‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 77 sur 83 · SAVON DE SUIF · texte numérisé non relu

SAVON DE SUIF

S70ï. Depuis /quelques années, on fabrique des quantités assez considérables de savon au moyen du suif, auquel on ajoute la plus souvent 15 à 20 p. 100 d'huile de graines > qui rendent le produit un peu moins dur et plus soluble , cp savon, s'il t'est pas parfaitement fabriqué , conserve toujours Usés sensiblement l'odeur de la matière première ; aussi, est-il moins estimé que le savon d'huile d'olive»

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Las suife tes meilleurs pour la fabrication des savons sont ceux qui contiennent le plus de stéarine} les suifs de monta* viennent en première ligne. Ou reste , ce que nous avons dk de la matière première dans la fabrication, de la bougie utéarique s'applique également ici.

il faut, autant que possible, éviter d'employer des suifc <|ui contiendraient encore des débris de membranes ; car , comme l'ont observé MM. D'Arcet, Lelièvre et Pelleliec, œs matières albuwùnobles sont dissoutes par les lessives daustiquee, qui en acquièrent souvent une odeur assea infecte, pont qu'on ne puisse plus les employer, surtout quand on prépage des savons de toilette. .Diane Ions k* cas, on ne doit pas hésiter i rejeter les pramèces lessivée ^résultant du aelatjgage. De aet inconvénient résulta une perte assea considérable d'aknB , parte qui no peut èfcqp compensée que. g>aj le bon marché des suifs tmqlpjè*.

Pour préparer aa savee, on coupe la suif en marceaux* et on en jette 900 kilogrammes dans une chaudière* çn j wm 400 A «KMtaoas 4e lessiva «usOfae fajMa,«t *»

J&2 8ÀVOWS.

porte le tout à l'ébullition, qu'on entretient pendant quelques heures; on peut activer la combinaison en agitant la masse avec un râble.

Au for et à mesure qu'on s'aperçoit que la soude est absorbée, on ajoute par intervalle de 40 à 30 litres de lessive de phis en plus forte. Arrive au dernier service de lessive, * on prolonge de quelques heures l'ébullition , et lorsque l'empâtage est terminé , on augmente le feu ; la lessive en excès acquiert plus de densité , et la pâte, suffisamment saturée, s'en sépare, sans que Ton ait besoin de faire usage de lessives salées.

L'empâtage étant terminé , on procède au relargage j pour cela, un ouvrier placé au dessus de Ht chaudière remue le mélange et un autre ajoute la lessive ; du reste, on procède comme nous l'avons déjà indiqué précédemment.

La coction s'opère de la même manière que celle du savon blanc de Marseille ; on n'y emploie également que des lessives purement alcalines.

Le savon de suif étant préparé, on peut le convertir en savon blanc ou en savon marbré ; dans le premier cas, on le liquéfie à la manière du savon blanc de Marseille ; dans le second, on jette dans la masse à l'empâtage la quantité de sulfate de fer nécessaire pour donner le bleu de la marbrure.

Le suif étant très chargé de stéarine peut être associé sans inconvénient à l'huile d'oeillette dans une proportion de 15 à SX) p. 100 ; cette huile étant très abondante en oléine, les savons qui résultent de ce mélange sont moins durs et plus propres aux savonnages à la main.

Dans le cas où l'on veut opérer ce mélange , on ne anit pas tout à fait le procédé que nous venons de décrire et qui s'applique i saponification du suif pur. On procède alors, comme pour la fabrication du savon marbré, préparé avec l'huile d'olive $ c'est à dire, qu'après avoir empâté le mélange avec une lessive caustique i 90°, on

savom» y5$

relargue avecdes recuits chargés de ael marin, et on cuit également au moyen de lessives alcalino-salées. Sans l'emploi du sel marin , on ne donnerait pas au savon toute la consistance désirable.

Dans les savonneries de l'Angleterre , de l'Amérique et de l'Allemagne , il serait difficile de faire intervenir l'huile comme une des bases principales de la fabrication du *&» * von; aussi, emploie-t-on généralement le suif pour remplacer l'huile.

La potasse y sert souvent à opérer la saponification ;[mais, comme les savons faits avec cet alcali n'auraient pas une dureté convenable , on fait intervenir une certaine quantité de sel marin, qui fournit de la soude aux acides gras, tandis que la potasse prodi^it du chlorure de potassium, qui reste en dissolution dans les eaux-mères de l'épjnage.

La proportion de la potasse de qualité moyenne employée «est d'environ une partie pour deux de graisse ; quelquefois, on se sert de la lessive provenant directement du lavage des cendres, après l'avoir rendue caustique avec de la chaux. On emploie, à peu près, 50 pour 100 du poids de la potasse, en chlorure de sodium.

Les léssivea-mères, provenant de l'éspinage, contiennent, comme nous l'avons dit , du chlorure de potassium et de la potasse en excès; cette lessive évaporée et calcinée, donne un salin très blanc , qui est livré au commerce sous le nom de potasse des savonniers* Les suifs employés sont ceux de bœuf et de mouton .

savon as aiam.

5794. Dans fexameA de la fabrication du papier, nous avons tu déjà comment on parvenait i saponifier entièrement la résine ; mais le savon qu'on obtient est sans consistante; il possède une forte odeur de résine, et il ne peut être employé sans inconvénient dans les savonnages. Si l'on vient à mélanger la résine avec une certaine quantité

ta ttlf J \a vâttltat eftt totrtt à fait dtfffefent, et on peut obtenir de ee mélangé un fort beau produit, connu sous le nom de savon jaune.

Ce savon, qui se fabrique fort bien en Angleterre, est très confinant et de plus très soluble dons l'eau, oe qui le fait recherche* dan» beaucoup de cas. Pour le préparer, on traumencë par fabriquer le savon de suif par la procède tfoe non* avons indiqué plus haut , et quand la saturation du savon de suif est complète, on ajoute 50 à 00 p. MJO de bette résine, concassée en petits morceaux, pour accélérer sa combinaison avec le savon de suif et k lesshwv AmaàtM *ptè$ cette •addition, en ouvrier, place sur une planche qm traversé la chaudière , brfesse le mélange arec un table, et Jusqu'à te que latéshie soit entièrement dissouteet saponifiée.

Leg prepottibns de résine, donnée» plus haut, sont beau» coup trop fortes d'après le docteur Un». Il calcule la résine à ajoute* 9 après la proportion de suif contenus dans le savon. Parties égales donnent un eavon de mauvaise qualité ) ordinairement, on n'emploie eu résine que le tiens ou le quart du poids du suif contenu dans le1 savon* : La pâle acquiert tne belle couleur jatee, et devient «tn Js>eu flasque et homogène-, on continue' f ébultition du mébÉtgè, jusqu'à parfaite eaturatian, et pour arriver à ce demiet point, il faut que la lésai*» conserve encore une aaveur trè* pkpiafcte*

On reconnaît aussi que la pâte est bien culte, loiaqu'en la versant avec une truelle sur un corps froid, elle acquiert presque aussitôt une consistance fekme. On est plus certain de fa<toup|dèté saponification lie ht renne, sfr en se lavant 4es TÉttâns avec cette pâte refroidie, elles ne restent pas ^empreintes d'un enduit orésineux après leur dassiècati on* : Lacoction étant terminée, on épine, et o* pnooede an toan^pasemeut de laTpâte dans une seconde chatodtÀre» eA s'Opère ia&qajéfactio* au moyen de les»*** A 7<o*tf*, et où

1W procède et lamàme manière que pour la liquéfaction du savon blanc.

Le savon alummo^errugmeuK se précipite; on enlève avec soin ïéeajue formée, et on verse le savon dans des moules en bois ou bien en ferbtyanc, dont les cfaés et le fond peuvent se séparer, quand le savon a pris de la solidité-

Or anime ordinairement la couleur du savon de résine, en ajoutant un peu d'huile de palme au suif qu'on saponifia pour lé Irausfcimer «ntatoe m savon de résine $ elle 00017 mimique m outre une odeat agréable au savon*

Les lames 00 briquet contées et livrées au commerce en* à peu pniafîtentimtaesd» côté et 40 de longueur.

Quand le sttron a été bien fabriqué, ces briques possèdent la coÉteps de la cire jaune, et sont légèrement transparentes sot te brad». Ce savon dok se dissoudre rapidement dans taufet donnai une moafte abondante.

i .yi . aurons nous. .

5795. Les savon* moût sç fabriquent en général avec les butte* de gjcaia&,çui contiennent mejtaa de margarine que les huito è'oliy ç,et ewcjAppu*as*qui, toutes choses égales d'ailleurs, donne des savons moins durs que la soude. La prtartipale différente qui $xis** entre les savons à base de souda et ceux à base de potasse, dépend surtout de leur mode de combinfdton avec l'eaan Los premiers en absorbent imagKandaqtafttktéetlaaoUA^ avec weplu* grande quantitéd'Qaut mais demeurent mous : cette moindre ^9 Wsion les, rwcLlrt*tt$ûup pbjts solufaics, aussi asNAH^pMtfbtodaksftépaM]: de la lessive, et l'opérar tion du relargage ne peut-elle être pratiquée, à moins qu'on n exppkne ppujç cela des lessives ftèç, s^Jées. Mais, dans ce 4Wh> >l>a'a|&M}ft^ait , wa.riwbte décomposition j.la soude remplacerait» ia f otowe , «otaÉe thm leasafon» de. graisse

préparés en Allemagne, et les savons en eersâont

La grande solubilité des savons mous i base de potasse, et la réaction alcaline qu'ils- possèdent toujours , leur font accorder la préférence pour quelques usages particuliers. On les emploie beaucoup dans le nord de>la France, en Belgique , en Hollande , etc. , pour le savonnage du linge et pour tous les nettoyages grossiers; ils serrent encore à fouler ou dégraisser les étoffes de laine et au dégraissage de la laine en échets»

Les lessives de potasse que l'on "emploie dans la prépsv ration' des savons mous doivent être décarhonatées par un lait de chaux. Lorsqu'elles sont caustiques, on les verse dans la chaudière de saponification* on porte le liquide àl'ébuk- Mon, et on ajoute alors la quantité d'huile convenable (!). Quelques heures d'ébulliiion suffisent alors, pour terminer l'opération ; la pâte a épaîasit peu à peu , dévient transparente, et on reconnaît que le. ternie de laçante est arrivé, si une portion de la pâte, extraite de la chaudière, prend promptement le degré de consistance que doit avoir le bon sa von.

i Le produit, arrivé âee point, est aussitôt transvasée l'aide de peeh*$ en cuivre jaune dans des réservoirs en pierre est* caire, d'où on le tire, lorsqu'il est refroidi, pour le mettre dans des tonneaux.

Comme il s'agit, dans cette fabrication, d'une véritable concentration des matières employées, la chaudière en tôle rivée est ordinairement d'une forme conique.

D'itiltaus, le savon obtenu renferme A la Ma le margarate et l'oléate de potasse, l'excès d'alcali, les svtiafees aa chlorures que contenait la potasse employée, enfin la glycérine qui a éternise en liberté pendant la saponification.

(I) On nomme Imites chaudes les balles de' chènerîà , de cameline ,gde tifaétd'oriUeU*fpoMeq«'«ilMiiéto#4eati^

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j Mbpmte>tftk6to*Bàgènt pfcw léir* saponification ; r r 79<}a*ties 4e'p*fa*fte tfÀittériqué en lessives à 1»*. .«

i ?Etï<Gto Obtient entfeoat:

< 40»ï*fftierf&*iWfa'b^ cttfc. ] •' >Aw^,fer*vM»*i^^ Ôes'pro*

portion* d'eau variable* «ftrfe 44 et 58 potnf f 00. ' •

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Oa^einarqtoe pendant le refroidissement du savon mdÔ na pt^ttomène fftttierilter qui «eitt èe guide pont rêcori- B***è si la «tfjtoft* de «»-*ra. est parfaite, et èi la saponï^ fi*a(ié*4e tftarife0>e*-eéti»plète. Il se fertile sttf les bords de hrpetttat dite pdtoqà'm* entêta tfoe «ône opaque de k h*gè*rd«' ^^e»ihtMWnft(iis. Ees sauniers angiaïs dfaott, dMl* et «as y que la saron a sajp&r**, et ils aceélèren t son wfcc»«ai»iutirit ew tmmnt dans la cBâtiditaraiteftntié» de*«rotpm formé et froid. Quelquefois, ta«tae apparaît pètMtatf auiaatam pbflr disparaître iimnééiatmte»t aptto : eWuifraigDé que le savon approche Ai terme de la coite? ik ^m store que le sa von aune /ira*** ^r» « là rfna rfappfciuitpas; le savdn manque de force, efOfl <*mtin«e 4e Artu ' !••• , •••• * - ~ »

- Bn AAgbten* ;<*niàjoute lomm ta* certaiuè quantité de suif aux huiles quittrvëi* # h p&paration des savons mous. On obtient alors un savon transparent , mais contenant de petits crains de stéarate et de margarate solides ; il puait que la prfprtratiob <dë «e terôn- granulé est un; des

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*1'««» « «njley* de flà«ile de ekènetisyièdmm mou pbésèd» m i touMuaen^imrtttfetf -vekdAtre; telle que le consommateur la désire; si on a employé d'autres huile* qui ont par elles-mêmes une couleur jaune , le fahrfa^nt hii ^ûfmm^Umte eMftjwtaotâkaMaMsn^Mdudigo, soit en nature, soèt dissow préajablemenrptr fteiâe mlfurlque

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