DANS L'INTESTIN GRÊLE
rintestin, tels que la mucine, des débris d^épithélium, des acides gras, des acides biliaires, de Phydrobilirubine, de la cholestérine, de Tindol, du phénol, du scatol, de Texcrétine, etc.
La nature des résidus varie suivant le régime. Parmi les matières qui sont ingérées avec la viande, les substances cornées résistent absolument aux sucs digestifs et passent sans altération dans les fèces. 11 en est de même du tissu jaune élastique et quelquefois de la substance des tendons fortement agrégés.
Les excréments sont souvent riches en matières grasses. Celles-ci peuvent s'y trouver à Tétat neutre, dans le cas où Tingestion de graisse a été abondante. Plus souvent elles y sont contenues à Tétat de savons calcaires, formés par les acides stéarique, palmitique, oléique. Pour isoler ces acides, on commence par enlever, à l'aide de Péther, les matières grasses neutres et la cholestérine ; on reprend ensuite le résidu par un mélange d'alcool et d'élher, additionné d'acide chiorhydrique : les acides gras entrent en dissolution. 11 est à remarquer pourtant que, Poléate de chaux n'étant pas entièrement insoluble dans l'éther, ce liquide extrait une portion de ce sel des excréments, en même temps que les matières grasses neutres*. D'après M. Wegscheider, ces savons calcaires se rencontrent même dans les matières fécales des enfants à la mamelle*.
La nourriture végétale introduit dans le tube digestif des substances peu ou point attaquables par les sucs de l'estomac et de l'intestin. 11 en est ainsi des cellules végétales contenues dans la paille, le son, et qui renferment, indépendamment de la cellulose fortement agrégée, ce qu'on a appelé des matières incrustantes.
On rencontre même dans les matières fécales les cellules moins denses qui existent dans la salade, dans divers légumes, dans les fruits.
La chlorophylle est peu altérée dans son passage à travers le tube intestinal. M. Chautard a pu retirer ce principe des excréments, et a reconnu que la solution donnait, au spectroscope, les bandes caractéristiques qui ont été décrites page 8.
M. Hoppe-Seyler a extrait de la chlorophylle, montrant une