, aveb les fliorures des dernières sections ; Le boreet le silicium doivent mettre F6 me2 fal à nu et fournir du fluorure de bore ou de silicium n

En ce qui concerne l’action des métaux ; la même bi, qui a été établie pour les chlorures; est “applicable” aux ù

fuorures. Les métaux peuvent se substituer lPun'à attre dans la combinaison avec le fluor; maïs il résulte quel quefois de ce déplacement des flüorures doubles’

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