‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 126 sur 452 · SA CONSTITUTION H1ST0L0GIQUE. 27B · texte numérisé non relu

SA CONSTITUTION H1ST0L0GIQUE. 27B

Les observations saivantes de M. Banvier* démontrent l'exislenoe d'une membrane périphérique, sans infirmer d'ailleurs celle d'une trame organique solide dans Fépaisseur des ^bules.

Lorsqu'on met «ne ou deux gouttes d'eau sur le bord de la lamelle ayec laquelle on vient de recouvrir une goutte de sang pour l'examiner au microscope, l'eau pénètre par capillarité entre les deux lames, atteint les globules, les déforme et dissout leur contenu. Lorsque cette action est terminée, on aperçoit une so- Intkm colorée en jaune sur laquelle se détachent des globules ^érîques décolorés. L'enveloppe des globules et les globules eux-mêmes ont donc subi un diangement de forme; en môme temps, la matière colorante a été extravasée. L'alcool étendu (2 p. d'eau pour i- d'alcool à 36°) agit comme l'eau; seulement, dans ce cas, les globules décolorés prennent la forme de vésicules à double contour très net, condition qui accuse l'existence iPane membrane ou couche limitante.

D'après M. Rollet, les globules rouges sont décolorés par racCk» d'étincelles électriques. La matière colorante est extravasée et rougit le sérum ; les stromas restent.

L'urée ajoutée au sang défibriné ramène aussi les globules à la forme sphérique, mais ne les décolore pas (fCôlUker).

Par Faction de la bile, les globules pâlissent d'abord, puis disparaissent tout à coup sans laisser de trace. Cette observatioo intéressante est due à M. Kûhne.

% 115. Globules elliptiques. — Les globules elliptiques des oiseaux, des reptiles et des poissons présentent une forme et une structure particulière. Vus sous le microscope, les globules du sang de grenouille, par exemple, paraissent colorés en jaune pèle et présentent à leur milieu une zone ovalaire légèrement g^ranuleuse, plus claire que le reste. Tous les globules ne présentent pas cet aspect. On en remarque un certain nombre qui ollnetit une teinte jaune beaucoup plus foncée. Ces derniers apparaissent pios étroits et fusiformes : ils sont vus par la tranobe. On peut en conclure que la forme des globules elliptiqnes est celle d'un ovoflde aplati sans dépression centrale.

1. Recherchés mr Ui ékmenit du mng, 4ain la Bibiiothè(p»e des hautes étuâes. Laboratoire d^ histologie et Archives de ji^sioL, tS74,|i. 19$.

Les globules elliptiques du sang de grenouille sont pourvus d'un noyau entouré de granulations. Par l'action de l'eau, ils âe déforment en se gonflant , ensuite ils pâlissent peu à peu ; la matière colorante qu'ils renferment se dissout dans le liquide et les globules restent sous forme de cellules arrondies, incolores, contenant un noyau à bords très nets. Les noyaux, insolubles dans Teau, Talcool, Téther, le chloroforme, les acides organiques, se dissolvent aisément dans la potasse très étendue. Pour les faire apparaître, M. Ranvier ajoute à une goutte de sang de grenouille déposée sur une lame de verre deux ou trois gouttes d'alcool à 36® Cart. étendu de deux parties d'eau, et recouvre le mélange d'une lamelle bordée de paraffine. On voit alors sous le microscope les globules, légèrement gonflés, se décolorer, l'hémoglobine, se dissolvant dans l'alcool faible. Les noyaux, pourvus de nucléoles, deviennent très apparents ^

Par laction du sulfate de rosaniline, le noyau et les granulations prennent une couleur rouge vif et, chose importante, la membrane périphérique se colore elle-même en rouge, tandis que le reste de la substance globulaire est à peine coloré. M. Ranvier conclut de cette expérience importante à l'existence d'une membrane ou couche limitante, entourant les globules elliptiques du sang des batraciens. Cette couche est accusée par un double contour très net, ce qui semble indiquer qu'elle ofl're une certaine épaisseur. Elle est molle et se laisse traverser par les nucléoles dont il a été question plus haut *.

Les recherches de M. Ranvier ont mis hors de doute la nature cellulaire des globules rouges des reptiles : ces globules sont limités par une couche périphérique. A part les noyaux, les hématies discoïdes des mammifères possèdent probablement la même structure, car on peut se demander si les expériences propres à mettre en évidence l'existence du stroma, la congélation en particulier, ne sont pas de nature à détruire la membrane. Si l'on considère le rôle des globules sanguins, leur composition parfaitement distincte de celle du sérum

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