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MÉLANGES ABAISSEMENT de neige.et de sels, ou d’alcali , ou d’acide étendu. ® du thermomètre.
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{Chlorure de calcium. AS Dép: ASIN EU N 7577 P LEE] [2 2 Li) e L1 A 4
GA de 0° à — 280,33 | Née Eure de 6 | ren ae hi Acide sulfurique étendu. .
de — 6°,66 à —- 5r° | de—17°,77 à—20°,55
Neige ou glace pilée. . . . .
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Neige et acide nitriq. étendu Hydrochlorate de chaux. . .
Neige. . L2 e L2 LI - L] e e LU L {Neige ou glace pilée, . . . .
Selarinsts à étélans à aie 1H vydrochlorate d’ammoniaque et nitrate de potasse
de—r170,77à—450,33 | de—170,77à—04°,44
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| Hydrochlorate de chaux, .
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de—55°55 à—68,,33"
895. Les sels qui contiennent une assez grande quantité d’eau, la perdentpar la chaleur, éprouvent la fusion aqueu- . se, et se dessèchent à Mesure qu ele sevolatilise. Ceux qui contiennent de l’eau intérposée entre leurs molécules déérépitent plus ou moins fortement : l’eau ‘en s’évaporant,
brise les lamelles salines qui s'opposent à son passage et les projette dans l'air. Si on continue à chauffer les sels devenus secs, il en est un certain nombre qui. éprouvent une
. deuxième fusion qu’on nomme fusion ignée, pourvu qu'on
les chauffe assez fortement et qu'ils ne soient pas décomposables par cette chaleur. La fusion ignée a lieu 6rdinairement, lorsque l’acide et l’oxide sont très-fusibles.
Nous dirons, en décrivant les genres et les espèces, quels sont les sels qui se décomposent ou qui ne se décomposent pas, par l’action de Ia chaleur.
896. Action de la pile. Lorsqu'on fait agir le fluide électrique sur un sel humecté ou dissous, il est toujours décomposé. La pile étant forte, l'acide se rend dans certains cas, au pôle positif, ct la base au pôle négatif ; dans d’autres l’oxide est lui-même décomposé et le métal se rend seul au pôle négatif, et à l’autre pôle se rendent l’oxigène de l'oxide et l'acide.
Les sels de la deuxième section, qu'ils soient humides ou dissous, se comportent toujours, comme il a été dit, dans le premier cas. L'action est la mème sur ceux des sels de la première section qui sont dissous ; mais tous les sels, excepté ceux de la deuxième section, lorsqu'ils sont He et sous l'influence d’une pile se se décomposent de manière que le métal se rend seul au pôle négatif, tandis que l’oxigène del’ oxide et l'acide se rendent à l’autre pôle. L'action est modifiée lorsque la pileest faible, alors on n'opère plus la réduction de l’oxide des sels de la | première section, ni même de ceux de la troisième lorsqu'ils sont dissous. .
897: Voici la manière de disposer ces expériences : sir on opère sur: un sel en dissolution et qu’ on veuille séparer la base de l'acide, on met dans un premier tube la dissoluüon du sel, et dans l’autre, de l’eauspüre; on fait communiquer les deux liquides par le moyen d’un morceau d’amiante lavé et humide, puis l'on fait plonger le fil positif
SELS, | 169 dans l’un de ces vases et le fil négatif dans l’autre. La pile étant en activité, la décomposition ne tarde point à s'opérer; le vase où plonge le fil négatif contient bientôt de l'oxide libre ou du métal réduit ; celui dans lequel se rend le pôle positif contient de l’acide libre, ou les produits qui peuvent résulter de sa décomposition.
898. Quelques exemples rendront ces résultats plus clairs, Si dans deux vases réunis par de l'amiante humide, on met de l’eau d’une part et une dissolution de sulfate de soude de l’autre, on obtient de l'acide sulfurique au pôle positif, et de la soude au pôle négatif.
Qu'on substitue au sulfate de soude du sulfate de cuivre et l’on aura de l’acide sulfurique au pôle positif, et du cuivre métallique au pôle négatif. Il se dégagera en même temps de l’oxigène au pôle positif.
Que l'on augmente la force de la pile, en se servant toujours d’un sel des trois dernières sections , et les phénomènes seront encore modifiés. L’acide lui-même pourra ètre décomposé: Ainsi, le nitrate d'argent donnera au pôle positif un abondant dégagement de gaz oxigène et au pôle négatif du gaz azote et de l’argent métallique. Lesulfate d'argent fournira de mème de l'oxigène au pôle positif, tandis que Le pôle négatif se recouvrira d’une couche de suifure d’argent.
899. M. Becquerel a fait voir que tous ces phénomènes pouvaient être obtenus au moyen de piles très-faibles, pourvu que leur action füt prolongée pendant quelque
temps. Îl est résulté de cette disposition, comme on pouvoit le prévoir, que les produits déposés ont pris en général des formes cristallines régulières. C’est ce qui arrive presque toujours dans les cas de solidification très-lente des corps. Mais ces appareils ont produit en outre dans beaucoup de cas, de nouvelles combinaisons dont la formation ne pouvait pas être prévue. [suflit en général, d’un seul couple voltaïque pour déterminer ces nouvelles et IE, 13
cutieuses réactions. M. Becquerel a même trouvéque l’élément formé de deux métaux offroit trop de puissance, et il à remplacé souvent l’un des métaux par le charbon. Au total, le contact de deux corps conducteurs suffit presque toujours pour donner des effets sensibles avec les sels des trois dernières sections quand on prolonge suffisamment l'expérience.
900. Action des corps non métalliques. Le chlore transforme les proto-sels de fer, d'étain et de cuivre en sels de peroxide ; il s'empare alors d’une partie du métal de la base et forme un chlorure. L’oxigène du métal réduit, fait passer à un degré supérieur d’oxidation la partie du protoxide non-décomposée. Le brôme, l’iode doivent produire des effets analogues à ceux du chlore. L'action de l'azote est nulle à froid et à chaud; celle de l'hydrogène, du bore, du carbone, du phosphoreet du soufre à chaud , varie suivant les différens sels. Nous en parlerons, en faisant l’histoire des espèces, lorsqu'elle sera de quelque utilité.
L'oxigène, même à la température ordinaire, peut agir sur quelques sels, pourvu que ceux-ci soient humides ou dissous. Car, à sec, il est sans action sur tous ces sels, à une température basse. Fantôt, l’action de l’oxigène se porte sur l'acide, et alors, en général, le nouveau sel formé reste au même état de saturation que celui dont il provient. Aïnsi, l'air transforme les sulfites neutres en sulfates neutres. T'antôt, l’action de l'oxigène se porte sur Ja base, et dans ce cas le sel devient plus basique. Aïnsi , le sulfsté neutre de protoxide de fer se transforme en soussulfate de peroxide qui est insoluble. L'air agit de la même manière par son oxigène.
go1. Action des métaux. Ce que nous allons dire de l'action des métaux sur les dissolutions salines ne concernera que les métaux des quatre dernières sections; car les métaux de la première section agissent sur l'eau qui
SELS. 195 tient le sel en dissolution, se transforment en oxides, et n’agissent plus alors comme métaux, mais comme basés salifiables. L'action des métaux de la seconde section n’est pas connue. Enfin les dissolutions salines de ces deux premières sections n’éprouvent aucune altération de la part des autres métaux. |
Il n’en est pas de mème des métaux et des sels des quatre dernières sections. Ici, un métal mis en contact avec le sel dissous s'empare souvent de l'oxigène et de l'acide, et déplace ainsi le métal appartenant au sel. Le sel ne change pas d'état de sàturation et il ne se dégage aucun gaz.
TSELS dont les disso- SELS lutions sont ir- dont les dissolutions sont réduclibles par réductibles par certains mélaux.
les métaux.
Sels des deux|Sels d’étain.
premières | — d’antimoine.
sections. — d’arsenic.
Sels de man-| — de bismuth.
ganèse.| — de plomb.
Ηde zinc. | — de cuivre(tr).
de fer. | — de tellure.
ms tr FA PEOR UT TREUS réduits par le fer, É —de cobalt. : lezinc et tous ceux peut — ètre —decérium.| € qui précèdent. le manga —d'urane. |Sels d'argent (2) nèse. | —de titane. | — de palladium f réduits parle zinc, —de nickel. de rhodium | le fer, le man-
de platine ‘ganèse, le cobalt, d’or et tous ceux qui d’osmium précèd. l'argent.
— d'iridium
902. La chimieanalytique , les arts eux-mêmes ont tiré de ces réactions un parti tellement utile, qu'il est indispensable de les examiner avec quelque attention.
(1) L’acétate de cuivre est réduit par le plomb. (2) Le nitrate d'argent est réduit par le cobalt,
Pour qu'un métal soit capable d'en précipiter un autre de ses dissolutions, il faut incontestablement qu'il possède à un plus haut degré que lui la+tendance à s’unir-soit à T'oxigène, soitaux acides, quand il est oxidé. Mais cette condition ne sufhit pas, il faut encore que le métal précipitant mis en contact avec le métal précipité joue à son égard le rôle positif. S'il en était autrement, dès les premiers instans de la précipitation, l’effet s’arrèterait et s’o-
‘pérerait en sens inverse, ou pour mieux dire, il ne pour-
Trait pas se manifester. Concevons, par exemple, que dans une dissolution de plomb, l’on mette un morceau d’étain, il semble qu’en vertu de sa plus facile oxidation l’étain doit enlever l’oxigène au plomb et le précipiter. Maïs si cela pouvait s’opérer, le plomb et l’étain formeraient un élément de la pile, dans lequel le plomb serait positif et l’étain négatif. Dès lors, le plomb attirerait l'oxigène et l'acide, se redissoudrait de suite et l’étain se précipiterait à son tour. On concoit donc que l’étain ne peut agir sur les sels de plomb.
Pour commencer l'action, il est donc nécessaire que les métaux précipitans soient plus disposés à s'unir à l’oxigène et aux acides que les métaux précipités. Pour que l’action soit continue, il faut en outre que les métaux précipitans
jouent le rôle positif à l'égard des métaux précipités.
903. La précipitation des métaux ne s'opère bien que dans les dissolutions aqueuses, un peu étendues ; et souvent il est nécessaire qu’elles soient légèrement acides, pour que l'effet soit prompt. D'ailleurs, le nouveau sel doit être soluble, sans quoi l'effet s’arrêterait bientôt. À
Les métaux précipités se déposent soit en poudre, soit en cristaux, soit en couche mince. Dans les deux premiers ças, l’action est continue. Dans le dernier, elle s'arrête quelquefois. Aïnsi, quand on met du fer dans du nitrate d'argent, le fer se recouvre de suite d’une couche d'argent très-mince, Souvent l'effet s'arrête et le fer cesse d'agir. Il
SELS: : 197 se trouve même ainsi garanti de l’action de l'acide nitris que ajouté en excés. *
ane ce cas, en effet, le fer nest plus en contact, ni avec la avaulieol de nitrate d'argent, ni avec l'acide. L argent lui-même formant à la surface du fer une couche mince se trouve dans un état électro-négatif qui Le pré< serve quelque temps de l’action ‘de l’acide nitrique en excès. De sorte que cet acide reste, même à chaud, pendant long-temps sans action sur le fer quand on ajoute un peu de nitrate d'argent à la liqueur. Des phénomènes analogues à celui-ci se passent dans tous les cas où l’on emploie dans les arts la précipitation des métaux pour dorer ou argenter le cuivre ou le laiton.
Quand le métal précipité se dépose en poudre ou en cristaux, il est clair que le contact continue à avoir lieu et que par suite l'effet ne peut pas être limité.
Assez souvent, le métal précipité s'allie avec le métal précipitant. C’est ce qui a toujours lieu, quand on opère la précipitation au moyen du mercure. Ah les sels d’argent et d'or précipités par le mercure ne fournissent pas de l'or ou de l'argent purs, maïs bien des amalgames d'or ou d'argent. Ce dernier cristallise très-bien et en longues aiguilles. C’est l'arbre de Diane. Il paraît qu'il en est de même de la précipitation des sels d’argent et d’or par le cuivre. L'or et l’argent précipités s’allient avec une portion de cuivre.
Le plomb se précipite ordinairement en beaux cristaux Jamelleux. C’est au moyen du zinc mis en contact avec une dissolution d’acétate de plomb que l’on obtient l'arbre de Saturne. L'argent se dépose souventsous forme cristalliné, mais souvent aussi sous forme de couches minces douées de l'éclat métallique, mais sans apparence cristalline. Le cuivre se précipite toujours en plaques informes avec l’éclat métallique. Le mercure se sépare en gouttelettes. Tous les autres métaux sont précipités sous la forme d’une
oudre brune ou noire. dans laquelle on ne reconnaît awa- ; |
vec peine le caractère métallique.
904. Dans toutes ces précipitations, le métal employé s'empare de l’oxigène et de l'acide, le métal du sel se dépose ct l'effet. s'arrête là, si l’on met fin à l’expérience. Dans le cas contraire, les deux métaux forment un élément de la pile qui agit sur le nouveau sel formé et le décermpose à son tour.
905. Action des bases. L'action qu’exercent les bases salifiables sur les sels n’a été bien examinée que. lorsque ceux-ci sont en dissolution, et que l’oxide est lui-même dissous. Toutes les dissolutions salines des cinq derniéres sections sont décomposées par la potasse, la soude, la lithine, la baryte , la sitrontiane et la chaux , et ces-bases s'emparent de tout l'acide du sel et en précipitent l’oxide
à l’état d’hydrate, sur lequel elles agissent ensuite suivant
les propriétés de chacune d'elles. La potasse et la soude, versées en excès dans les sels de glucine, d’alumine, de zinc, de deutoxide d’étain , d'antimoine , de plomb, etc., redissolvent les précipités qu’elles forment.