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Ces exemples suflisent, maïs il est nécessaire maintenant de discuter ces noms pour en faire apprécier la vraie portée, et pour montrer à quelles limites s'arrête leur acception.
883. On peut dire sans hésiter, à priori, que les sels qui ont la mème composition atomique, ne peuvent pas se trouver au même état desaturation. Il serait en effet, bien singulier, que des corps tout-à-fait différens sous les autres rapports, se ressemblassent exactement sous le point de vue le plus caractéristique, celui qui sert en quelque sorte de mesure pour leurs propriétés essentielles et fondamentales. S'il fallait s’en rapporter à la nomenclature actuelle la capacité de saturation, dans les acides, dépendrait toute entière du radical, et dans les bases, il faudrait l’at: tribuer en quelque sorte toute entière au corps négatif.
Ainsi, dans les acides, où tout le monde admet que l’oxigène joue le rôle de principe acidifiant, il importerait fort peu que sa quantité füt grande ou petite, la valeur acide du produit resterait la même, tant que la dose du corps nôn acidifiant ne serait pas changée.
Ainsi, dans les bases, où tout le monde admet que he valeur basique provient ‘au métal , il importerait peu que celui-ci fût plus ou moins basique ou positif, la valeur du produit resterait la même, tant que la dose d'oxigène ne varierait pas.
88/4. Telles sont les conséquences des dénominations généralement adoptées pour classer les sels en sels'neutres,
sels acides ou sels basiques ; maïs nous allons voir que celles-ci sont loin d’être exactes ; en effet, tandis que les sels à bases aléalines paraissent neutres au papier detournesol | quand ils sont formés atomé à atome , tous les sels métalliques, GE ceux de’ piotsb et d'argent, sont acides, quoique la même foi préside à leur composition.
C'est donc par un langage de convention que l’on dit sulfate neutre de cuivre, nitrate neutre de zinc, étc. Tous les oxides de ces métaux forment des sels acides au papier dès que ces selssont solubles. Quand on essaye d'augmenter la.quaitité de base , lé sel devient insoluble, et dès lors, ses caractères, ont à la neutralité, ne peuvent plus être observés. ;
. 885. On peutmèmearriver, par uneexpérience directe, à norte qu'il y a des différences réelles dans la capacité de saturation des divers oxides à dose égale d’oxigène. Nous prendrons pour exemple un sel bien caractérisé, le nitrate d'argent, qui peut être obtenu en dissolution bien neutre au papier de tournesol, et dont beaucoup de métaux précipitent. l'argent en R'nans sa place, sans que le rapport entrelacïde et l'oxigène de l’ oxide se trouve en rien. altéré.
Le nitrate neutre d'argent peut être en effet décomposé par Je cuivre, le mercure, le zinc, le fer, On peut donc remplacer chaque atome f argent par un atome de cha- <unde,ces métaux ; mais la dissolution de ces nouveaux sels, au lieu d’être neutre comme l'était celle d'argent, æst.devenue, acide. C’est que l’oxide d'argent est sans doute une base. plus puissante que les oxides qui l’ont ziemplacé. Ce que démontre du reste la faculté de former des ,sels neutres au papier dont il jouit et que ces oxides ne Hé passent point.
886. Nous arriverions à la même ‘conséquence, mais do. un autre procédé , en discutant la composition des sels ammoniaCaux. |
M. Gay-Lussac a établi la véritable loi de composition
SELS. é 181 des sels ammoniacaux ; il regarde comineé sels neutres ceux dans lesquels le He du radical dé l'acide est a volume de la base commer est à5: Ces sels en ef ct, cor respondent bien pour Îa neutralité à ‘ceux qi: sont {ôrmés d’un atome d'acide et d'un atome ‘de'baïé bxigénée éontenant elle-même ‘un seul” atornê! d'ésigétieli Mais 1lmous parait difficile de éroire que tous" Les sels amimomiacatx soient également neutres, "ét lon peut avéc quelque ap* parence dé” Yaison ! dopé: qu'à ”cet égard! ils différent beaucoup entre eux. Pour le prouver, il sufit de jeter les ‘yeux sur les divers élémens dont-se composent ce qu'on appelle lé chlorate neutre ct er ya rochlorato'n neutre d'ammoniaque. Bel LITO LD à |
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chlore I
Ghlorate d'ammoniaque saturé par 2 vol. 7. gaz neutre — Loxigène 2,9 |. PAR OOTNSQUEE,
Hydrochlorate. d’am- | chlore A tolé par 2 vol. de sy moniaque neutre = au cp ammoniaqué. y
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> Si dans l'unct ts laut de ces'selss on supprime les corps semblables, c’est-à-dire ,'le CETTE de éldore et ‘les 2 volumes d'ammoniaque, il resterait, d'une part, 12,5 d'oxigène,et de l’autre; »'seul:volume d'hydrogène, deux corps dont les propriétés électriques sont coômylétement opposées. IL faudraitsdonor; pourique les deux sels fussent neutres ,:qu'un seul atomesdu corps le plus.électro- positif que l’on connaisse, eût la même capacité acid fiañte que.2,5ratomés du corps le plus. électromméeenias < ce Re n’est pas admissible: 1:
Jour SHPIOUD ,. seehior 6b
Aussi, voyons-nous Lhydrochlorate:1d' ammoniaque Jouer , dans une: foule de. cäs , le rôle de base; il peut,se combiner au bichlorure de mercure , desmême:que lfhy- -driodate d’ammoniaque au bi-ioduré de mercure, epdans ces deux cas:l’hydrochlorate et l’hydriodate ‘jouent .évi- -demnient-l'ünset l'autre le rôle de base. Noriswvoyoïis dautre part; lesscls ammoniacaux formés par-déssacides ines-
oxigénés, tels que l'acide nitrique, etc. , se rapprocher par l’ensemble de leurs caractères de certains sels capables de s'unir à des composés binaires qui PArAISSENT jouer à leur égard le rôle de base...
885. Enfin, par-un autre genre de considération , on se trouve conduitencore à la mêmeconséquence. En effet, les sels quoique déjà. FORPASÉS de tant d’élémens divers, sont encore,capables de, s’unir entre eux. Quelle que soit l’idée qu’on se forme,des forces. qui président aux combinaisons chimiques, il faut bien admettre que l’état de saturation ne s’est pas encore réalisé dans les sels simples, puisqu'ils conservent encore la faculté d’agir chimiquement entr'eux,
L'état de saturation, tel qu'on l’envisage ordinairement, aurait en effet pour ait une indifférence absolue entre les corps qui y séraient parvenus. Un corps composé d’un acide et d'une basé peut conserver le caractère acide, le caractère basique, selon que l’un des élémens domine l’autre, ou bien offrir une neutralité parfaite, si les élémens ‘se sont mutuellement équilibrés. Dans ce dernier cas, le composé ne pourrait plus former de combinaisons :chimiques; ‘car il ne pourrait jouer, à l'égard d’aucun autre corps, le rôle d’acide ou:le rôle de base, ce qui Éd est cr érrs (é ÿ
Or, commeil n’estaucun sel'quine puisse produire des sels doubles, ilest par lämème démontré qu ln "sl aucun sel exactement neutre.
Ainsi, pour nous borner à un seul némble, le sulfate de potasse, quoique neutre au papier, se combine au sulfate acide d'alumine pour former l’alun , cet dans ce sel ‘double on ne peut nier que l’un des composés soit l'acide et l’autre la base. |
888. De cesfaits, il faut donc ci UE qu'iln’yapointde és vraiment neutres , que tous sont acides ou basiques, et qu'il faut les classer comme les oxides et les chlorures “én deux sections distinctes. Nous reconnaîtrons toutefois,
* SELS | 193 qu'ilen est quelques-uns que l’on peut regarder comme indifférens ; maïs cette propricté résulte moins de leur loi de composition, que de la nature de leur acide ou de leur base. | |
: Une classification bien faite des sels sous ce point de vue, rendroit sans doute de grands services à la science. AA que de difficultés à vaincre encore pour y parvenir! Où trouver le moyen de mesurer l'acidité ou l’alcalinité des sels que l'on ne peut avoir à l’état neutre? Comment apprécier ces propriétés dans les sels insolubles? Ce sont autant de questions que l’on peut regarder pour le moment comme entourées de grandes ARENA Te Il semble, toutefois, que l'examen des rapports électriques des sels entr’eux serait de nature-à conduire sur ce point à quelque résultat d’une haute importance.
Dans l’état de la question, il faut se contenter de poser en principe qu'il n'existe point de sels neutres, quoïque beaucoup semblent l'être aux réactifs ordinaires. En conséquence, si nous admettons le mot neutre à l'égard des sels, c’est par un langage de convention; ce mot servant à désigner les sels de même composition atomique, ceux qui paraïssent contenir pour ün atome d'acide, un atome d'oxigène dans la base, et qui semblent approcher, autant que, le permet la nature de leurs élémens, de cet état de neutralité qu'ils n’atteignent pourtant pas.
Examinons maintenant les PEOPF AIS générales des sels en nous bornant aux sels oxigénés, ainsi que nous l'avons dit plus haut. |
889. Propriétés physiques. Tous les sels sont solides: tous sont susceptibles de cristalliser en passant peu à peu de l’état liquide à l’état solide.
__ Les-sels s'offrent à nous sous différéntes nuances ; ceux des deux premières sections sont incolores, tent les chromates. En général, toutes les fois que l’oxidé et l'acide sont incolores, le sel est lui-même incolore, et sa
couleur varie quand l’oxide est coloré, ainsi que le mon-
tre le tableau suivant. On y voit du reste, et c’est un point fort important , que les sels à même base ont en général
]Ja même couleur.
Tableau de la couleur des différens sels autres que les chromates.
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Sels neutres de sesquioxide de fer dis—
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Sels de protoxide de manganèse . . .
Certains sels de manganèse sont . . .
Sels de chrôme en dissolution. . .
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ET) à titane PER hp serbes ne . + “ À n] :
blancs, parfois jaunâtres.
blancs.
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d’un blanc verditre.
d’un vert d’émeraude.
d’un blanc verdâtre.
d’un jaune d’ocre.
d’un jaune rougeâtre, très-peu colorés.
“blancs.
d’un rose violet.
d’un vert pré.
blancs , quelquefois un peu jaunâtres.
. LA \ jaunes , légèrement
verdâtres.
blancs ,. légèrement
jaunes,