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SUCEE DE CANNES FOUJLNI PAR DIVERSES PLANTES

5541* Suere # érable. La plupart des sèves sont sucrées et contiennent du sucre de cannes* On peut donc «oo>eiit mettre cette circonstance à profit; nuis c'est surtout dans l'érable à spore qu'elle se présente de la manière la plus remarquable.

M. Castelnau m'a donné du sucre d'érables en larmes, obtenu par les Indiens Chippeways. Il se produit en faisant une incision à l'arbre, comme s'il s'agissait d'extraire la résine des pins. Les Indiens recueillent les gouttes qui

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se sont «concrétées à la fin de tannée et après les premiers froids ; ils se contentent de les mettre en poudre.

Lés blancs des frontières, ceux du Canada, ainsi que les sauvages qui vivent dans leur voisinage, ont l'habitude de faire la récolte au printemps et de faire dissoudre et cristalliser ce produit.

Aux Etats-Unis, on le trouve généralement en petits gâteaux bruns. Mats au Canada, il y a plusieurs raffineries qui raffinent exclusivement le sucre d'érable et qui le livrent sous forme de pains comparables au meilleur sucre de canne*.

La petite lie de Michima-Kimac, située aux confluents des lacs Huron et Michigan, est le principal marché de cette denrée qui se vend sur les lieux de 60 à 75 c. le kilogramme.

L'érable à sucre, Acer saccharinum deLinnée, croit spécialement dans les états de New-York et de Perisylvanîë; il y donne une proportion de sucre plus grande que celui qui vient dans l'Ohio. On le trouve quelquefois en fourrés de cinq ou six arpents de longueur, mais le plus souvent il est dispersé parmi les adores arbres. On suppose qu'il arrive à toute sa croissance en quarante ans.

L'extraction du sucre d'érable est une grande ressource pour les habitants des cantons éloignés de la mer ; elle est très simple. Après avoir choisi un endroit Ipii contienne beaucoup d'érables, on élève un toit pour protéger les chaudières et les travailleurs des injures de l'air. Leur matériel se compose d'une ou plusieurs tarières de trois pouces de diamètre , de petits vaisseaux chevillés pour recevoir la sève, de tubes de sureau ou de sumac de huit ou dix pouces de lon{£ de vaisseaux ouverts au tiers de leur longueur, .et correspondants en grandeur avec les ta^èvo», de seaux pour vider ires vaisseaux et porter-la sève au hangar, de chaudières , de moules pour recevoir le sirop épaissi à la consistance propre à former un pain de sucre , et enfin de hachettes pour couper le bois et le fendre. La fin de février

et le commencement de mars constitue la $ aison du sacre.

On perce les arbre? obliquement de bas ea haut, à dixhuit ou vingt pouces de terre, à la profondeur de quatre ou cinq pouces* Il faut prendre garde que les tarières ne pénètrent pas plus d'un demi-pouce dans l'aubier ou ëcocoe blanche, car l'expérience prouve qu'il y a une plus grande quantité de sève à cette profondeur qu'en aucune autre» Il faut aussi faire attention à percer l'arbre du côté du midi.

Les vaisseaux où le suc se rend contiennent ordinairement de trois à quatre gallons et sont faits de sapin blanc; on les place à terre au pied de chaque arbre, pour recevoir la sève qui coule des deux tubes enfoncés dans les trou* de tarière. Tous les jours on rassemble la sève^ on la porte & l'atelier, et on la verse dans des tonneaux auxquels les chaudières peuvent puiser* Il jbut dans tous les cas faire bouillir la sève dans les deux ou trois jours qui suivent sa sortie de l'arbre , car elfe entre en fermentation tris promptemeot, L'évaporation eet causée par un feu vif, l'on doit éçumer souvent le sirop pendant qu'il bout, et tyouter toujours de la sève jutqu'4 ee qu'elle ait pris la consistance de sirop. On doit alors le laisser refroidir, et le passer dans une pièce de laine, pour le purifier,.

Le sirop est alors transporté dans une chaudière que l'on emplit jusqu'aux trois quarts, et que l'on chauffe avec nu feu vif, jusqu'à re que le sirop ait acquis la consistance nécessaire, et en le jette dans des moules* Pendant la dernière ébuUtioa, «comme le liquide écume beaucoup, on y jette un peu de beurre ou de graisse* Après que toute la mélasse s'est éeoulée des pains qui ont pris consistante, le d'âraMe est aussi agréable au goût que «celai de ie et smtnnssi bien. Lorsqu'il est raffiné, il est aussi beau qne le sucre en. pains d'Europe* Le temps, pendant lequel les arbres laissent couler leur sève dure six semaines; vers la fin de ce temps, la sève est moins t boudante» mains ancrée et moins facile à cristalliser ■

suçais, 269

3542. Sucre de citrouille* Hofmann a essaye il y a quelques années en Hongrie, la culture de la citrouille comme plante capable de fournir du sucre de eanuea. La citrouille rend 4 pour cent de sucre, [et comme sa eulture est moins coûteuse que celle de la betterave, t'invehteur comptait sur un produit égal. La ci Trouille fournit 82 pour cent de jus d'une densité de 8 à 41° de l'aréomètre de Beaumé. 11 parait que le jus s'altère très difficilement. Jusqu'ici, pourtant, cette fabrication n'a pas eu de suite.

Le melon contient aussi du sucre de cannes.

5545. Sucré de maïs. M. Pallas a préconisé dans ces dernières années l'extraction du sucre de maïs comme est* pable de rivaliser avec celle de la betterave. Il est probable qu'elle est moins avantageuse, car M. Ballas n'a pas pu en retirer plus de 3 pour cent de sucre cristallisé*

Toutefois, il finit noter que la tige du maïs renferme un suc très riche en sucre de cannes proprement dit.

M. Pallas a été conduit à essayer si la quantité de sucre ne serait pas augmentée en prenant la précaution de châtier les tiges pour les empêcher de fructifier. Gomme on pouvait s'y attendre, le jus t'est montré plus sucré dans les tiges châtrées que dans les autres.

D'après MM. Biot et Soubeiran, le suc des tiges châtrées ne contenait pas moins de 10 i il p. 100 de sucre cristal-* lkMe arec une trace de sucre analogue au glucose.

Celui des tiges non châtrées renfermait, au contraire, 3 p. 100 seulement de sucre crfatallisable.

Ces résultats montrent que, si le maïs offre peu d'avantages pour le nord de la France, par exemple, il serait propre à fournir à nos départements du midi, où la culture de la betterave rencontre d'insurmontables obstacles, une [riante à sucre digne d'être soumise à des essais eu grand.

3544. Le sucre de cannes existe aussi ^pnsla châtaigne,* d'où on avait proposé de l'extraire à l'époque du blocus continental* #

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