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Q LIV, III. CH» XVII, SILIÇAÂTES

*, #2 Silicates.

O9L. Dans les silicates neutres, M. Berzélius admet que l’oxigène de la base est à celui de l'acide : Là A D'après les résultats que nous avons déjà énoncés à l'égard du chlorure et du fluorure de silicium, et d’après d'autres faits observés sur les silicates artificiels, on est conduit à penser que dans les an la quantité d'oxigène : de la base est àscelle de l'acide : : 4, lorsqu’ ils sont à l'état | neutre. Mais comme on ne so rien établir de bien pré cis à ce sujet, fous admettrons, pour | la commodité du langage, que Je rapport est de 1:71, comme M. Beudant.

On aurait alors dans ces sortes ie sels :

rat. base =

üf

1 at. métal 1 at. oxigène.

AA a dy PU : at. silicium Mg 1 at. oxigene.

Les silicates possèdent, au reste, des états de saturation très-variés; mais il est singulier que la nature qui en pré- "sente un si 7. nombre, n’en offre que deux à l'état que nous considérons comme neutre. C'est le silicate de olucine qui se rencontre dans l'émeraude, et le silicate de baryte qui fait partie de l’aarmotome. De tous les silicates connus, ce sont les seuls qui 1 pour la: saturation, ressemblent aux verres ordinaires; c'est même un des principaux motifs qui nous engagent à nous servir d'un langage qui, sans rien préjuger, exprime seulement des rapports déterminés: par l expérience. Quelques exemples rendront très-claire cette manière de désigner la composition des silicates qui a d'ailleurs l'ayantage de s accorder avec les signes minéralogiques de M. Berzélius.

wSilicates. Dans ceux que nous désignons ainsi, l'oxigène de la silice est égal à à celui de la base. Ils sont fort

SILICÂTES. 55e nombreux. Le silicate de magnésie hydraté owmarmolithe, le silicate de zinc hydraté, le silicate de manganèse hydraté, le silicate de zircone ou zircon, sont dans ce cas.

Bisilicates. Dans ceux-ci, la silice contient deux fois l’oxigène de la base. Ge sont peut-être les plus nombreux de tous les silicatés connus. Le bisilicate de chaux on Wollastonite , le bisilicate de magnésie ou pyrallolithe ; le bisilicate de manganèse rouge, le bisilicate dé cuivre où dioptase, présentent cet état de saturation. Parmi les silicates art Je verre à bouteilles en offre un exemple.

Trilicatés. Silicates neutres de M. Berzélius. On en connaît beducoup , mais ils sont moins nombreux que les précédéns. Il en existe un assez grand nombre, savoir : lé trisilicate de chaux, le trisilicate de magnésie hydraté où stéatite, le trisilicate de protoxide de fer hydraté ou chlo= #ropale, enfin, le trisilicate d’alumine ou largile plastique. Cet état de saturation se retrouve plus fréquemment encore dans les silicates doubles ou triples si abon= dans dans la nature.

Quadrisilicates. Les verres blancs, le cristal, le flintglass, le strass, Sont tous dans cet état de saturation. Parmi les Shèntes naturels, on ne connaît aucun silicate simple qui offre cette forme; mais nous avons dit qu” elle avait été observée dans débé silicates composés, savoir :

’émeraude qui contient un atome de quadrisilicate de glucine, et deux atomes de bisilicate d’alumine "l'harmotome, qui se compose d’un atome de quadrisihicate de baryte, de quatre atomes de silicate d'alumineet de six aLomes d’eau.

Sexsilicates. Il n’y a point de silicates simples à cet état. Maïs l'apophyllite contient du sexsilicate de potasse, la pétalite renferne du sexsilicate de lithine, et le sphene renferme du sexsilicate de chaux. Dans la nature, cet état

de saturation est rare. Il paraît que c’est celui auquel le verre à base alcaline simple tend à passer.

252 LIV, DL. CH. XVIL SILICATES.

Silicates bibasiques. Unesilicate d’alumine; le disthène, nous en offre un exemple. Cet état de saturation se présente rarement.

Silicatestribasiques , silicates quadribasiques , silicates sexbasiques. Ces combinaisons sont rares ou douteuses, tant parmi les silicates simples que parmi les silicates composés. |

Ainsi, presque tous les silicates connus peuvent se ranger dipl les quatre premiers groupes.

992. Exposés au feu, tous les silicates tendent à entrer en fusion ; ordinairement même, le silicate fond complétement à une chaleur plus ou moins élevée, et c'est là un des caractères de la silice dont les arts métallurgiques tirent un grand pate Les silicates jouent däns ces grandes opérations, le même rôle que le borax dans les laboratoires. D'un autre côté, pour la fabrication des briques ou desi poteries, on met à profit les propriétés que possèdent d’autres silicates qui s desluinenr au feu le plus violent, sans entrer en fusion.

Tous les silicates sont fusibles au feu du chalumeau à gaz hydrogène ou oxigène; mais, au feu de forge, il en est deux qui ne font que s'agglutiner : celui d’alumine et celui de magnésie.

. l est clair que l’état de saturation des slichres exerce une grande influence sur leur fusibilité, mais on à peu de résultats précis à cet égard; cepéndant il semble que

‘état de bisilicate ou de one est celui auquel la fusibilité est la plus grânde. On en jugera par lés. exemples suivans : :

SILICAÂTES, 583

Mélänges essayés, Etat de saturation à peu Action du feu. ; près correspondant.

1 p. silice, 1 p. chaux. . . Bisilicate. . . . Fond.

1 p. silice, 2 p. chaux. . . Silicate. . . . . S’agglutine

2 p. silice, 1 p. chaux. . . Quadrisilicate. . S’agglutine

1 p. silice, 1 p. alumine. . Silicate, . . . .* S’agglutine

1 p. silice, 2 p. alumine. . Silicate bibasiq. Reste en poudre 2 p. silice, 1 p. alumine. . Bisilicate. . . . id. id.

La fusibilité des silicates dépend, en grande partie, de celle des oxides qui leur servent de base; en conséquence, les plus fusibles sont ceux de plomb, de bismuth, de potasse, de soude, et les moins fusibles sont au contraire ceux qui sont produits par les oxides infusibles, tels que l’alumine et la magnésie: La silice et la magnésie se comportent au feu comme la silice et l’alumine.

993. Les silicates qui ne fondent pas au feu, c’est- dire, ceux d'alumine et de magnésie, y éprouvent cependant une contraction de volume plus ou moins considérable. C'est sur cette propriété qu'est fondé le pyromètre de Wedgewood. En admettant, en effet, que cette contraction augmente régulièrement avec la températurg, on peut regarder ce moyen comme très-bon pour évaluer les hautes températures. Mais c'est une supposition dont on a démontré l’inexactitude, et il est prouvé que la contraction des silicates de magnésie ou d’alumine ne croît pas

régulièrement avec ia température, et qu'elle est d'ailleurs SADENGEE par la durée de l exposition au feu. Cependant, on a peut-être abandonné trop complétement l'emploi du pyromètre de Wedgewood. Si un pyromètre peut être de quelque utilité-dans les arts, il est probable que c'est encore un de ceux qui rempliraient le mieux le but. Maïs tout. le monde sait que dans les manufactures à feu, la matière fabriquée sert toujours elle-même de pyromètre et offre en général des caractères qu'un peu d'habitude apprend à disunguer,

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